L’in­ter­net cause une perte de som­meil in­quié­tante

L'Express Ottawa - - VIE COMMUNAUTAIRE - Laura Han­son Fran­co-Cité

De­puis les dix der­nières an­nées, le monde in­dus­triel ne cesse d’in­ven­ter de nou­velles tech­no­lo­gies et d’amé­lio­rer l’utilisation d’In­ter­net. Notre dé­pen­dance conti­nue à la tech­no­lo­gie a un ef­fet se­con­daire né­faste : une perte in­quié­tante de som­meil. Mal­gré les risques, les ado­les­cents et jeunes adultes sont par­ti­cu­liè­re­ment tou­chés par l’im­pact de la tech­no­lo­gie. Les ef­fets sur la san­té phy­sique et men­tale sont bien connus.

Une des grandes causes de la dé­pen­dance tech- no­lo­gique est l’ar­ri­vée et le raf­fi­ne­ment des sites de ré­seaux so­ciaux tels que Fa­ce­book et Twit­ter. Non seule­ment, la ma­jo­ri­té des ado­les­cents et des jeunes adultes passent près de 36 heures sur in­ter­net par se­maine, mais une étude de l’As­so­cia­tion san­té en­vi­ron­ne­ment France (ASEF) dé­montre éga­le­ment que 75% des ado­les­cents dorment avec leur cel­lu­laire à leurs cô­tés.

Les ado­les­cents ac­cordent beau­coup d’im­por­tance à leur vie so­ciale et veulent voir toute l’in­for­ma­tion qui s’ajoute constam­ment sur ces sites, même si ce­la coupe leur temps de som­meil. Pré­sen­te­ment, la moyenne d’heures de som­meil d’un Amé­ri­cain ty­pique est de six heures et de­mie, tan­dis que la moyenne était de neuf heures avant la pro­gres­sion d’In­ter­net.

« Une étude amé­ri­caine sug­gère que les écrans ré­troé­clai­rés des ta­blettes per­turbent la mé­la­to­nine, l’hor­mone res­pon­sable du som­meil, dé­clare Bru­no Geof­froy. Sans elle, notre som­meil est im­pos­sible ».

Le re­pos et la san­té men­tale sont d’énormes fac­teurs de réus­site sco­laire. Cette dé­pen­dance à la tech­no­lo­gie nuit donc in­di­rec­te­ment à l’ap­pren­tis­sage de l’étu­diant, qui ne s’en rend souvent pas compte.

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