Nou­velle cli­nique de neu­ro­psy­cho­lo­gie

L'Express d'Outremont - - ACTUALITÉS - PASCALINE DA­VID re­dac­tion_ou­tre­mont-vmr@tc.tc

Une pre­mière cli­nique de psy­cho­lo­gie et de neu­ro­psy­cho­lo­gie prin­ci­pa­le­ment des­ti­née aux en­fants et aux fa­milles, Neu­ro­so­lu­tion, s’ins­talle à Ville de Mont-Royal.

Dans les lo­caux neufs du 233, ave­nue Dun­bar, huit jeunes pro­fes­sion­nels de di­verses spé­cia­li­tés pra­tiquent ou pra­ti­que­ront bien­tôt leur mé­tier. «J’ai vou­lu ras­sem­bler tout le monde sous un même toit pour as­su­rer une conti­nui­té avec les pa­tients», ex­plique le fon­da­teur de la cli­nique et neu­ro­psy­cho­logue, Mark Ché­bli.

Son équipe in­ter­vient sur­tout au­près d’en­fants, mais aus­si avec des adultes, at­teints d’un trouble du dé­fi­cit d’at­ten­tion (TDA), d’au­tisme ou en­core de troubles d’ap­pren­tis­sage comme la dys­lexie ou la dé­fi­cience in­tel­lec­tuelle. «Nous vou­lons sou­te­nir le dé­ve­lop­pe­ment des jeunes dans la com­mu­nau­té et dans les en­vi­rons», ajoute-t-il.

PRO­CES­SUS

Les neu­ro­psy­cho­logues réa­lisent d’abord avec chaque pa­tient des éva­lua­tions d’une quin­zaine d’heures, per­met­tant de faire un diag­nos­tic pré­cis du trouble ou de la ma­la­die men­tale. En­suite, le pa­tient est ré­fé­ré à un psy­cho­logue ou à un psy­choé­du­ca­teur qui pour­ra le suivre et le trai­ter adé­qua­te­ment.

«Un en­fant peut avoir des pro­blèmes d’at­ten­tion puis fi­na­le­ment être diag­nos­ti­qué d’un trouble de l’an­xié­té. Au lieu de for­cer les pa­rents à re­trou­ver un pro­fes­sion­nel ailleurs, nous l’en­voyons dans la salle d’à cô­té avec quel­qu’un de confiance», in­dique M. Ché­bli. L’ob­jec­tif est avant tout de réa­li­ser un sui­vi plus per­son­na­li­sé et plus sou­te­nu au­près des pa­tients.

«Nous cher­chons à faire des éva­lua­tions neu­ro­psy­cho­lo­giques plus pous­sées qu’ailleurs. On veut s’as­su­rer de ne pas­ser à cô­té de rien», ré­vèle le neu­ro­psy­cho­logue, pré­ci­sant que cer­tains rap­ports en­voyés aux écoles ou aux pa­rents font plus de 20 pages.

Pour lui, un autre atout de la cli­nique est son bi­lin­guisme. «Presque tous nos membres parlent au moins l’an­glais et le fran­çais. Nous vi­vons dans une réa­li­té mul­ti­cul­tu­relle, c’est im­por­tant de pou­voir l’adres­ser», croit-il.

SAN­TÉ.

TRA­VAIL COL­LEC­TIF

M. Ché­bli a pour pro­jet d’or­ga­ni­ser des ren­contres in­for­ma­tives à l’in­terne où chaque pro­fes­sion­nel pré­sen­te­rait un as­pect de son mé­tier ou une pro­blé­ma­tique de son choix. «C’est une idée très in­té­res­sante pour ap­prendre de cha­cun et amé­lio­rer ses connais­sances. C’est as­sez La cli­nique de psy­cho­lo­gie et de neu­ro­psy­cho­lo­gie Neu­ro­so­lu­tion, qui fait ses dé­buts à Ville de MontRoyal, a pour mis­sion d’ac­com­pa­gner les en­fants de la com­mu­nau­té dans leur dé­ve­lop­pe­ment. rare de faire ce­la dans une cli­nique», ajoute Mme De­zainde.

L’équipe est com­po­sée au­tant de pro­fes­sion­nels éta­blis, de doc­to­rants ve­nant de dé­po­ser leurs thèses, que d’étu­diants au bac­ca­lau­réat comme Ca­rine Cob­ti, qui offre des ser­vices de tu­to­rat à la cli­nique. La jeune femme de 20 ans sou­haite de­ve­nir or­tho­pé­da­gogue. «J’ai eu une illu­mi­na­tion en ma­thé­ma­tiques étant plus jeune, grâce à mon tu­teur. Main­te­nant, je veux faire la même chose pour les autres», dit-elle.

M. Ché­bli ca­res­sait de­puis long­temps le rêve d’ou­vrir ce genre de cli­nique. Trou­ver les lo­caux, pen­ser le lo­go, les dé­marches pour la mettre sur pied l’ont fait sor­tir de sa zone de confort. «Je n’ai pas de for­ma­tion en en­tre­pre­neu­riat, donc j’ai dû ap­prendre beau­coup de choses sur le ter­rain», in­dique ce­lui qui ré­side à Ville Mont-Royal.

Neu­ro­so­lu­tion est of­fi­ciel­le­ment ou­verte de­puis le dé­but de l’an­née et sa clien­tèle s’éta­blit len­te­ment, grâce au bouche à oreille.

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