8 no­vembre 2013, un peuple chan­gé pour tou­jours

L'Express Ottawa - - VIE COMMUNAUTAIRE - Laura Pe­trilli Béa­trice-Desloges

En sa­viez-vous au­tant au su­jet des Phi­lip­pines avant le 8 no­vembre ? Ce pays émergent consti­tue un ar­chi­pel qui contient 7 107 îles dont 2 000 sont ha­bi­tées et dont en­vi­ron 2 400 n’ont pas de noms. Dans cette ré­gion ré­cem­ment dé­vas­tée par un ty­phon, on parle de nom­breuses langues comme le ce­bua­no, l’ilo­ca­no, le bi­co­la­no, l’hi­li­gay­non, le wa­ray-wa­ray, le pam­pa­gan et en­core d’autres. Tou­te­fois, le pi­li­pi­no est la ma­nière la plus com­mune de com­mu­ni­quer. Par ailleurs, en 1521, les Phi­lip­pines étaient une co­lo­nie es­pa­gnole qui vou­lait de­ve­nir un pays in­dé­pen­dant. Par consé­quent, cette co­lo­nie a dé­clen­ché une ré­vo­lu­tion contre l’Espagne et elle a ga­gné son in­dé­pen­dance.

Cette an­née, il y a eu un évé­ne­ment dé­vas­ta­teur aux Phi­lip­pines : un ty­phon ! Tout était nor­mal jus­qu’au 8 no­vembre 2013 à 4h40 du ma­tin (heure lo­cale) lors­qu’un su­per­ty­phon, nom­mé Haiyan ou bien Yo­lande, de ca­té­go­rie 5, est sur­ve­nu. Des vagues de sept mètres et de 315 km/h sont ve­nues dé­truire cette ré­gion. Cette catastrophe a fait au moins 5 632 morts et plus de 1 759 per­sonnes sont en­core in­trou­vables. Un ty­phon, aus­si ap­pe­lé ou­ra­gan ou cy­clone, est une large zone com­po­sée de nuages ora­geux en ro­ta­tion avec de grands vents. Ce phé­no­mène est par­mi les risques na­tu­rels les plus cou­rants. En gé­né­ral, les gens qui ha­bitent ces ré­gions sont in­for­més des pro­cé­dures à suivre en cas d’ur­gence ; il va sans dire qu’il fal­lait plus qu’un plan d’ur­gence.

Lors de ca­tas­trophes na­tu­relles, les pro­grammes d’aide hu­ma­ni­taire sont dé­ployés sur les lieux. Ils cherchent à amé­lio­rer les condi­tions de vie des gens dé­vas­tés. Mal­heu­reu­se­ment, cer­taines vic­times doivent quand même quit­ter leur pays. Ce­pen­dant, trois se­maines après le trau­ma­tisme, le PNUD (le Pro­gramme des Na­tions Unies pour le dé­ve­lop­pe­ment) a créé un pro­gramme ap­pe­lé « Ar­gent contre travail ». D’après leur site in­ter­net, ce pro­gramme qui consiste à em­bau­cher des mil­liers de gens pour l’éva­cua­tion des dé­combres com­porte de nom­breux avan­tages : les routes ain­si dé­ga­gées fa­ci­li­te­ront l’ache­mi­ne­ment de l’aide hu­ma­ni­taire aux com­mu­nau­tés iso­lées. Ain­si, grâce à leur sa­laire, les em­ployés du pro­gramme, sé­lec­tion­nés en co­opé­ra­tion avec les au­to­ri­tés lo­cales et les di­ri­geants des com­mu­nau­tés, sub­vien­dront aux be­soins de 200 000 mé­nages. De plus, le sa­laire des tra­vailleurs in­jec­te­ra de l’ar­gent li­quide dans l’éco­no­mie lo­cale. Et fi­na­le­ment, l’éva­cua­tion et le trai­te­ment des dé­combres et dé­chets ré­dui­ront les risques d’épi­dé­mies.

Ce­ci étant dit, les pro­grammes d’aide hu­ma­ni­taire sont es­sen­tiels à la sur­vie d’une po­pu­la­tion af­fli­gée par une catastrophe na­tu­relle. En tant que Ca­na­diennes et Ca­na­diens, nous de­vrions suivre cet exemple et don­ner gé­né­reu­se­ment afin d’amé­lio­rer la vie d’un peuple en dé­tresse et chan­ger la vie d’une vic­time éter­nel­le­ment.

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