Le cou­pe­ret tombe au Col­lège Sta­nis­las

L'Express d'Outremont - - ACTUALITÉS - FRÉ­DÉ­RIC LACROIX-COUTURE frederic.lacroix-couture@tc.tc

En pleine né­go­cia­tion pour le re­nou­vel­le­ment de leur conven­tion col­lec­tive, les 30 em­ployés de sou­tien du Col­lège Sta­nis­las ont été li­cen­ciés pour être rem­pla­cés par des sous-trai­tants.

Le per­son­nel res­pon­sable de l’en­tre­tien de l’éta­blis­se­ment sco­laire d’Ou­tre­mont a été congé­dié col­lec­ti­ve­ment par lettre d’huis­sier, le 28 juin.

« Le monde est ab­so­lu­ment dé­goû­té. C’est odieux. Leur geste est sau­vage à l’égard de leurs em­ployés qui leur ont été fi­dèles. Au­jourd’hui, ils n’ont au­cune re­con­nais­sance », dé­nonce le pré­sident du Syn­di­cat des em­ployés de sou­tien du col­lège (CSN), Jean La­cour­sière, qui dé­plore aus­si l’an­nu­la­tion im­mé­diate des as­su­rances.

La pos­si­bi­li­té de contes­ter ces mises à pieds, no­tam­ment par la voie des tri­bu­naux, est à l’étude.

En né­go­cia­tion de­puis plu­sieurs mois, les membres syn­di­qués du col­lège de l’avenue Dol­lard avaient vo­té à 89 % en fa­veur d’un man­dat de grève gé­né­rale illi­mi­tée, à la fin du mois de juin.

Au même mo­ment, l’offre pa­tro­nale avait été re­je­tée à 100 % après une der­nière ren­contre de­vant le conci­lia­teur.

Se­lon le syn­di­cat, l’em­ployeur pro­po­sait plu­sieurs re­culs en ma­tière de sa­laire, d’as­su­rance et d’ho­raire, en plus de ne pas vou­loir bo­ni­fier la clause in­ter­di­sant le re­cours au pri­vé pour rem­pla­cer des em­ployés.

ÉCO­NO­MIES

La di­rec­tion du col­lège a mis en exé­cu­tion la vo­lon­té du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion de faire ap­pel à de la sous-trai­tance si les deux par­ties ne par­ve­nait pas à une en­tente.

« On a réel­le­ment cher­ché à né­go­cier jus­qu’au bout. Puis le re­fus de l’offre pa­tro­nale a conduit à ap­pli­quer la dé­ci­sion de nos ad­mi­nis­tra­teurs », ex­plique le di­rec­teur ad­joint du col­lège, Mi­chel Mo­rin, qui juge mal­heu­reuse l’ab­sence d’un ac­cord.

M. Mo­rin in­dique que le contrat avec une firme a dé­jà été si­gné L’em­bauche d’une en­tre­prise vise à faire des éco­no­mies, dit-il.

«L’ob­jec­tif n’était pas de li­cen­cier, mais de faire des éco­no­mies dans le cadre d’une en­tente né­go­ciée, ce qu’on n’a pas pu faire », a te­nu à pré­ci­ser le di­rec­teur ad­joint.

Se­lon le syn­di­cat, l’éta­blis­se­ment pour­rait épar­gner entre 400000$ et 600000$ avec la sous­trai­tance. La di­rec­tion ne veut confir­mer ce mon­tant.

De son cô­té, M. La­cour­sière men­tionne que les em­ployés ont fait beau­coup de conces­sions et ont été de bonne foi du­rant les né­go­cia­tions.

Le re­cours à la sous-trai­tance a aus­si en­traî­né le congé­die­ment des cinq em­ployés de sou­tien du Col­lège Sta­nis­las de Qué­bec.

La conven­tion col­lec­tive ar­ri­vait à échéance le 30 juin. Les em­ployés congé­diés sans pré­avis ob­tiennent huit se­maines de sa­laire en compensation.

ÉDU­CA­TION.

(Gra­cieu­se­té - Mi­chel Gi­roux)

En juin, les em­ployés de sou­tien avaient ma­ni­fes­té de­vant le Col­lège Sta­nis­las.

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