Les dé­fis d’oly­mel : l’em­bauche et la ré­ten­tion des tra­vailleurs

Louis Ban­ville de­vant la CCI de Mont­calm

L'Express Montcalm - - LANAUDIÈRE - JEAN JOU­BERT

Sous le thème « Des mil­liers d’em­plois pour nour­rir le monde », Louis Ban­ville, vice-pré­sident aux res­sources hu­maines chez Oly­mel était l’in­vi­té de la Chambre de com­merce et d’in­dus­trie de Mont­calm (CCI), le 27 sep­tembre der­nier. Après avoir fait le tour du pro­prié­taire en pré­sen­tant les ac­tifs de l’en­tre­prise au Qué­bec et ailleurs, M. Ban­ville est en­tré dans le vif du su­jet en ex­pli­quant le dé­fi «pas seu­le­ment ce­lui d’oly­mel, mais aus­si ce­lui de l’in­dus­trie agroa­li­men­taire en gé­né­ral de­meure le re­cru­te­ment. » Pré­sen­te­ment, pour l’en­semble de l’en­tre­prise, ce sont 22 ca­mion­neurs et plus de 20 élec­tro­mé­ca­ni­ciens qui manquent à l’ap­pel.

MOYENS IN­SUF­FI­SANTS

Mal­gré le dé­ve­lop­pe­ment d’un pro­gramme de ré­fé­ren­ce­ment, l’uti­li­sa­tion des mé­dias so­ciaux, des af­fi­chages dans les lieux stra­té­giques, etc., Oly­mel, qui pro­duit ses propres études du mar­ché de l’em­ploi, n’ar­rive pas à com­bler ses be­soins. « Lorsque nous avons épui­sé nos moyens de re­cru­te­ment dans une ré­gion comme ici et si le ré­sul­tat n’y est pas, il faut se ré­soudre à se tour­ner vers les grands centres ur­bains et vers pro­grammes gou­ver­ne­men­taux spé­ciaux pour com­bler les postes. C’est la réa­li­té et ce­la n’ira pas en di­mi­nuant», ex­plique M. Ban­ville. Ain­si, si Oly­mel re­çoit l’aval du gou­ver­ne­ment fé­dé­ral, l’en­tre­prise ac­cueille­ra, en fé­vrier 2018, une cen­taine de tra­vailleurs de l’île Mau­rice et de Ma­da­gas­car. « Pour moi, il ne s’agit pas de tra­vailleurs tem­po­raires. Le pas­sé nous a dé­mon­tré que ces gens viennent ici pour tra­vailler, s’ins­tal­ler et s’in­té­grer à la vie quo­ti­dienne, dit le vice-pré­sident RH. Nous les en­cou­ra­geons dans leurs dé­marches. »

IN­DUS­TRIE. À l’ins­tar d’autres en­tre­prises au Qué­bec, Oly­mel peine à re­cru­ter de la main-d’oeuvre pour oc­cu­per des postes pour­tant bien payés. Il fau­dra re­gar­der ailleurs qu’au Qué­bec pour y ar­ri­ver et as­su­rer la pos­té­ri­té de l’en­tre­prise.

AC­CUEIL

Sans vou­loir faire la mo­rale à per­sonne, Louis Ban­ville men­tionne qu’il faut faire preuve d’ou­ver­ture d’es­prit et ac­cueillir ces nou­veaux tra­vailleurs. «L’ac­cep­ta­tion des dif­fé­rences et la pré­sence d’une grande di­ver­si­té sont une source d’en­ri­chis­se­ment pour tous. Les fa­milles de ses tra­vailleurs ne de­mandent qu’à s’ins­tal­ler dans les ré­gions et re­pré­sentent une source de re­vi­ta­li­sa­tion es­sen­tielle », sou­ligne M. Ban­ville en ajou­tant que cette ten­dance pren­dra de plus en plus d’am­pleur. «Ce­pen­dant, le re­cru­te­ment n’est qu’un vo­let du pro­ces­sus d’em­bauche, par la suite, il faut for­mer ces gens et les gar­der en em­ploi » a conclu Louis Ban­ville.

Les ad­mi­nis­tra­teurs de la CCI, Ro­bert Tré­pa­nier, Claude Char­tier,, Gas­ton La­pointe et Jean Pi­lote ont échan­gé avec Ro­bert Fi­lion (Oly­mel) et le confé­ren­cier Louis Ban­ville.

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