Comment l’in­ti­mi­da­tion af­fecte ceux qui sont in­ti­mi­dés ?

L'Express Ottawa - - VIE COMMUNAUTAIRE - Lei­lah De­belle L’Es­cale

L’in­ti­mi­da­tion est tout au­tour de nous, peu im­porte où nous nous trou­vons. Que nous soyons au Canada, en France, en Aus­tra­lie, c’est là ! Tout le monde sait que l’in­ti­mi­da­tion a de grands im­pacts dans la vie d’une per­sonne qui en est la cible. Jus­qu’où ces im­pacts peuvent-ils al­ler ?

Être vic­time d’in­ti­mi­da­tion peut vrai­ment af­fec­ter le bien-être phy­sique, men­tal, so­cial et aca­dé­mique d’une per­sonne. Un élève à l’école qui est vic­time d’in­ti­mi­da­tion pour­rait avoir peur d’al­ler à l’école, s’en dés­in­té­res­ser, ou pour­rait ob­te­nir des notes plus basses. Les vic­times ont ha­bi­tuel­le­ment peu d’amis, un manque de com­pé­tences so­ciales, passent la plu­part de leur temps par eux-mêmes, pensent peu d’eux-mêmes et peuvent avoir peur de par­ler de leurs pro­blèmes. Les vic­times de l’in­ti­mi­da­tion peuvent avoir du mal à dor­mir ou souvent faire des cau­che­mars.

Les per­sonnes qui ont été vic­times d’in­ti­mi­da­tion vont très pro­ba­ble­ment souf­frir de dé­pres­sion, d’an­xié­té, de ma­la­dies et dans cer­tains cas, souf­frir de troubles de stress post-trau­ma­tiques. Le sui­cide peut même oc­cu­per une grande par­tie de leurs pen­sées dans des cas ex­trêmes. L’in­ti­mi­da­tion est la troi­sième cause de sui­cide chez les jeunes. En­vi­ron 4 400 jeunes se sui­cident chaque an­née à cause de l’in­ti­mi­da­tion.

La vic­time pour­rait aus­si de­ve­nir vio­lente ou ma­lade men­ta­le­ment. La plu­part des tueurs en sé­rie ont été fré­quem­ment vic­times d’in­ti­mi­da­tion dans leur en­fance. Hen­ry Lee Lu­cas, un tueur en sé­rie et un psy­cho­pathe diag­nos­ti­qué, a dé­cla­ré que le ri­di­cule et le re­jet dont il a été l’ob­jet lui ont fait haïr tout le monde.

L’in­ti­mi­da­tion peut aus­si par­fois me­ner les vic­times à adop­ter un mode de vie ré­sul­tant en une meilleure san­té men­tale ou phy­sique à long terme. Par exemple, l’in­ti­mi­da­tion en­vers les per­sonnes en sur­poids a in­fluen­cé cer­taines vic­times à perdre du poids. Hé­lène Guld­berg, une pro­fes­seure d’uni­ver­si­té spé­cia­li­sée dans le dé­ve­lop­pe­ment de l’en­fant, dit que les en­sei­gnants ne de­vraient pas in­ter­ve­nir.

Cer­tains peuvent pen­ser que l’in­ti­mi­da­tion peut oc­ca­sion­ner un chan­ge­ment po­si­tif dans la vie de cer­taines per­sonnes, mais elle reste en­core une des rai­sons pour les­quelles les en­fants ne veulent pas al­ler à l’école, re­viennent à la mai­son avec des bleus et pensent au sui­cide. Et si l’in­ti­mi­da­tion est vrai­ment la rai­son pour la­quelle la vie est comme elle est, je crois que nous avons beau­coup de travail à faire pour l’amé­lio­rer.

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