Le gou­ver­ne­ment on­ta­rien sur­vi­vra

L'Express Ottawa - - ACTUALITÉS - Sé­bas­tien Pier­roz se­bas­tien.pier­roz@tc.tc

Le Nou­veau Par­ti dé­mo­cra­tique (NPD) met fin au sus­pense à Queen’s Park. La chef du par­ti An­drea Hor­wath a confir­mé mar­di qu’elle ap­puie­ra fi­na­le­ment le bud­get dé­po­sé par le gou­ver­ne­ment mi­no­ri­taire li­bé­ral voi­là trois se­maines.

Le risque d’élec­tions est ain­si évi­té. L’ap­pui du NPD res­tait né­ces­saire pour la sur­vie du gou­ver­ne­ment li­bé­ral. Dans le cas contraire, et avec l’ap­pui des pro­gres­sis­tes­con­ser­va­teurs, ce­lui-ci au­rait pu tom­ber.

La dé­pu­tée NPD de Ni­ckel Belt et cri­tique en ma­tière de droits fran­co­phones, France Gé­li­nas, s’est ré­jouie de cet épi­logue. «Ce n’était pas une dé­ci­sion si fa­cile à prendre. Beau­coup de gens ont per­du confiance dans le Par­ti li­bé­ral. Nos der­nières de­mandes n’étaient pas bud­gé­taires, mais concer­naient bien la trans­pa­rence.»

Mme Hor­wath avait sou­hai­té ces der­niers jours éta­blir de nou­velles de­mandes à Mme Wynne. La pre­mière mi­nistre avait alors ap­prou­vé la créa­tion d’un bu­reau d’im­pu­ta­bi­li­té fi­nan­cière sem­blable au di­rec­teur par­le­men­taire du bud­get à Ot­ta­wa.

La lea­der du NPD avait aus­si exi­gé plus de pou­voirs à l’om­buds­man de la pro­vince pour qu’il puisse en­quê­ter sur les hô­pi­taux, les ser­vices am­bu­lan­ciers et les mai­sons de soins de longue du­rée.

Lors du dé­pôt du bud­get le 2 mai, les li­bé­raux avaient dé­jà ac­cé­dé aux trois de­mandes ma­jeures du NPD, à sa­voir la ré­duc­tion pro­gres­sive de 15% des primes d’as­su­rance-au­to­mo­bile, la baisse du temps d’at­tente pour des soins de san­té à do­mi­cile et la mise en place d’un plan pour dy­na­mi­ser l’em­ploi chez les jeunes.

L’an­nonce de Mme Hor­wath a en tout cas fait grin­cer les dents des pro­gres­sis­tes­con­ser­va­teurs. À com­men­cer par Andrew Lis­ter, le can­di­dat dé­cla­ré du par­ti dans la cir­cons­crip­tion d’Ot­ta­wa- Or­léans. «Chaque fois que Mme Hor­wath de­mande quelque chose, Mme Wynne se met à ge­noux. On as­siste alors à de grandes dé­mons­tra­tions d’ami­tié, voire d’amour. Mais la grande per­dante de tout ce­la reste la pro­vince où les dé­fi­cits conti­nuent à aug­men­ter, de même que le chô­mage du fait de cette coa­li­tion de gauche au pou­voir.»

La cam­pagne était prête

Au-de­la des di­ver­gences po­li­tiques, les par­tis s’ac­cordent au moins sur un point: la cam­pagne élec­to­rale était prête. «On est pas­sé tout proche et on était prêt à al­ler en élec­tions, par­tage France Gé­li­nas. Nous étions presque ex­ci­tés à cette idée.»

Même son de cloche pour M. Lis­ter. «Mes pan­cartes étaient dé­jà pré­pa­rées. Nous avions l’ar­gent sur le compte en banque. Mais en tout cas, ce n’est que par­tie re­mise.»

(Pho­to: ar­chives)

La pre­mière mi­nistre Kath­leen Wynne et les li­bé­raux ne fe­ront pas face à des élec­tions.

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