En­vi­ron­ne­ment, mé­téo et na­ture

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Par­lons d’abord de —ÉDITORIAL mé­téo. Quoique, on au­ra beau en par­ler, ça ne chan­ge­ra pas grand-chose. Il pleut, il mouille, sou­hai­tons, comme il est d’usage, bonne fête à la gre­nouille. Mais là, même la gre­nouille a les doigts plis­sés. Elle n’en peut plus. Fau­drait que ça cesse et que la vraie belle sai­son fasse son ap­pa­ri­tion.

Le temps est gris, les vi­sages sont longs, les dis­cus­sions sont ternes.

Croi­sons ces doigts (plis­sés) pour qu’en­fin re­vienne le beau temps. Même qu’au mo­ment où vous li­rez ces lignes, il se peut que Ga­lar­neau ait dé­ci­dé de se poin­ter le rayon. En au­tant que ce soit pour un pe­tit bout de temps.

C’est cor­rect que le ga­zon pousse, mais fau­drait quand même pou­voir l’uti­li­ser pour le baseball, le soc­cer, le flag foot­ball et tous ces autres sports pra­ti­qués sur la sur­face tant ap­pré­ciée.

ET EN MA­TIÈRE

D’EN­VI­RON­NE­MENT

On a par­lé en long et en large de la dé­ci­sion de ce pré­sident amé­ri­cain de ne pas res­pec­ter l’Ac­cord de Pa­ris sur le cli­mat. En fait, de s’en re­ti­rer. De tour­ner le dos au ré­chauf­fe­ment de la pla­nète et de pré­tendre qu’il s’agit d’in­ven­tions. Ici, ça ne ser­vi­ra à rien que je ra­joute mon grain de sel.

Vous avez lu sur le su­jet, vous avez vu les fa­cé­ties de cet in­grat po­li­ti­cien qui re­jette ce que la po­pu­la­tion mon­diale trouve ce qu’il y a de plus in­tel­li­gent. Si bien, que, j’en en­ten­dais par­ler ce ma­tin, des Amé­ri­cains, ou­trés, ont dé­ci­dé que même si leur lea­der, ce­lui pour le­quel ils ont vo­té, ce­lui qu’ils ont élu, se dé­fai­sait de cet en­ga­ge­ment cru­cial, ils ver­raient à res­pec­ter l’Ac­cord. Les grandes en­tre­prises vont al­ler de l’avant. Gold­man Sachs, Walmart, Google, Disney, Tes­la, des en­tre­prises par­mi les plus pres­ti­gieuses chez nos voi­sins du Sud ont dé­ci­dé de s’au­to­fixer des ob­jec­tifs en ma­tière de cli­mat et d’en­vi­ron­ne­ment.

L’an­cien maire de New York, le mil­liar­daire Michael Bloom­berg a dé­ci­dé de mettre la main dans sa poche pour ten­ter d’ai­der le pays à at­teindre les ob­jec­tifs fixés lors de la si­gna­ture de l’en­tente en 2015.

En­core une fois, Trump se re­trouve le nez de­dans. Les grands de ce monde se rendent compte que l’homme n’est pas à sa place. ET TRU­DEAU L’EST

On au­ra beau pen­ser ce qu’on vou­dra de Jus­tin Tru­deau, lui, il pa­raît être bien à sa place. Il est ap­pré­cié, ad­mi­ré et semble prendre des dé­ci­sions que les Ca­na­diens ap­prouvent.

Pen­dant que le pré­sident des États-Unis crache sur la Terre, Jus­tin Tru­deau ren­contre ses ci­toyens à coup de pa­gaies pour par­ler de l’en­vi­ron­ne­ment.

J’ai vu ce vi­déo du pre­mier mi­nistre, en kayak, al­ler à la ren­contre de gens de Nia­ga­ra, alors qu’il dé­am­bu­lait au gré du cou­rant sur la Ri­vière Nia­ga­ra dans le cadre d’une ac­ti­vi­té spé­ciale de la Jour­née in­ter­na­tio­nale de l’en­vi­ron­ne­ment. Jus­tin semble em­bal­lé de sur­fer, mais les ci­toyens ren­con­trés sont aux anges quand ils voient leur lea­der ve­nir à leur ren­contre pour pi­quer une ja­sette en ma­tière de cli­mat et de la san­té de la pla­nète. Je­tez un coup d’oeil. Ça fait du bien de voir un gars de son temps, s’en­tre­te­nir avec ses élec­teurs de ma­nière aus­si sen­sée.

ET LES INON­DA­TIONS

Je reviens sur les inon­da­tions qui se sont pro­duites le mois der­nier dans nos mu­ni­ci­pa­li­tés.

Il y a eu l’eau. Puis l’aide, le bé­né­vo­lat, ces gestes d’al­truisme pour ai­der les si­nis­trés. Il y a eu le mé­nage, la grande cor­vée, les coups de main des amis, de la fa­mille, des bé­né­voles, in­con­nus, mais fiers d’ai­der.

Et ce ven­dre­di, il y a ce concert­bé­né­fice, Inon­dés d’amour, au pro­fit des gens des 10 mu­ni­ci­pa­li­tés qui ont été tou­chés par les aléas de la na­ture. Ça se passe à Rigaud, au parc Char­tierde-Lot­bi­nière. De nom­breux ar­tistes, qui vien­dront en­cou­ra­ger les gens à se re­le­ver, qui ai­de­ront à amas­ser en­core plus de fonds pour ve­nir en aide. Re­cons­truire, ré­no­ver, se re­le­ver. Il n’y a pas de coût d’en­trée pour le spec­tacle, les dons sont ce­pen­dant for­te­ment sug­gé­rés. Chaque dol­lar ré­col­té ira à l’aide aux si­nis­trés.

Des gens ont per­du beau­coup lors de ce mau­vais coup de la na­ture. Re­le­vons nos manches une fois de plus pour leur don­ner un coup de pouce. Cer­tains ont eu les pieds dans l’eau pen­dant des se­maines, des mois.

Eux aus­si ils ont les doigts plis­sés et ils ont en­fin hâte de voir le so­leil poindre et leur of­frir un peu de ré­pit.

— YA­NICK MI­CHAUD

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.