La com­mu­nau­té sa­lue l’ab­bé Ber­ge­ron

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

La messe du 30 juillet —COM­MU­NAU­TÉ mar­quait la clô­ture du mi­nis­tère de Nor­mand Ber­ge­ron à la pa­roisse SaintMi­chel. De­puis plu­sieurs mois dé­jà, il par­ta­geait son temps entre cette pa­roisse de Vaudreuil-Do­rion, et la pa­roisse Sain­teCé­cile de Sa­la­ber­ry-de-Val­ley­field. De­puis le 1er août, l’ab­bé Ber­ge­ron est of­fi­ciel­le­ment de­ve­nu le cu­ré de la pa­roisse cam­pi­val­len­cienne.

LA NA­TURE HU­MAINE

De­puis qu’il a été ap­pro­ché par Mon­sei­gneur Noël Si­mard pour de­ve­nir cu­ré de la pa­roisse Sainte-Cécile, Nor­mand Ber­ge­ron sa­vait que le mo­ment de dire au re­voir à ses pa­rois­siens al­lait in­du­bi­ta­ble­ment ar­ri­ver.

Au fil des se­maines et des mois, il a tout mis en oeuvre pour s’y pré­pa­rer. Tou­te­fois, plus cette ul­time cé­lé­bra­tion ap­pro­chait, plus les émo­tions étaient pal­pables. « Vous sa­vez, la na­ture hu­maine est pleine de mys­tère! Bien qu’au ni­veau in­tel­lec­tuel, mo­ral et psy­cho­lo­gique, j’avais fait la meilleure des pré­pa­ra­tions, la der­nière se­maine a été très dif­fi­cile au ni­veau émo­tif. Je voyais ar­ri­ver le compte à re­bours de la fin. Et voi­là que la charge émo­tive de tant d’ex­pé­riences vé­cues dans ce mi­lieu m’a rat­tra­pée. Ça a été as­sez in­tense pour moi », ad­met le sym­pa­thique cu­ré.

ÉVENTAILS D’ÉMO­TIONS

La messe du 30 juillet était à l’image de ce­lui qui a mar­qué la com­mu­nau­té par son hu­ma­ni­té, son ou­ver­ture et sa per­son­na­li­té rayon­nante du­rant 15 an­nées; ras­sem­bleuse et cha­leu­reuse.

Ac­com­pa­gné de son équipe et de l’ab­bé Richard Wal­lot, Nor­mand Ber­ge­ron s’est adres­sé à la foule en in­sis­tant sur sa vi­sion d’une église hu­maine et proche de la com­mu­nau­té.

De nom­breux mo­ments d’émo­tions ont ponc­tué cette messe. D’abord, l’ab­bé Ber­ge­ron s’est dit tout par­ti­cu­liè­re­ment tou­ché par la cho­rale d’en­fants qui a in­ter­pré­té la chan­son On écrit sur les murs . « Je suis tou­jours tel­le­ment heu­reux de voir réunies dans une église toutes les gé­né­ra­tions », a-t-il ex­pri­mé.

Les membres de l’équipe pas­to­rale ont éga­le­ment of­fert des ca­deaux sym­bo­liques au cu­ré. Ils ont entre autres fait re­lier dans un re­cueil les dif­fé­rents textes que l’ab­bé a choi­si de dif­fu­ser dans les feuillets au fil du temps. « J’ai trou­vé que c’était une très belle at­ten­tion », a-t-il dit. Tou­te­fois, un mo­ment par­ti­cu­lier a consti­tué le sou­ve­nir le plus char­gé d’émo­tions pour Nor­mand Ber­ge­ron; le rite de l’en­voi. Lors de cette cé­ré­mo­nie, l’équipe pas­to­rale a of­fert un grand bâ­ton à l’ab­bé, sym­bole que la com­mu­nau­té le laisse par­tir. « Ce geste-là, pour moi, était par­ti­cu­lier. Ce geste si­gni­fie que la com­mu­nau­té sait que c’est un pas dif­fi­cile pour moi et pour eux-mêmes, mais qu’elle me laisse al­ler re­le­ver ces nou­veaux dé­fis », ex­plique-t-il.

Après avoir re­çu ce ca­deau sym­bo­lique, l’ab­bé a fran­chi l’al­lée cen­trale vers l’ex­té­rieur, seul, sa­luant les gens pré­sents au pas­sage. Un mo­ment d’émo­tions qui res­te­ra gra­vé dans la mé­moire des pa­rois­siens.

« Je ne pen­sais pas qu’on pou­vait au­tant mar­quer une com­mu­nau­té. J’étais très sur­pris par l’élan de re­con­nais­sance lors de la messe. Mon mes­sage est un mer­ci pro­fond de m’avoir ai­dé à me réa­li­ser comme prêtre et à être heu­reux dans cette vo­ca­tion. Je n’ai que de la gra­ti­tude à ex­pri­mer », sou­ligne-t-il.

LAIS­SER SA MARQUE

Conscient de son em­preinte dans la com­mu­nau­té de la pa­roisse Saint-Mi­chel, Nor­mand Ber­ge­ron de­meure confiant que les ac­teurs lo­caux gar­de­ront bien vi­vant l’es­prit d’ou­ver­ture qui ca­rac­té­rise la pa­roisse. « Tout ce que je sou­haite, c’est que la force de cette com­mu­nau­té, ses partenariats et le cha­risme des dif­fé­rentes per­sonnes puissent con­ti­nuer à suivre le même che­min.J’ai­don­néà­cet­te­com­mu­nau­té­mon éner­gie et mon être, mais il y a tel­le­ment de belles réa­li­tés dans ce mi­lieu et je sou­haite que ça se pour­suive », a-t-il lais­sé en­tendre.

Le 30 juillet, plus de

450 per­sonnes se sont ren­dues à l’Église Très-Sainte-Tri­ni­té de Vaudreuil-Do­rion, à l’oc­ca­sion de la der­nière messe du cu­ré Nor­mand Ber­ge­ron dans la pa­roisse.

UN NOU­VEAU CHA­PITRE

Après quelques jours de va­cances, l’ab­bé Ber­ge­ron com­men­ce­ra son nou­veau mi­nis­tère à la pa­roisse Sainte-Cécile de Sa­la­ber­ry-de-Val­ley­field.

Il se dit prêt à re­le­ver ces dé­fis et en­thou­siaste à l’idée de s’im­pré­gner du mi­lieu et du po­ten­tiel de ses nou­veaux pa­rois­siens.

« Mon­sei­gneur Si­mard m’a dit il y a plus d’un an qu’il ai­me­rait voir à la ca­thé­drale une église ou­verte, une mai­son ac­cueillante où cha­cun a sa place. Il vou­lait y voir un lieu d’art, de mu­sique, de culture et de prières. C’est ce que je sou­haite aus­si; créer une com­mu­nau­té hu­maine et pro­fonde. Et pour ce faire, je m’ins­pi­re­rai des belles réa­li­tés vé­cues ici », conclut-il.

PHOTO VI­VA MÉ­DIA

Sous la di­rec­tion de Vé­ro­nique Rous­sel, des en­fants ont in­ter­pré­té la chan­son On écrit sur les murs.

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Plu­sieurs pa­rois­siens ont pro­fi­té de l’oc­ca­sion pour sa­luer per­son­nel­le­ment le sym­pa­thique cu­ré.

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L’ab­bé Ber­ge­ron a entre autres in­ter­pré­té une chan­son qu’il a lui-même com­po­sée; Le rouet de ma vie.

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