Voya­ger à tra­vers les pages de vos bou­quins

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Cet été, je vous l’ai dit, —ÉDI­TO­RIAL les va­cances vont se dé­rou­ler en grande par­tie aux abords d’une pis­cine, dans un ha­mac, une li­mo­nade fraîche à por­tée de main.

Mais aus­si, sur la table, de nom­breux livres pour voya­ger dans l’ima­gi­naire de quelques-uns des meilleurs écri­vains. En sou­hai­tant du beau temps, je suis per­sua­dé de trou­ver des en­droits fa­bu­leux ou er­rer dans les pages des ro­mans ou em­prun­tés, ou dé­jà en ma pos­ses­sion, que j’avais mis sur une trop longue liste d’at­tente.

Par­mi les sug­ges­tions re­çues dans les der­niers jours, no­tons-en quel­que­sunes fort in­té­res­santes qui tombent dans mes cordes.

Ain­si, une amie m’a par­lé d’un au­teur de po­li­ciers dont j’igno­rais le nom. Un écri­vain fran­çais, Jean-Claude Iz­zo, qui a écrit des di­zaines de ro­mans, dont une tri­lo­gie par­ti­cu­liè­re­ment ex­cep­tion­nelle, s’il faut en croire Ra­chel. La tri­lo­gie mar­seillaise qui s’amorce avec To­tal Khéops écrit en 1995. La suite en deux tomes est Chour­mo pour le pre­mier et So­lea pour l’autre.

« Je ne trou­vais pas So­lea après avoir dé­vo­ré les deux pre­miers. Je ne dor­mais plus. Ce n’est pas une blague », m’a ex­pli­qué ma ca­ma­rade, dé­vo­reuse de livres, pour me convaincre de me pro­cu­rer ces bou­quins.

Elle n’au­rait pas eu be­soin d’in­sis­ter. Juste de me men­tion­ner qu’elle avait ai­mé, et j’étais ven­du.

Je vais donc me pro­me­ner dans les rues de Mar­seille cet été.

Puis­qu’on parle de tri­lo­gie, il y a l’épouse qui m’a sug­gé­ré autre chose. Qui me plaît bien éga­le­ment.

Une au­teure de la ré­gion, Ju­dith Ban­non. La jeune femme est pro­li­fique et a ima­gi­né une sé­rie, aux re­lents po­li­ciers, et aux par­fums de charme. Sus­pense et éro­tisme, di­sons-le ain­si. Ça s’ap­pelle, @se­duc­tion, #at­trac­tion et liai­son.com. Bien hâte de m’y plon­ger avant de pi­quer une tête dans la pis­cine pour me ra­fraî­chir les idées. Je vous en re­parle.

UN PEU D’HIS­TOIRE

Je vais aus­si me sor­tir de ma zone de confort et es­sayer autre chose que les po­lars, po­li­ciers et ro­mans noirs.

Une sug­ges­tion d’une col­lègue, La femme qui fuit, d’une au­teure qué­bé­coise, re­tra­çant les grandes lignes de la vie d’une grande Qué­bé­coise. Il semble qu’Anaïs Bar­beau-La­va­lette, nous en­traîne dans une his­toire pal­pi­tante, celle de sa grand-mère, Su­zanne, qu’elle n’a pas connue.

Elle a fait une en­quête et nous fait part de ses éton­nantes dé­cou­vertes.

À lire bien­tôt.

ET DES NOU­VELLES

Je suis un ama­teur de nou­velles lit­té­raires et quelques per­sonnes m’ont par­lé des re­cueils, Crimes à la bi­blio­thèque et Crimes à la li­brai­rie.

J’avais dé­jà dé­vo­ré ces deux livres qué­bé­cois. Et je suis en at­tente de Crimes au mu­sée, un nou­vel opus de cette sé­rie, si­gné cette fois par des femmes, des Qué­bé­coises et des Fran­çaises et qui de­vrait at­teindre les pré­sen­toirs d’ici les pro­chains mois au Qué­bec. Ce se­ra une lec­ture au­tom­nale en ce qui me concerne.

Mais je suis quand même à la re­cherche de re­cueils de nou­velles. J’ar­pente les al­lées de la bi­blio­thèque, en quête des meilleures en­quêtes se dé­nouant en un coup de théâtre.

J’adore.

UN CONCOURS

Si bien que j’en ai com­po­sé une ré­cem­ment. Une belle nou­velle po­li­cière que j’ai pré­sen­tée à un concours lit­té­raire. J’avais dé­jà par­ti­ci­pé à ce concours il y a quelques an­nées, mais ré­cem­ment, je man­quais de temps pour le faire à nou­veau. Cette an­née, j’ai pris sur moi de me consa­crer du temps pour pondre cette courte his­toire et de l’en­voyer au ju­ry.

Gagne ou perd, je suis heu­reux de l’avoir fait. Ça com­men­çait à da­ter. Je sais que je peux, lorsque je me donne le temps, créer des per­son­nages que j’aime, une his­toire tor­due et un dé­noue­ment in­at­ten­du. L’ef­fet que ça fait. C’est gé­nial. Je me croise les doigts, c’est main­te­nant aux juges de dé­ci­der si mon his­toire va­lait la peine d’être lue. En tous cas, elle va­lait la peine d’être écrite. Et j’en suis fier.

Sur ce, je vous sou­haite un ex­cellent dé­but d’été. En au­tant que la tem­pé­ra­ture se mette de notre cô­té.

Soyez pru­dents dans vos dé­pla­ce­ments et pro­fi­tez de votre en­tou­rage, du temps que vous avez.

On prend des va­cances et nous sommes de re­tour fin juillet.

YANICK MI­CHAUD

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