La pe­tite his­toire de…. la place Bar­so­na

L'Express Ottawa - - VIE COMMUNAUTAIRE SI MA RUE M’ÉTAIT CONTÉE -

L’Ex­press pré­sente men­suel­le­ment des chro­niques historiques édu­ca­tives par rap­port aux noms fran­co­phones des voies pu­bliques, parcs et ins­tal­la­tions d’Or­léans. Ces chro­niques sont écrites par la SFOPHO (So­cié­té fran­coon­ta­rienne du patrimoine et de l’his­toire d’Or­léans) www. SFOPHO. com en col­la­bo­ra­tion avec L’Ex­press afin d’ai­der la com­mu­nau­té fran­co­phone et fran­co­phile à mieux connaître l’en­vi­ron­ne­ment, le patrimoine, l’évo­lu­tion et l’his­toire d’Or­léans.

Étran­ge­ment, la place Bar­so­na n’est pas vé­ri­ta­ble­ment une place, mais bien une pe­tite rue, presque un de­mi-crois­sant, qui re­lie, à l’est, le bou­le­vard Bel­court à la rue Notre-Dame sur le flanc de l’es­car­pe­ment, à proxi­mi­té du ra­vin du ruis­seau Bil­ber­ry qui ser­pente à tra­vers le sec­teur du Vil­lage.

Cette rue a d’abord été connue sous le nom de rue Ar­thur, en hom­mage à l’un des an­ciens du vil­lage, Ar­thur Char­bon­neau, qui, vers 1954, en­re­gistre et met en vente 15 ter­rains sur cette rue, alors en cul-de-sac, qui re­pré­sente un des pre­miers nou­veaux dé­ve­lop­pe­ments do­mi­ci­liaires dans le sec­teur. Vers la fin des an­nées ’90, la rue se­ra pro­lon­gée pour re­joindre la rue Notre-Dame. Le 10 avril 2002, elle fut re­nom­mée afin d’évi­ter des conflits de noms de rue à la suite de l’amal­ga­ma­tion avec Ot­ta­wa. On lui donne alors le nom de place Bar­so­na en hom­mage à un émi­nent ci­toyen d’Or­léans, mon­sieur Vincent Bar­so­na.

Aca­dien d’ori­gine, mon­sieur Bar­so­na, fonc­tion­naire au gou­ver­ne­ment fé­dé­ral, s’ins­talle avec son épouse, Mar­got (Mar­gue­rite Va­ry), dans le vil­lage d’Or­léans en 1959 où ils élèvent deux en­fants, Ma­rie et Jean. Homme de vi­sion et d’ac­tion, il s’im­plique dans plu­sieurs do­maines, dont l’édu­ca­tion, la san­té et le dé­ve­lop­pe­ment du vil­lage. De 1961 à 1969, il est se­cré­taire du con­seil du «Po­lice Vil­lage» ; il contri­bue gran­de­ment, entre autres, à la construc­tion du sys­tème d’aque­duc et de l’usine d’épu­ra­tion des eaux, au nu­mé­ro­tage des rues, à la mise en place de la pre­mière bi­blio­thèque et d’une com­mis­sion des loi­sirs. De 1972 à 1978, il est membre et pré­sident du « Glou­ces­ter Plan­ning Board ». Membre de la Chambre de com­merce d’Or­léans de 1959 à 1981, il en de­vient le pré­sident en 1980. Can­di­dat aux élec­tions mu­ni­ci­pales de Glou­ces­ter en 1985, il pro­pose une vi­sion uni­fiée et dy­na­mique pour l’ave­nir d’Or­léans. Pen­dant de nom­breuses an­nées, il est mar­guillier de la pa­roisse St-Jo­seph d’Or­léans; il joue un rôle-clé dans la ré­dac­tion de l’al­bum­sou­ve­nir du 125e an­ni­ver­saire de la pa­roisse en 1985. De 1966 à 1968, il est membre et pré­sident du «Glou­ces­ter High School Board »; de 1969 à 1972, membre fon­da­teur du Con­seil d’édu­ca­tion de Car­le­ton, il tra­vaille fort pour la construc­tion de l’école se­con­daire Gar­neau (1972). Entre 1984 et 2000, il est membre et pré­sident du Groupe de pla­ni­fi­ca­tion d’un centre de san­té com­mu­nau­taire, membre du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion de la Fon­da­tion de la Ré­si­dence Saint-Louis et membre du con­seil de la «On­ta­rio Hos­pi­tal As­so­cia­tion».

De­puis 1959, mon­sieur Bar­so­na et sa fa­mille ont tou­jours vé­cu sur cette pe­tite rue au coeur du vil­lage. Il est dé­cé­dé le 22 juin 2004 à l’âge de 76 ans et est en­ter­ré dans le ci­me­tière de l’église St-Jo­seph d’Or­léans. Son épouse, Mar­gue­rite, y se­ra in­hu­mée à ses cô­tés en 2010.

Pen­dant plus de 40 ans, il au­ra mi­li­té sans re­lâche en fa­veur d’une com­mu­nau­té or­léa­naise uni­fiée et forte. À ce titre, mon­sieur Vincent Bar­so­na, homme de vi­sion, mé­rite sa place comme bâ­tis­seur émé­rite du nou­veau visage d’Or­léans avec ses ins­ti­tu­tions mo­dernes, tout par­ti­cu­liè­re­ment ses ins­ti­tu­tions fran­co­phones.

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