Ot­ta­wa sous la cha­leur!

L'Express Ottawa - - VIE COMMUNAUTAIRE -

La Ville d’ot­ta­wa a été frap­pée par une vague de cha­leur ca­ni­cu­laire, pen­dant la se­maine du 18 mars 2012. En ef­fet, du­rant cette se­maine, plu­sieurs an­ciens re­cords de cha­leur ont été fra­cas­sés.

D’abord, le 18 mars der­nier, il a fait 22 de­grés Cel­sius à Ot­ta­wa éclip­sant ain­si un re­cord de 16 de­grés da­tant de 1966. En­suite, le 20 mars, le mer­cure a mon­té jus­qu’à 24 de­grés Cel­sius en bat­tant le re­cord de 16 de­grés Cel­sius éta­bli en 2010. En­fin, le 21 mars il a fait 27 de­grés Cel­sius à Ot­ta­wa.

Plus tard dans la se­maine, la tem­pé­ra­ture est bais­sée à 16 de­grés Cel­sius, ce qui est tout de même anor­mal pour cette pé­riode de l’an­née, la moyenne étant ha­bi­tuel­le­ment d’en­vi­ron 6 de­grés Cel­sius. Se­lon les mé­téo­ro­logues, c’est du ja­mais vu de­puis 65 ans.

Les gens d’ot­ta­wa ont bien pro­fi­té de cette vague de cha­leur. Il y a même un bar lai­tier qui a ou­vert ses portes deux se­maines à l’avance. «C’est in­croyable. Ça fait 26 ans qu’on est ou­vert et c’est la pre­mière fois qu’on ouvre à la mi-mars» dit Frank Os­zyn­ko, pro­prié­taire du bar lai­tier.

Pour­tant, ce n’est pas tout le monde qui se ré­jouit de cette tem­pé­ra­ture ex­cep­tion­nelle. La sai­son des sucres pour­rait être écour­tée. Serge Beau­lieu, pré­sident de la Fé­dé­ra­tion des pro­duc­teurs acé­ri­coles du Qué­bec, croit qu’il va pro­duire 30% de moins de si­rop d’érable com­pa­ré à une sai­son ré­gu­lière.

Pour l’acé­ri­cul­teur Ray­mond Beau­champ, c’est la pre­mière fois en vingt-cinq ans qu’il a une sai­son des sucres aus­si courte. Sa ca­bane à sucre n’a pro­duit que 116 gal­lons de si­rop d’érable en six jours en com­pa­rai­son à 150 en temps nor­mal. Ce se­ra pro­ba­ble­ment un re­cord né­ga­tif pour lui cette an­née.

Se­lon cer­tains cli­ma­to­logues, les vagues de cha­leur comme celle- ci sont cau­sées par le ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique. Dim Cou­mou et Ste­phen Rahm­storf af­firment que: «Il est très pro­bable que plu­sieurs des évé­ne­ments ex­trêmes de la der­nière dé­cen­nie ne se se­raient pas pro­duits sans le ré­chauf­fe­ment de la pla­nète dû à l’ac­tion hu­maine.»

De­puis, la tem­pé­ra­ture est re­des­cen­due à la nor­male mais les ci­toyens de la ville d’ot­ta­wa ne sont pas prêts d’ou­blier cette se­maine de mars où l’on pou­vait se pro­me­ner en shorts! Bien que les gens aiment le beau temps, des tem­pé­ra­tures chaudes comme celles-là, en plein mi­lieu du mois de mars, ont quand même des as­pects né­ga­tifs.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.