Trois ans

L'Express Ottawa - - VIE COMMUNAUTAIRE -

L’ an­née pas­sée, Ste­phen Har­per a été élu comme pre­mier mi­nistre du Ca­na­da, ma­jo­ri­taire. Son par­ti, le Par­ti Conser­va­teur a mis en place plu­sieurs pro­jets, dont un af­fec­tant pré­sen­te­ment la po­pu­la­tion du pays, des com­pres­sions bud­gé­taires, ame­nant à la perte de nom­breux em­plois, en­vi­ron 60 000. La ré­gion d’ot­ta­waGa­ti­neau en pren­dra un coup, avec près de 22 000 pertes de postes, di­sait-on il y a quelques mois… mais ces chiffres ont bais­sé.

Les pertes d’em­plois à l’échelle du pays (60 000 postes) de­vaient ar­ri­ver d’ici 2015, ce qui as­sure aux ha­bi­tants du Ca­na­da un stress conti­nu pour en­core quelques an­nées, pour­tant, ce­la a chan­gé à la fin du mois de mars. Main­te­nant, ce ne sont «que» 19 200 per­sonnes qui per­dront leur em­ploi pour soi-di­sant «ai­der la re­mon­tée éco­no­mique du pays» et ce, sur trois ans. Mais là, nous ne par­lons que des em­ployés fixes, mais que se passe-t-il pour ceux ayant une place tem­po­raire? Leur contrat de tra­vail ne se­ra tout sim­ple­ment pas re­nou­ve­lé, et ils se­ront donc mis, eux aus­si, à la porte… Il y a quelques jours, 400 em­ployés de la fonc­tion pu­blique ont dé­jà re­çu leur lettre de mise à pied. Bien que ces gens aient pour la plu­part la ga­ran­tie de l’em­ploi, la règle a été bri­sée et igno­rée cette fois.

Les cou­pures du gou­ver­ne­ment au ni­veau des em­plois touchent aus­si le mi­nis­tère de la Dé­fense Na­tio­nale, car près de 1100 postes ci­vils se­ront vi­dés à tra­vers le Ca­na­da. Les mi­li­taires et les ré­ser­vistes n’ont pas à s’in­quié­ter, ils ne se­ront pas vi­sés.

Jus­qu’à dans trois ans, les em­ployés du pays vont pour la ma­jo­ri­té, être en pé­riode de stress constante, car ils peuvent être mis à la porte à n’im­porte quel mo­ment… cou­rage, trois ans, ça passe vite, et de toute fa­çon, après la pluie, le beau temps!

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