Être les yeux et les oreilles des ré­si­dents

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

— D’abord, il convient de pré­ci­ser

SAN­TÉ qu’un co­mi­té de ré­si­dents, lors­qu’il est ques­tion d’un CHSLD, par exemple, est char­gé d’une mis­sion lo­cale. Un co­mi­té d’usa­gers, par contre, a une vo­ca­tion ré­gio­nale. « Et nous ne sommes pas non plus liés à la Fon­da­tion du CHSLD », pré­cise Li­liane Ca­dieux, membre du co­mi­té. C’est le gou­ver­ne­ment du Qué­bec qui a im­po­sé, il y a quelques an­nées, que de tels co­mi­tés voient le jour dans les ins­ti­tu­tions de san­té.

Le Co­mi­té des ré­si­dents est char­gé de ren­sei­gner les usa­gers sur leurs droits et obli­ga­tions et aus­si de faire la pro­mo­tion de l’amé­lio­ra­tion de la qua­li­té des condi­tions de vie des usa­gers à l’égard des ser­vices ob­te­nus de l’éta­blis­se­ment. « Nous de­vons aus­si dé­fendre les droits et les in­té­rêts col­lec­tifs ou in­di­vi­duels des usa­gers », ajoute Irene Ko­nec­ny, pré­si­dente du co­mi­té. Les ré­si­dents peuvent ache­mi­ner des plaintes ou des de­mandes aux membres de ce co­mi­té, par écrit, par té­lé­phone ou cour­riel. « Les fa­milles des ré­si­dents peuvent aus­si faire cette dé­marche au­près de nos membres, fait re­mar­quer Gi­nette La­vio­lette, se­cré­taire du co­mi­té. Nous sommes les yeux et les oreilles des ré­si­dents. Ils nous disent ce qu’ils aiment ou ce qu’ils n’aiment pas », dit-elle.

Les ré­si­dents du CHSLD de Ri­gaud, au nombre de 60, sont des per­sonnes se­miau­to­nomes ou non au­to­nomes, aux prises avec une dé­fi­cience cog­ni­tive ou sont à mo­bi­li­té ré­duite. « Pour la plu­part des ré­si­dents, on parle ce cas lourds », men­tionne Gi­nette La­vio­lette. Les ré­si­dents sont d’abord éva­lués par des tra­vailleurs so­ciaux afin de dé­ter­mi­ner où ils se­ront en­voyés. DE QUOI SE PLAINT-ON?

Jus­qu’à il y a en­core deux mois, c’était à pro­pos de la nour­ri­ture que l’on se plai­gnait le plus au CHSLD de Ri­gaud. Des cri­tères comme une nour­ri­ture moins bonne et un manque de va­rié­té re­ve­naient le plus sou­vent. « Mais main­te­nant, les choses vont beau­coup mieux à ce cha­pitre, en­fin, di­sons que c’est mieux que c’était, af­firme Li­liane Ca­dieux. Il ne faut pas ou­blier que les gens sont ha­bi­tués à la bouffe de leur foyer. Ici, on suit des règles re­liées à la san­té, moins de sel, de gras et de sucre. Autre manque? « Il fau­drait des psy­cho­logues, des phy­sio­thé­ra­peutes. Il manque de per­son­nel », in­dique Irene Ko­nec­ny. Se­lon le co­mi­té, il y a le sa­lon de coif­fure qui doit être mis à jour, il est désuet étant in­ac­ces­sible au plus gros fau­teuil rou­lant, no­tam­ment. Un garde-fou doit être ins­tal­lé, éga­le­ment. « La rampe d’ac­cès a été améliorée et beau­coup de choses ont été faites de­puis que le co­mi­té fait des re­ven­di­ca­tions, tou­jours à la de­mande des usa­gers ou des fa­milles », énonce Irene Ko­nec­ny. Tou­te­fois cette der­nière s’in­quiète à pro­pos de la ru­meur qui veut que dans cer­tains centres, la chambre de ré­pit pour les proches ai­dants soit abo­lie. « Et nous avons de­man­dé qu’un bu­reau per­ma­nent soit al­loué au co­mi­té. Ce­la per­met­trait une per­ma­nence plus grande au CHSLD de nos membres avec une ligne té­lé­pho­nique et tout », évoque Gi­nette La­vio­lette. « Des per­sonnes se sen­ti­raient sans doute plus à l’aise s’ils pou­vaient se confier à l’un de nos membres en pri­vé », s’em­presse d’ajou­ter Jean-Guy Fau­bert, au membre du co­mi­té.

Quant aux ca­mé­ras dans les chambres, le pro­jet est ef­fec­tif de­puis le 7 mars, mais ce sont les fa­milles qui doivent de­man­der et payer pour les ca­mé­ras.

Le Co­mi­té des ré­si­dents du CHSLD de Ri­gaud, comme tout co­mi­té du genre, est de­ve­nu une né­ces­si­té.

Nous de­vons aus­si dé­fendre les droits et les

in­té­rêts col­lec­tifs ou in­di­vi­duels des usa­gers.

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