«Il y a eu beau­coup d’ac­tion pen­dant un an» - Jim Wat­son

Le maire cé­lèbre son pre­mier an­ni­ver­saire à la barre d’ot­ta­wa

L'Express Ottawa - - ACTUALITÉS - Bryan Mi­chaud

Élu à la tête du conseil mu­ni­ci­pal le 25 oc­tobre 2010, le maire d’ot­ta­wa, Jim Wat­son, se dit fier de consta­ter le chan­ge­ment d’at­mo­sphère au sein de la table du conseil, ce qu’il consi­dère comme sa plus belle réa­li­sa­tion après un an de man­dat.

Au cours de la der­nière an­née, un coup de barre a été don­né dans plu­sieurs dos­siers. Pour une troi­sième fois, les plans du train lé­ger ont été mo­di­fiés et trois consor­tiums s’ap­prêtent à dé­po­ser leur pro­po­si­tion à la Ville. Une pre­mière en­tente né­go­ciée avec le Syn­di­cat des tra­vailleurs unis D’OC Trans­po de­puis 2005 a été en­té­ri­née. La hausse de taxes mu­ni­ci­pales n’a pas dé­pas­sé 2,5%. Les pro­blèmes ju­ri­diques em­pê­chant la re­vi­ta­li­sa­tion du parc Lans­downe sont presque chose du pas­sé.

«Je suis très fier qu’on ait tour­né la page avec des dos­siers im­por­tants comme le train lé­ger et le parc Lans­downe. On est pas­sé à l’ac­tion, ce n’était pas seule­ment des mots», dit M. Wat­son.

«C’est un bi­lan très po­si­tif, lance le maire, ad­met­tant qu’il est un peu biai­sé dans son ana­lyse. Il y a eu beau­coup d’ac­tion pen­dant un an. On a chan­gé l’at­mo­sphère au conseil parce que l’an­cien conseil avait beau­coup de dé­fis avec la per­son­na­li­té du maire, les membres du conseil et le per­son­nel. Ce n’était pas po­si­tif pour les contri­buables.»

De­puis le dé­but de l’ère Wat­son, les ren­contres du conseil mu­ni­ci­pal sont beau­coup moins longues que lors du règne de Lar­ry O’brien. In­ter­mi­nables au­tre­fois, plu­sieurs de ces réunions ont du­ré moins d’une heure. Se­lon plu­sieurs élus, il est pré­fé­rable de faire le gros du tra­vail et les grands dé­bats lors des co­mi­tés et des com­mis­sions.

«On a créé un en­vi­ron­ne­ment plus calme à l’hô­tel de Ville, per­çoit le maire. J’ai en­ten­du ça chaque jour lorsque j’étais dans la com­mu­nau­té. Les membres de la com­mu­nau­té sont fiers main­te­nant du conseil qui tra­vaille comme une équipe.»

La fran­co­pho­nie

Au cours de son man­dat, le maire a été cri­ti­qué par les fran­co­phones et les juifs pour avoir pro­po­sé d’ho­no­rer la pre­mière mai­resse d’ot­ta­wa, Char­lotte Whit­ton, en vou­lant ac­co­ler son nom au nou­veau Centre d’ar­chives. Un in­ci­dent de par­cours au su­jet des États gé­né­raux de la fran­co­pho­nie d’ot­ta­wa a éga­le­ment fait grin­cer quelques dents au sein de la com­mu­nau­té fran­co­phone.

Cri­ti­qué à quelques re­prises par des uni­ver­si­taires de re­nom comme Lin­da Car­di­nal et Ca­ro­line An­drew sur la stag­na­tion des dos­siers fran­co­phones, le maire s’en dé­fend.

M. Wat­son sou­ligne que c’est la pre­mière fois que son bu­reau est im­pli­qué di­rec­te­ment avec le cau­cus fran­co­phone. Il ajoute que son chef de ca­bi­net, Serge Ar­pin, est fran­co­phone et qu’il a te­nu la soi­rée d’as­ser­men­ta­tion des élus à Or­léans.

«Dans un mois, un mois et de­mi, je vais an­non­cer un conseil des sages pour m’ai­der avec les choses im­por­tantes pour la com­mu­nau­té fran­co­phone, ajoute M. Wat­son. C’est une pro­messe que j’ai faite pen­dant l’élec­tion. On va nom­mer le mois pro­chain les per­sonnes qui vont y sié­ger.»

Afin de pour­suivre le dia­logue avec la com­mu­nau­té fran­co­phone, M. Wat­son a an­non­cé qu’il or­ga­ni­se­ra avec le Re­grou­pe­ment des gens d’af­faires deux dé­jeu­ners du maire par an­née des­ti­nés à la com­mu­nau­té fran­co­phone.

Se di­sant à l’écoute des re­com­man­da­tions que for­mu­le­ra l’or­ga­ni­sa­tion des États gé­né­raux de la fran­co­pho­nie d’ot­ta­wa, M. Wat­son est de­meu­ré éva­sif à sa­voir s’il ai­me­rait pas­ser à l’his­toire en fai­sant adop­ter une loi qui dé­cla­re­rait Ot­ta­wa bi­lingue puis­qu’au­cune sug­ges­tion n’est en­core sur la table à ce su­jet.

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