Créa­tion d’une bourse d’études: les étu­diants fran­co-on­ta­riens mi­ti­gés

L'Express Ottawa - - ACTUALITÉS - Sé­bas­tien Pier­roz se­bas­tien.pier­roz@tc.tc

La bourse étu­diante abo­lie l’an pas­sé re­prend vie sous une autre forme.

L’an­nonce de la pre­mière mi­nistre Kath­leen Wynne, lun­di à l’Uni­ver­si­té d’Ot­ta­wa sur un re­mo­de­lage de cette bourse, a été ac­cueillie avec sou­la­ge­ment, mais sans ap­plau­dis­se­ments par les étu­diants fran­co-on­ta­riens.

Cette sub­ven­tion de 300$ à 1000$ par an­née, pour en­cou­ra­ger les étu­diants fran­coon­ta­riens à pour­suivre les études dans leur langue, de­meure avant tout «une étape fran­chie » se­lon la co­pré­si­dente du Re­grou­pe­ment étu­diant fran­co-on­ta­rien (RÉFO) Ge­ne­viève La­tour.

«C’est juste une par­celle, mais ce n’est pas notre ob­jec­tif fi­nal qui reste l’aug­men­ta­tion d’un ac­crois­se­ment des pro­grammes d’études post­se­con­daires en fran­çais dans le centre et le sud-ouest et la créa­tion d’une uni­ver­si­té fran­co-on­ta­rienne», ré­itère Mme La­tour.

Un son de cloche quelque peu iden­tique pour la Fé­dé­ra­tion des étu­diants de l’Uni­ver­si­té d’Ot­ta­wa (FÉUO). «C’est une so­lu­tion tem­po­raire, confie la vice-pré­si­dente aux com­mu­ni­ca­tions Anne-Ma­rie Roy. Le vrai pro­blème reste l’aug­men­ta­tion des frais de sco­la­ri­té, et le gou­ver­ne­ment n’a tou­jours pas de so­lu­tions pour ce­la.»

Les étu­diants sou­hai­tant en­tre­prendre des études post­se­con­daires à plus de 80 ki­lo­mètres de leur do­mi­cile re­ce­vront une sub­ven­tion de 300$ par an­née. Une autre sub­ven­tion s’élè­ve­ra à 500$ par tri­mestre pour les étu­diants de­vant faire la na­vette jus­qu’à leur ins­ti­tu­tion post­se­con­daire.

À la dif­fé­rence de la bourse abo­lie l’an pas­sé la­quelle était of­ferte seule­ment aux élèves qui avaient une moyenne de 80%, celle-ci est donc da­van­tage ba­sée sur la dis­tance.

«La pré­cé­dente était à hau­teur de 1500$. On en est bien loin», se dé­sole Anne-Ma­rie Roy.

Reste que l’an­nonce in­ter­vient deux se­maines après un dé­pôt du bud­get pro­vin­cial le­quel ne conte­nait au­cune ré­fé­rence aux études post­se­con­daires en fran­çais. Mme Wynne se dé­fend, af­fir­mant que tous les dé­tails ne sont pas tou­jours dis­po­nibles dans le bud­get.

« Nous au­rions sou­hai­té avoir un en­ga­ge­ment dès le bud­get. C’est dom­mage», concède Mme La­tour.

(Pho­to: Sé­bas­tien Pier­roz)

La pre­mière mi­nistre Kath­leen Wynne lors de l’an­nonce.

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