Une cam­pagne pour pro­mou­voir les écoles fran­çaises

L'Express Ottawa - - VIECOMMUNAUTAIRE - Bryan Mi­chaud

Main­te­nant que 2011 s’est bien im­plan­tée, plu­sieurs pa­rents s’in­ter­rogent sur l’ins­ti­tu­tion sco­laire dans la­quelle ils ins­cri­ront leurs en­fants pour la pro­chaine an­née. Afin de mous­ser la qua­li­té des éta­blis­se­ments d’en­sei­gne­ment fran­çais, le Con­seil on­ta­rien des di­rec­tions de l’édu­ca­tion en langue fran­çaise (CODELF) a lan­cé au cours des der­niers jours une vaste cam­pagne d’in­for­ma­tion sur l’édu­ca­tion en fran­çais en On­ta­rio.

Au cours des pro­chaines se­maines, les pa­rents ver­ront plu­sieurs pan­neaux rou­tiers et de la pu­bli­ci­té via les jour­naux, la ra­dio et la té­lé­vi­sion, qui ont pour but de pro­mou­voir l’édu­ca­tion en langue fran­çaise en On­ta­rio. Par cette cam­pagne, les res­pon­sables sou­haitent conti­nuer de haus­ser le nombre d’ins­crip­tions dans les écoles fran­çaises de la pro­vince.

«La cam­pagne vise à dé­mys­ti­fier pour les pa­rents que les pro­grammes d’im­mer­sion en langue fran­çaise dans les écoles an­glaises ne donnent pas la même chose que d’étu­dier dans une école fran­çaise», ex­plique Gilles Le­roux, se­cré­taire au CODELF.

À l’école fran­çaise, la langue de Mo­lière a un sta­tut de langue pre­mière et l’an­glais y est en­sei­gnée comme langue se­conde se­lon le même cur­ri­cu­lum que dans les écoles an­glaise.

«Aus­si, ça donne des ren­sei­gne­ments utiles aux im­mi­grants francophones ar­ri­vant en On­ta­rio et qui ne savent pas tou­jours qu’ils peuvent en­voyer leurs en­fants étu­dier en fran­çais», pour­suit-il.

Les pu­bli­ci­tés du CODELF in­vitent les pa­rents à consul­ter leur site In­ter­net. Se­lon M. Le­roux, les jeunes ap­prennent à de­ve­nir fiers de leurs ra­cines fran­çaises en étu­diant dans leurs éta­blis­se­ments.

«Dans une école de langue fran­çaise, tu vis en fran­çais, les af­fiches sont en fran­çais, on pro­meut la culture fran­çaise, de ren­ché­rir M. Le­roux. Nous ob­te­nons un fort taux de bi­lin­guisme, au­tant à l’écrit qu’à l’oral. Pour l’élève, l’an­glais est plus fa­cile à ap­prendre. Le fran­çais ouvre bien des portes sur le mar­ché du tra­vail.»

C’est la deuxième an­née que le CODELF lance une cam­pagne provinciale d’in­for­ma­tion sur les écoles de langue fran­çaise. Même si la hausse ob­ser­vée lors de la der­nière an­née est mo­deste, les res­pon­sables croient que les pu­bli­ci­tés ont eu leur ef­fet. Pour l’an­née 2010-2011, les ins­ti­tu­tions fran­çaises ont ac­cueilli 400 étu­diants de plus que l’an­née pré­cé­dente, pour un to­tal d’en­vi­ron 93 000 élèves.

«Ça pa­raît peu, mais on n’a pas re­cu­lé, on a conti­nué d’avan­cer, dit M. Le­roux. On doit s’as­su­rer d’avoir une de­mande et de pro­mou­voir la fran­co­pho­nie.»

M. Le­roux rap­pelle que les étu­diants des éta­blis­se­ments fran­çais réus­sissent mieux que la moyenne provinciale et ob­tiennent leur di­plôme dans 80% des cas. Pour plus d’in­for­ma­tion sur les ins­ti­tu­tions sco­laires de langue fran­çaise, vi­si­tez le el­fon­ta­rio.ca.

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