Ac­cès à un mé­de­cin de fa­mille : Vau­dreuil-Soulanges s’en tire mieux que les autres

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Les Vau­dreuil-Sou­lan­geois —SAN­TÉ re­pré­sentent donc seule­ment 0, 01 %, des pa­tents qui at­tendent pour un mé­de­cin de fa­mille. Il faut at­tendre en moyenne 157 jours pour avoir ac­cès à un mé­de­cin de fa­mille. Dans toute la Mon­té­ré­gie, la moyenne est de 314 jours.

Dans Vau­dreuil-Soulanges, il en prend 46 jours pour un cas urgent (cote A pour les can­cers et soins pal­lia­tifs), 135 pour un cas pres­sant (cote B), 162 jours pour un cas prio­ri­taire (cote C), 204 jours pour un cas im­por­tant (cote D) et 237 jours pour un cas simple (cote E pour les per­sonnes n’ayant au­cun pro­blème de san­té connu), avant de bé­né­fi­cier des ser­vices d’un mé­de­cin de fa­mille. « Le gui­chet d’ac­cès va bien dans Vau­dreuil-Do­rion, de dire fiè­re­ment Jade St-Jean, porte-pa­role du CISSSMO. Chaque per­sonne peut s’ins­crire », ajou­tet-elle. Elle pré­cise qu’au cours des der­niers mois, on a vu une grande mo­bi­li­sa­tion de mé­de­cins pour une plus grande prise en charge. « D’ici l’au­tomne, Vau­dreuilSou­langes ac­cueille­ra six nou­veaux mé­de­cins. Le gui­chet d’ac­cès va donc se vi­der as­sez ra­pi­de­ment », ré­vèle Jade St-Jean. La cli­nique mé­di­cale des Trois-Lacs qui em­mé­na­ge­ra dans une toute nou­velle bâ­tisse sou­haite ac­cueillir 8 000 pa­tients de plus soit 20 000 une fois qu’elle se­ra mise en ser­vice.

Même si Vau­dreuil-Soulanges s’en tire re­la­ti­ve­ment bien si on la com­pare aux autres MRC de la Mon­té­ré­gie, il n’en reste pas moins qu’en dé­cembre der­nier, Gaé­tan Bar­rette a pro­mis qu’à Pâques 2018, il n’y au­rait plus au­cun pa­tient sur la liste d’at­tente pour se trou­ver un mé­de­cin de fa­mille.

Si on compte 78 280 per­sonnes ins­crites au gui­chet d’ac­cès, au to­tal, on parle de 323 326 pa­tients or­phe­lins dans la ré­gion. Pen­dant ce temps, à Beau­har­nois, la Coop de san­té est à la re­cherche de… pa­tients. De fait, la si­tua­tion est si cri­tique que cette cli­nique pour­rait fer­mer ses portes s’il n’y a pas plus de pa­tients qui se ma­ni­festent. C’est le monde à l’en­vers.

On compte 1164 per­sonnes ins­crites au gui­chet d’ac­cès à un mé­de­cin de fa­mille dans la ré­gion de Vau­dreuil-Soulanges. On en compte 78 280 dans toute la Mon­té­ré­gie ins­crites sur la liste. D’autres hô­pi­taux, au Qué­bec, en date du 30 avril, pré­sentent un taux d’oc­cu­pa­tion plus éle­vé que l’hô­pi­tal

du Su­roît.

TAUX D’OC­CU­PA­TION

Par ailleurs, même s’il de­meure le plus oc­cu­pé de la ré­gion, l’hô­pi­tal du Su­roît a consi­dé­ra­ble­ment amé­lio­ré le temps d’at­tente en ma­tière du taux d’oc­cu­pa­tion des ci­vières avec 132 %. On se sou­vien­dra qu’en jan­vier, il était de 195 % et main­te­nait l’ins­ti­tu­tion au pre­mier rang à ce cha­pitre au Qué­bec. Le taux d’oc­cu­pa­tion avait même at­teint 277 % quelques se­maines au­pa­ra­vant. D’autres hô­pi­taux, au Qué­bec, en date du 30 avril, pré­sentent un taux d’oc­cu­pa­tion plus éle­vé que l’hô­pi­tal du Su­roît. On parle ici du nombre de pa­tients sur ci­vière pour plus de 24 et 48 heures.

« Au cours du der­nier hi­ver, on a été té­moin d’un acha­lan­dage ex­cep­tion­nel et on a tra­vaillé très fort pour amé­lio­rer la si­tua­tion. Nous avons ou­vert des uni­tés de dé­bor­de­ment, entre autres choses. Nous avons été aus­si confron­tés à une autre pro­blé­ma­tique soit la cou­ver­ture mé­di­cale. Nous avons dû com­po­ser avec le dé­part de mé­de­cins au cours de la der­nière an­née. Nous avons ap­pe­lé des mé­de­cins dé­pan­neurs. Avec de nou­veaux mé­de­cins, cet été, les choses de­vraient s’amé­lio­rer », pré­cise Jade St-Jean.

STÉ­PHANE FORTIER

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