Pa­trick Di Frus­cia plantera 1 mil­lion d’arbres

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Pa­trick Di Frus­cia, —EN­VI­RON­NE­MENT ori­gi­naire de Saint-La­zare, s’est pro­me­né à tra­vers le monde et il a pu ob­ser­ver la na­ture à son gré puis­qu’il l’a fixée plus d’une fois dans son ob­jec­tif. Ses pho­tos ont fait l’ob­jet de pu­bli­ca­tions no­tam­ment dans Time ma­ga­zine, Rea­der’s Di­gest ,et autres comme le Wall Street Jour­nal. Ses oeuvres ont aus­si ex­po­sées au Smith­so­nian Na­tio­nal Mu­seum of Na­tu­ral His­to­ry et il a même ex­po­sé au pres­ti­gieux Cae­sars Pa­lace à Las Ve­gas.

Dans ses ob­ser­va­tions, il a consta­té que la dé­fo­res­ta­tion a fait beau­coup de ra­vages dans cer­tains pays. « Je me consi­dère très chan­ceux d’avoir trou­vé ce qui me fait me sen­tir vi­vant. Ma pas­sion pour la pho­to­gra­phie de la na­ture m’a per­mis de voya­ger dans cer­tains des en­droits les plus in­croyables du monde, d’avoir des ex­pé­riences de vie in­croyables, d’ex­pri­mer ma créa­ti­vi­té et de ren­con­trer des gens ex­tra­or­di­naires en cours de route. Mais j’avais tou­jours ce sen­ti­ment pro­fond que je ne fai­sais pas as­sez, ne re­don­nais pas as­sez », men­tionne-t-il d’en­trée de jeu.

Un jour Pa­trick Di Frus­cia a en­ten­du un homme dire quelque chose qui a l’a vrai­ment al­lu­mé. Il faut tou­jours lais­ser un en­droit mieux que vous l’avez trou­vé. « Ces mots m’ont ame­né à ré­flé­chir. Si de­main était mon der­nier jour sur cette mer­veilleuse pla­nète, au­rais-je ren­du ce monde meilleur? Et, peu im­porte comment je l’ai re­gar­dé, je me di­sais, je sais que je pour­rais faire beau­coup mieux. Oui, je crée, par­tage la beau­té de notre pla­nète, mais dans quel but exac­te­ment? Est-ce que tout ce­la est stric­te­ment di­ri­gé par l’égo? », se de­mande Pa­trick Di Frus­cia. Re­don­ner à la na­ture, c’est le cré­do qu’a adop­té Pa­trick Di Frus­cia. Au to­tal, il en­tend faire plan­ter pas moins d’un mil­lion d’arbres dans des pays les plus ra­va­gés par la dé­fo­res­ta­tion tels Ma­ga­das­car, le Né­pal, l’Éthio­pie, Haï­ti et l’In­do­né­sie. D’ailleurs, il s’y rend au cours des pro­chains jours pour son tra­vail, mais aus­si pour voir comment l’or­ga­nisme Eden Re­fo­res­tra­tion pro­ject pro­cède pour plan­ter des arbres.

« Être ca­pable de prendre des cli­chés d’en­droits in­croyables est une chose, mais re­don­ner et faire une dif­fé­rence dans notre monde et dans la vie des gens est in­es­ti­mable. Je de­vais trou­ver un moyen de com­bi­ner toutes mes pas­sions, les com­bi­ner de ma­nière à ce que ce­la fasse vrai­ment la dif­fé­rence. J’ai fixé mes ob­jec­tifs pour ins­pi­rer les autres à main­te­nir une at­ti­tude po­si­tive en­vers la vie, et de les rendre conscients de la beau­té de notre pla­nète. C’est pour cette rai­son que j’ai dé­ci­dé de créer Give Back to Na­ture .Le pro­jet a pour pre­mier ob­jec­tif de plan­ter un mil­lion d’arbres dans les pays en dé­ve­lop­pe­ment, d’ai­der ain­si les villages et les com­mu­nau­tés et de re­cons­truire les pay­sages na­tu­rels dé­truits par la dé­fo­res­ta­tion. J’ai tra­vaillé très dur pour mettre en place ce pro­jet qui me tient à coeur. Je crois sin­cè­re­ment qu’en­semble nous pou­vons faire la dif­fé­rence et lais­ser ce monde meilleur. Ce n’est pas le tra­vail d’une seule brique qui construit des royaumes, mais plu­tôt la fa­çon dont ils se tiennent tous en­semble qui le rend pos­sible », d’ex­pli­quer Pa­trick Di Frus­cia. Notre ar­tiste a donc conçu un lo­go et créé un site pour amas­ser des fonds. Pa­trick Di Frus­cia s’est ins­pi­ré de l’or­ga­ni­sa­tion Ten Tree qui vend des items sur le Web et uti­lise les pro­fits pour plan­ter des arbres. Se­lon ce qui est ven­du, un nombre d’arbres dé­ter­mi­né est plan­té. « Sur mon site Give back to na­ture je peux vendre des tasses, des Tee-Shirts, des cous­sins et se­lon le prix, par exemple pour un T-Shirt ar­bo­rant le lo­go de Give back to na­ture, avec l’ar­gent ré­col­té, on peut plan­ter entre 20 et 70 arbres. « Je donne 50 % de mes pro­fits pour les arbres, le reste va pour faire rou­ler le pro­jet. Je ne fais pas un sou avec cette ini­tia­tive. Et en plus, en plan­tant des arbres, ce­la contri­bue à créer des em­plois dans ces pays. Pas moins de 167 jours de tra­vail ont été créés de­puis le 28 mars grâce Give back to na­ture et près de 17 000 arbres ont été plan­tés », ré­vèle Pa­trick Di Frus­cia. Pré­ci­sons qu’il en coûte en gé­né­ral 10 cents amé­ri­cains pour plan­ter un arbre.

Toute per­sonne sen­si­bi­li­sée par la pro­tec­tion de la na­ture peut se rendre sur le site www.gi­ve­back­to­na­ture.com.

— STÉ­PHANE FOR­TIER

Re­con­nu in­ter­na­tio­na­le­ment comme pho­to­graphe pro­fes­sion­nel du pay­sage et de la na­ture, Pa­trick Di Frus­cia se cher­chait une cause qui lui per­met­trait de re­don­ner dans la com­mu­nau­té les bien­faits dont il a pu bé­né­fi­cier dans sa vie jus­qu’à pré­sent.

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