Le dé­raille­ment d’une ve­dette canadienne

L'Express Ottawa - - VIE COMMUNAUTAIRE - Sé­bas­tien Sau­vé Le Som­met

C’ est le 23 jan­vier der­nier que s’est dé­rou­lée, à Mia­mi, l’ar­res­ta­tion de la cé­lèbre ve­dette canadienne Jus­tin Bie­ber. Se­lon la po­lice amé­ri­caine, après une pour­suite au­to­mo­bile dans les rues acha­lan­dées de la ville, Bie­ber au­rait four­ni un per­mis de conduire non va­lide et était en état d’ébrié­té. Il sem­ble­rait que notre jeune pro­digue, dé­cou­vert en 2008, imite pré­sen­te­ment cer­taines stars hol­ly­woo­diennes, dont on connaît l’his­toire co­los­sale. Ce n’est mal­heu­reu­se­ment pas la pre­mière er­reur de cet ado­les­cent si ac­cla­mé par la cri­tique. Il au­rait eu des pro­blèmes avec les au­to­ri­tés à plu­sieurs en­droits, dont Rio où il au­rait été aper­çu par la po­lice en sor­tant d’une mai­son de dé­bauche ou en­core, en Aus­tra­lie et au Bré­sil où il au­rait cou­vert de graf­fi­tis les murs de sa chambre d’hô­tel. Ses pro­blèmes avec la jus­tice n’ont cer­tai­ne­ment pas ai­dé à sa car­rière, et de plus, il ne contri­bue pas vrai­ment à sa cause.

La star a ga­gné 58 mil­lions l’an der­nier, n’est-il pas là le pro­blème ? Lais­ser un jeune homme de 19 ans à lui­même, avec une telle somme d’ar­gent dans les poches, sur­tout de­puis que sa mère ne le suit plus en tour­née. Il y a un sé­rieux manque de contrôle dans la vie du jeune Jus­tin. Au point que ré­cem­ment, une pé­ti­tion cir­cule aux États-Unis exi­geant sa dé­por­ta­tion et la sus­pen­sion de sa carte verte. Ce fait est dû aux nom­breuses bê­tises com­mises par ce­lui-ci, telles que van­da­lisme, ex­cès de vi­tesse, consom­ma­tion de drogues. Plus de 100 000 si­gna­tures ont été re­mises à La Mai­son Blanche qui de­vra tran­cher la de­mande et don­ner une ré­ponse. Ce­pen­dant, mal­gré le texte convain­cant de 2400 mots qui sui­vait cette pé­ti­tion, on sou­tient que La Mai­son Blanche ne pour­ra pas dé­por­ter Jus­tin Bie­ber.

M. Hen­ry Chang, un avo­cat de Win­ni­peg, connais­sant bien le sys­tème de jus­tice des deux pays a dé­cla­ré : « C’est que la Mai­son-Blanche n’a pas l’au­to­ri­té réelle de dé­por­ter un in­di­vi­du ju­gé in­dé­si­rable ».

Ce­ci dit, même si Jus­tin Bie­ber est consi­dé­ré comme in­dé­si­rable aux yeux de la po­pu­la­tion, il au­ra quand même le droit de de­meu­rer aux États-Unis. Par contre, il au­ra peut-être plus de dif­fi­cul­tés à pas­ser les douanes amé­ri­caines la pro­chaine fois.

Bie­ber est pré­sen­te­ment à To­ron­to où il de­vra ré­pondre à une ac­cu­sa­tion de voie de fait, le 10 mars pro­chain, sur un chauf­feur de li­mou­sine.

Bref, ce­lui qui cla­mait « qu’il faut croire en ses rêves » au­rait-il tour­né les siens en de vé­ri­tables cau­che­mars ?

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.