L’as­cen­sion de Da­vid Mer­cier dans le monde agri­cole

Conci­lier tra­vail et fa­mille

L'Express Montcalm - - ACTUALITÉS - SA­RAH ELI­SA­BETH AU­BRY

AGRI­CUL­TURE. Da­vid Mer­cier réus­sit à se dé­mar­quer de dans le monde de l’agroa­li­men­taire au Qué­bec. Éle­veur de pou­let de chair à Saint-roch-ouest, il a re­pris l’en­tre­prise fa­mi­liale et est de­ve­nu pro­prié­taire de la Ferme Mer­cier et Beau­dry Inc. En plus de s’im­pli­quer au sein de La Coop fé­dé­rée, il est père de deux jeunes en­fants. Il nous ra­conte comment il par­vient à conci­lier sa vie de fa­mille et sa car­rière, plu­tôt pre­nante.

Da­vid Mer­cier a gran­di près d’une ferme et a vu ses pa­rents consa­crer une grande par­tie de leur vie à l’en­tre­prise fa­mi­liale. C’est de­puis 2010 qu’il est of­fi­ciel­le­ment pro­prié­taire de la ferme comp­ta­bi­li­sant deux pou­laillers, qui ac­cueillent 31 500 pou­lets cha­cun. Il se consacre aus­si à faire de la grande cul­ture comme du maïs, du soya à vo­ca­tion hu­maine et du blé.

Ayant tou­jours bai­gné dans ce do­maine, M. Mer­cier sait de­puis long­temps qu’il al­lait re­prendre la re­lève de ses pa­rents. Et il n’est pas le seul de la fa­mille à s’être lan­cé vers cette voie puisque sa soeur a aus­si op­té pour ce choix de car­rière.

L’éle­veur de Saint-roch-ouest ad­met qu’il re­çoit l’aide de son beau-père pour col­la­bo­rer sur la ferme. « Le fait que mon beau-père me sou­tienne, ça m’en­lève un poids, si­non je ne sais pas ce que j’au­rais fait. Il faut quel­qu’un en qui tu as plei­ne­ment confiance pour la ferme. Ça per­met de par­tir avec plus de li­ber­té», té­moigne-t-il. À son avis, il au­rait été im­pos­sible d’exer­cer ses autres fonc­tions comme élu pour La Coop fé­dé­rée, étant don­né qu’il doit s’ab­sen­ter par mo­ment quelques jours. Il se dit sa­tis­fait d’avoir des em­ployés, car il ne se per­çoit pas comme un so­li­taire et ap­pré­cie l’aide qu’il re­çoit.

Le pro­prié­taire de la ferme Mer­cier et Beau­dry Inc re­con­naît éga­le­ment l’im­por­tance d’avoir sa fa­mille près de lui. Il a fait le choix de se faire construire près de sa ferme et ré­side proche d’une voi­sine qui élève aus­si des pou­lets. L’es­prit de fa­mille est très fort, ce qui l’amène à conci­lier tra­vail et fa­mille.

LE QUO­TI­DIEN SUR UNE FERME

« La beau­té de la pro­fes­sion, c’est que tu te lèves le ma­tin, tu as sou­vent un plan en tête, mais c’est ra­re­ment ce qui se pro­duit », constate-t-il. Sa ges­tion se ré­sume à faire de la su­per­vi­sion des trou­peaux et des tour­nées afin de s’as­su­rer que tout fonc­tionne.

Il tra­vaille main­te­nant avec de l’équi­pe­ment à la fine pointe, tels que des or­di­na­teurs qui ré­gu­la­risent la tem­pé­ra­ture. Mais l’équi­pe­ment de base de­meure es­sen­tiel; l’ou­tillage né­ces­saire pour la ven­ti­la­tion, les trac­teurs, les man­geoires…

EN­JEUX DE LA PRO­FES­SION

L’éle­veur avance qu’il y a plu­sieurs en­jeux aux­quels la pro­fes­sion est confron­tée dont L’ALENA. La pro­duc­tion fonc­tionne se­lon l’offre et la de­mande, puis les quo­tas se nom­mant sys­tème de contin­gen­te­ment. « À toutes les fois qu’il y a des né­go­cia­tions du libre-échange, il y a tou­jours de la pres­sion à sa­voir pour­quoi on aban­donne notre sys­tème de ges­tion », pré­cise-t-il quant à l’un des grands dé­fis des en­tre­prises agroa­li­men­taires.

Il croit ce­pen­dant que ce sys­tème de ges­tion d’offre est la bonne fa­çon de pro­cé­der et a confiance en­vers les gou­ver­ne­ments ac­tuels qui vont conti­nuer de pro­té­ger cette fa­çon de pro­cé­der. Des en­jeux en­vi­ron­ne­men­taux et ré­gle­men­taires s’ajoutent à la réa­li­té. Ces der­niers sont tou­jours plus dif­fi­ciles à at­teindre.

DE GÉ­NÉ­RA­TION EN GÉ­NÉ­RA­TION

Da­vid Mer­cier cons­ti­tue la qua­trième gé­né­ra­tion et es­père pour­voir lé­guer sa ferme un jour à ses en­fants, mais leur lais­se­ra dé­ci­der de leur fu­tur. Son ob­jec­tif pour les an­nées à ve­nir est de faire croître le plus pos­sible sa pro­duc­tion et rendre sa ferme en meilleur état. Au ni­veau de la Coop fé­dé­rée, il n’a pas rien de pré­cis à at­teindre à court ou moyen terme et veut réa­li­ser le meilleur tra­vail à titre d’ad­mi­nis­tra­teur.

In­fo : la­coop.coop et twit­ter.com/la­coop_­fe­de­ree

(Pho­to gra­cieu­se­té – La Coop fé­dé­rée)

Da­vid Mer­cier a re­pris l’en­tre­prise fa­mi­liale, soit la Ferme Mer­cier et Beau­dry Inc.

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