Le VG pointe du doigt le Club de golf Pine View

La­cunes au ni­veau des ser­vices en fran­çais

L'Express Ottawa - - ACTUALITÉS - Bryan Mi­chaud

Site In­ter­net truf­fé de fautes. Dif­fi­cul­tés à se faire ser­vir en fran­çais. Le Club de golf Pine View, qui est dé­te­nu par la Ville d’Ot­ta­wa, doit re­dres­ser la barre de ses ser­vices en fran­çais dé­nonce le vé­ri­fi­ca­teur gé­né­ral de la Ville d’Ot­ta­wa, Alain La­londe.

Un pe­tit tour sur le site In­ter­net du club de golf suf­fit pour com­prendre l’am­pleur de la si­tua­tion. On n’y re­trouve au­cun ac­cent. Chaque lettre cha­peau­tée par un ac­cent est rem­pla­cée par un tri­angle ayant à l’in­té­rieur un point d’in­ter­ro­ga­tion. Les fautes d’or­tho­graphe et de gram­maire y sont nom­breuses. Pour ajou­ter la ce­rise sur le sun­dae, la grille ta­ri­faire du club de golf est dif­fé­rente entre les ver­sions an­glaise et fran­çaise.

De plus, même si des élus de la Ville d’Ot­ta­wa siègent au sein de son conseil d’ad­mi­nis­tra­tion, le vé­ri­fi­ca­teur gé­né­ral dé­note que les ad­mi­nis­tra­teurs éprouvent des dif­fi­cul­tés à ef­fec­tuer un contrôle sur les fi­nances de l’or­ga­ni­sa­tion.

«On a re­mar­qué que le ser­vice (en fran­çais) n’était pas de la même qua­li­té, constate M. La­londe. On avait de la dif­fi­cul­té à se faire ser­vir en fran­çais par les em­ployés. (…) Il y a éga­le­ment des as­pects au point de vue fi­nan­cier qui exis­taient au ni­veau des or­ga­nismes. C’était plus au ni­veau du contrôle de l’encaisse, des pra­tiques de ges­tion, des achats et de la ges­tion des res­sources hu­maines.»

Deux op­tions

Afin de re­dres­ser la barre, M. La­londe croit que deux op­tions peuvent être en­vi­sa­gées par le conseil, dont l’une in­ci­tant la Ville à re­prendre le contrôle du ter­rain de golf en don­nant sa ges­tion à son sec­teur des parcs et des loi­sirs.

«À la Ville d’Ot­ta­wa, ces or­ga­nismes sont gé­rés par des conseils d’ad­mi­nis­tra­tion, ex­plique le vé­ri­fi­ca­teur gé­né­ral. Ses membres sont à ma­jo­ri­té des per­sonnes sié­geant au conseil. (…) Si on dé­cide d’in­clure ces or­ga­nismes dans la Ville, c’est plus fa­cile du point de vue or­ga­ni­sa­tion­nel. Par contre, il y a moins de flexi­bi­li­té. On peut éga­le­ment y al­ler du sta­tu quo, mais il fau­drait amé­lio­rer les pra­tiques de ges­tion et des ma­nuels de contrôle.»

Ren­con­tré à la suite du conseil mu­ni­ci­pal, le maire d’Ott awa, Jim Wat­son, n’a pas vou­lu prendre po­si­tion sur la voie que doit em­prun­ter la Ville, ajou­tant que les pro­blèmes de ges­tion fi­nan­cière poin­tés du doigt sont « un ap­pel à se ré­veiller».

«Pour moi, c’est né­ces­saire de prendre un peu de temps pour re­voir les op­tions pour le ter­rain de golf, dit M. Wat­son. Pour le mo­ment, je n’ai pas de po­si­tion forte dans ce dos­sier. Au cours des pro­chains mois, je par­le­rai aux membres du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de Pine View pour dé­ter­mi­ner s’il y a une meilleure fa­çon d’opé­rer.»

Même son de cloche du conseiller mu­ni­ci­pal du quar­tier Innes, an­cien pré­sident et membre du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion du club de golf, Rai­ner Bloess, qui ne prend pas po­si­tion im­mé­dia­te­ment sur ce que de­vrait faire la Ville.

« On re­con­naît que nous avons des pro­blèmes à four­nir le ser­vice en fran­çais et on est obli­gés de don­ner un meilleur ser­vice, confirme M. Bloess. Si quel­qu’un veut être ser­vi en fran­çais, il faut le faire. Il faut éga­le­ment amé­lio­rer le site In­ter­net, qui doit être le même en fran­çais qu’en an­glais.»

Pho­to : Bryan Mi­chaud

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