Y’avait du monde à messe di­manche

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Moi j’ai le coeur en plein —ÉDI­TO­RIAL

Dé­cembre.

L’ami Nor­mand s’en est al­lé En em­por­tant ses chan­sons tendres Et son pas­sé. *

Di­manche, près de 500 pa­rois­siens s’étaient en­tas­sés dans l’église TrèsSainte-Tri­ni­té pour as­sis­ter à la der­nière cé­ré­mo­nie pré­si­dée par notre cu­ré Nor­mand Ber­ge­ron.

Nous étions nom­breux à vou­loir lui dire mer­ci. Lui dire à quel point il compte pour nous. Et que son dé­part nous at­triste. Il y a eu des ovations, des mo­ments de rire, de joie, mais il y aus­si eu les larmes de ceux qui ne veulent pas voir l’un des leurs par­tir.

Nor­mand a été mu­té à Val­ley­field, où il a ac­cep­té la mis­sion de re­vam­per la pa­roisse. Ra­me­ner des gens à la ca­thé­drale. Et pour ça, il a le don. C’est pour ça qu’on nous a vo­lé notre bon cu­ré. Mais ça ne sert à rien de re­ve­nir sur le pas­sé. Il faut al­ler de l’avant. Sou­hai­ter bonne chance à Nor­mand dans ses fonc­tions, et aus­si à ceux qui vont oc­cu­per d’im­por­tantes tâches ici, dans Vaudreuil-Do­rion, la ma­gni­fique pa­roisse Saint-Mi­chel.

UN HU­MAIN AP­PRÉ­CIÉ

Nor­mand est un homme d’ex­cep­tion. Un ras­sem­bleur. Avez-vous sou­vent as­sis­té à des messes au cours de la­quelle le cu­ré re­çoit une ova­tion de­bout? Et ce n’est pas parce que c’était sa der­nière. Il a sou­vent vu les gens l’ap­plau­dir, le sa­luer chau­de­ment. Il aime ce qu’il fait et il trans­met sa pas­sion, et la bonne nou­velle en fai­sant rire les gens. En les fai­sant s’ai­mer entre eux.

Bra­vo Nor­mand pour ces quinze an­nées chez nous, chez vous. Quinze an­nées qui ont pas­sé trop vite.

Mer­ci d’avoir bap­ti­sé mes loups, d’avoir fait confiance à l’Épouse pour qu’elle de­vienne l’or­ga­niste de la pa­roisse. Tes bonnes pa­roles s’en vont tout droit dans mon coeur et je les conserve.

Même si j’ai eu la gorge nouée lors de notre ren­contre, il n’en de­meure pas moins que je vou­lais te dire à quel point tu es ap­pré­cié.

Mer­ci.

Et sache que ce sen­ti­ment est par­ta­gé par des mil­liers d’ouailles qui n’ont pas eu l’oc­ca­sion de te le dire, mais qui n’en pensent pas moins.

Tu vas nous man­quer, mais tu n’es pas loin. La vie se pour­suit et on va sû­re­ment se croi­ser et avoir l’oc­ca­sion de ri­go­ler en­core un peu. DES VA­CANCES AGRÉABLES

Si­non, je re­viens de va­cances. Et comme chaque an­née, elles sont trop courtes. Mais c’est le lot de tout le monde. Nous ai­mons pro­fi­ter de ces jour­nées d’été pour pra­ti­quer le far­niente.

Et cette an­née, je l’ai fait. Pas de long voyage, pas de plans à long terme. Juste du re­pos, de la pis­cine, de la lec­ture, des bois­sons fraîches.

Oui, j’ai lu.

J’en avais par­lé avant de quit­ter pour ces deux se­maines de re­pos bien mé­ri­té. Et j’ai eu le plai­sir de dé­cou­vrir l’au­teur Camille Bou­chard. Un Qué­bé­cois. Qui a beau­coup voya­gé. Comme son per­son­nage de Lu­cien Du­buc.

J’ai bien ri­go­lé. Même si le su­jet est un peu, beau­coup, pro­fond, Bou­chard nous amène à des en­droits qui font ré­flé­chir. Ce que j’ai ai­mé, c’est la re­cherche que l’au­teur s’est ta­pée. S’il parle d’un su­jet, c’est qu’il le connaît. On se trans­porte en Afrique, dans la jungle Co­lom­bienne, dans les bi­don­villes. On se croi­rait en­va­hi de mil­liards de sau­te­relles, ou à bord d’un hé­li­co­ptère amé­ri­cain.

J’ai ado­ré L’Agence Ka­von­go et je vous le re­com­mande chau­de­ment.

Vous al­lez cra­quer pour Ma­ma­dou et Ho­no­rine. Deux per­son­nages hauts en cou­leur, c’est peu de le dire.

Si­non, j’ai lu quelques autres nou­velles po­li­cières et j’ai tra­vaillé sur mes propres nou­velles.

Les su­jets et autres ins­pi­ra­tions ne manquent pas. Juste dans la ré­gion, il se passe des choses qui peuvent ali­men­ter des pages et des pages de ro­mans, de bou­quins, de re­cueils.

Pro­mis, je vous donne des nou­velles très bien­tôt.

NOYADE ET RÉ­PONSE LA­CO­NIQUE Par­lant de su­jets chauds et cho­quants, cette noyade à Pointe-des-Cas­cades. La tra­gé­die, c’est quelque chose, mais la ré­ponse éva­sive, la­co­nique et sans grand sens du mi­nis­tère, c’est scan­da­leux. Ils ont pris une se­maine pour émettre ce com­men­taire qui n’ap­porte pas de so­lu­tions. Li­sez en page 7.

YA­NICK MI­CHAUD

* Pa­roles li­bre­ment ins­pi­rées de la chan­son Les gens sans im­por­tance d’Yves Du­teil. Il s’agit de l’une des pré­fé­rées de Nor­mand Ber­ge­ron. Mais je n’ai pas de mé­rite, c’est Vé­ro­nique qui me l’a dit. L’épouse et Nor­mand sont des fé­rus de mu­sique et ils par­tagent cette pas­sion de­puis plu­sieurs an­nées.

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