Le sys­tème d’édu­ca­tion : la pers­pec­tive des élèves

L'Express Ottawa - - VIE COMMUNAUTAIRE - Sa­bri­na Abud-La­pierre erre et Iris de Sou­za Sa­muel-Ge­nest

(B) Pa­me­la El-Fe­gha­ly :

X(A) Ga­briel-An­dré Da­mian :

De nos jours, les adultes se ques­tionnent beau­coup sur l’édu­ca­tion de leurs en­fants. Ils veulent ga­ran­tir que leurs en­fants re­ce­vront la meilleure édu­ca­tion pos­sible et choi­sissent un sys­tème d’édu­ca­tion se­lon leurs cri­tères et les be­soins de leurs en­fants. Mais qu’est-ce que ces jeunes ont à dire au su­jet de leur propre ap­pren­tis­sage ? Nous avons po­sé la ques­tion sui­vante à cer­tains élèves : « Quelles sont tes pen­sées face au sys­tème d’édu­ca­tion ac­tuel ? »

« Le sys­tème d’édu­ca­tion pré­sent a plu­sieurs dé­fauts, ce­pen­dant l’un d’eux est plus grave que les autres. De nos jours, l’en­sei­gne­ment des jeunes vise prin­ci­pa­le­ment à leur ap­prendre de la ma­tière crue, avec très peu de mo­ti­va­tion et d’explication. Mais en­core, seuls peu d’en­sei­gnants savent vrai­ment comment don­ner le goût d’ap­prendre aux jeunes. Alors, les écoles forment des élèves à ap­prendre de la ma­tière sans y don­ner au­cune va­leur et sans leurs mon­trer le plus im­por­tant, le dé­sir d’ap­prendre. »

« Cette ques­tion est très vaste puisque le sys­tème d’édu­ca­tion doit sa­tis­faire plu­sieurs exi­gences. Ce­pen­dant, si nous le re­gar­dons d’un point de vue glo­bal, en consi­dé­rant que la réus­site des élèves est leur devise, je ne pense avoir au­cune plainte. Mon mi­nis­tère en­cou­rage l’ap­pren­tis­sage en fran­çais et j’en suis choyée. Con­trai­re­ment à plu­sieurs, j’ai la chance de pou­voir dire que mon ap­pren­tis­sage fran­co­phone ne doit pas s’ache­ver au pri­maire ou au se­con­daire, je ne dois pas non plus payer de frais de sco­la­ri­té jus­qu’à mon post-se­con­daire. Non, notre sys­tème d’édu­ca­tion n’est pas par­fait, mais l’ave­nir des étu­diants est ce qui leur tient à coeur, que pou­vons-nous de­man­der de plus ? »

(C) Ni­co­las Ra­beau :

« Le pro­blème avec le sys­tème sco­laire en On­ta­rio, c’est que les élèves sont for­cés de prendre cer­tains cours qu’ils n’ont au­cune in­ten­tion de prendre. Pre­nons les cours de ma­thé­ma­tiques comme exemple. Ces cours sont obli­ga­toires jus­qu’à la on­zième an­née tan­dis que les cours de sciences sont obli­ga­toires jus­qu’en dixième an­née. On se­rait mieux d’avoir des cours obli­ga­toires jus­qu’à la dixième an­née seule­ment. Sauf pour les cours de fran­çais si le jeune fré­quente une école fran­co­phone. Dans ce cas-là, étu­dier en fran­çais est une obli­ga­tion. »

(D) Émi­lie Ryan :

« Je trouve que nous avons un bon sys­tème consi­dé­rant le fait que la ma­jo­ri­té de la po­pu­la­tion est an­glo­phone. Je trouve que notre sys­tème est juste parce qu’il nous offre la pos­si­bi­li­té d’étu­dier en fran­çais (au pri­maire, post­se­con­daire et même à l’uni­ver­si­té). Je trouve que pous­ser tous les jeunes d’al­ler à l’école est une chose fan­tas­tique puis­qu’ils peuvent avoir une base d’édu­ca­tion. Puis, notre sys­tème ne nous de­mande pas une grosse somme d’ar­gent, ce qui est bien puisque ce n’est pas tout le monde qui peut en­voyer ses jeunes pour étu­dier lorsque ça coûte cher... »

(E) Kim Nguyen :

« C’est un sys­tème qui fait de son mieux pour éva­luer les com­pé­tences des étu­diants mais il y a quand même plu­sieurs trous dans son fonc­tion­ne­ment. Il y a des per­sonnes qui ne sont sim­ple­ment pas adap­tées aux su­jets sco­laires, mais en réa­li­té sont très in­tel­li­gentes. C’est seule­ment que leurs notes sco­laires ne dé­montrent pas leur in­tel­li­gence. »

(F) Jules Mu­hawe :

« Le sys­tème est trop gé­né­ra­liste. Les su­jets en­sei­gnés ne sont pas trans­mis confor­mé­ment aux di­vers types d’étu­diants. C’est in­adé­quat. »

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