Le pro­gramme Ulysse de­vien­dra of­fi­ciel­le­ment une aca­dé­mie

L'Express Montcalm - - ACTUALITÉS - FRAN­CIS TRU­DEAU

HO­CKEY. L’an­née 2017-2018 se­ra mar­quante pour le pro­gramme de ho­ckey Ulysse. Non seule­ment elle mar­que­ra le 10e an­ni­ver­saire de la fon­da­tion du pro­gramme, mais c’est aus­si à ce mo­ment que le pro­gramme de­vien­dra of­fi­ciel­le­ment une aca­dé­mie pour les élèves ath­lètes.

Avec sa nou­velle li­cence d’en­sei­gne­ment pour le di­plôme de grade 12 qui en se­ra à une deuxième an­née d’exis­tence, Ulysse at­tein­dra son apo­gée en termes de dé­ve­lop­pe­ment en ce qui a trait au ho­ckey mas­cu­lin.

« L’an pro­chain, on de­vient vrai­ment une aca­dé­mie, comme on peut voir en Eu­rope. Là-bas, ce sont des co­hortes de dé­ve­lop­pe­ment de dif­fé­rents ni­veaux. On comp­te­ra un dé­ve­lop­pe­ment ju­nior et se­nior, avec un nombre de par­ties de ho­ckey pré­dé­ter­mi­né en fonc­tion du dé­ve­lop­pe­ment de chaque joueur », ex­plique le pré­sident fon­da­teur d’ulysse, Fran­çois Mar­coux.

Se­lon lui, grâce au sys­tème aca­dé­mique, les joueurs se­ront dé­ve­lop­pés plus fa­ci­le­ment, en fonc­tion de leurs com­pé­tences res­pec­tives. « Par exemple, un joueur de ni­veau U14, on va le mettre dans le bon match, au bon mo­ment, dans le bon ni­veau. Il n’y a pas d’équipes, c’est une co­horte de dé­ve­lop­pe­ment. C’est un peu comme au soc­cer, Man­ches­ter Uni­ted va re­cru­ter des joueurs dès leur en­fance, pour les dé­ve­lop­per, pour qu’éven­tuel­le­ment, ils puissent jouer dans la grosse ligue. Ç’a été prou­vé que ce pro­ces­sus de dé­ve­lop­pe­ment est beau­coup plus ef­fi­cace que le sys­tème en place ac­tuel­le­ment, tant dans le sco­laire que le ci­vil », sou­tient M. Mar­coux.

Éven­tuel­le­ment, M. Mar­coux es­père même qu’ulysse se­ra en me­sure de créer sa propre équipe uni­ver­si­taire. « C’est sûr que ça fait par­tie de nos ob­jec­tifs. Nous autres, on en­cadre les jeunes du pri­maire jus­qu’à l’uni­ver­si­té. Après ça, nos gars di­plô­més peuvent al­ler jouer chez les pro­fes­sion­nels. Ça marche très bien en Eu­rope et aux États-unis. Par exemple, re­gar­dez chez le Ca­na­dien de Mon­tréal, le gar­dien de buts Char­lie Lind­gren a vo­lé la place à Za­cha­ry Fu­cale dans le club-école cette an­née. Il pro­ve­nait des rangs uni­ver­si­taires aux États-unis, alors que Fu­cale pro­ve­nait de la LHJMQ. La dif­fé­rence, c’est que Lind­gren a un di­plôme uni­ver­si­taire en poche et a donc un plan B si ja­mais sa car­rière de ho­ckeyeur ne fonc­tion­nait pas », ex­plique M. Mar­coux.

L’aca­dé­mie Ulysse per­met­tra à ces élèves ath­lètes de jouer contre des équipes amé­ri­caines et on­ta­riennes à par­tir de la ca­té­go­rie M10, jus­qu’à la ca­té­go­rie M19. « L’an­née pro­chaine, par exemple, le pro­gramme de dé­ve­lop­pe­ment de Ro­ches­ter va ve­nir ici pour un week-end com­plet avec toutes ses équipes pour af­fron­ter toutes nos équipes, du M10 au M19. Trois se­maines après, c’est nous qui al­lons y al­ler avec toutes nos équipes. C’est une nou­velle culture qu’on dé­ve­loppe », sou­ligne Fran­çois Mar­coux.

Même si la struc­ture est bien im­plan­tée à l’école se­con­daire de l’odys­sée de Ter­re­bonne, les ho­ckeyeurs des col­lèges pri­vés et des autres écoles pu­bliques se­ront in­vi­tés à s’ins­crire au pro­gramme. « On ai­me­rait éven­tuel­le­ment avoir un ins­ti­tut ath­lé­tique in­ter­na­tio­nale à proxi­mi­té de nos com­plexes, qui pour­rait ac­cueillir des ath­lètes de par­tout à tra­vers le monde. Ac­tuel­le­ment, aux États-unis, un Chi­nois qui vient dans les Prep Schools amé­ri­cains va payer 50 000$, sans de­man­der une bourse d’études. Ce­la fait en sorte d’ai­der 4 à 5 ath­lètes amé­ri­cains à en­trer au sein du pro­gramme ath­lé­tique amé­ri­cain. C’est exac­te­ment ce que nous vou­drions faire ici, pour ai­der plus d’ath­lètes du Qué­bec à in­té­grer pro­gramme Ulysse, grâce à nos bourses », note M. Mar­coux.

Au cours des neuf der­nières an­nées, le pro­gramme Ulysse s’est bâ­ti une ré­pu­ta­tion au Qué­bec. Ac­tuel­le­ment, le pro­gramme compte 130 élèves ath­lètes, soit le nombre maxi­mal que le pro­gramme peut ac­cueillir. Fran­çois Mar­coux es­time que le pro­gramme pour­rait tou­te­fois se dé­ve­lop­per da­van­tage au cours des pro­chaines an­nées grâce à l’aca­dé­mie, en plus de dé­ve­lop­per de nou­velles branches, soit le ho­ckey fé­mi­nin et la rin­guette.

« Nous autres, nous sommes très avant-gar­distes en Amé­rique du Nord. On s’ins­pire des sys­tèmes im­plan­tés de­puis de nom­breuses an­nées en Fin­lande, en Suisse, en Suède et au Da­ne­mark. Si tu prends ces pays-là, ils ont moins de joueurs de ho­ckey en­semble que le Qué­bec. Ils sont quand même ca­pables de pro­duire une équipe pour le Cham­pion­nat mon­dial ju­nior chaque an­née et de bien per­for­mer. Le Ca­na­da a plus de 750 000 joueurs et notre équipe a de la com­pé­ti­tion fé­roce lors de ce tour­noi. Avec un meilleur sys­tème de dé­ve­lop­pe­ment, le Qué­bec se­rait en me­sure de four­nir 18 équipes pour le Cham­pion­nat. C’est ça la réa­li­té dont per­sonne ne parle. Il faut avoir un chan­ge­ment de men­ta­li­té ma­jeur, et ce ra­pi­de­ment, pour as­su­rer le bon dé­ve­lop­pe­ment de nos joueurs », conclut M. Mar­coux.

(Pho­to TC Media - ar­chives)

Le pro­gramme Ulysse fê­te­ra son 10e an­ni­ver­saire en 2017-2018.

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