Avec la CAQ, le Centre-du-qué­bec re­trou­ve­ra son pou­voir d’agir

L'Express - - ACTUALITÉS - JEAN-PIERRE BOIS­VERT jean-pierre.bois­vert@tc.tc

SAN­TÉ. S’il n’en tient qu’à Fran­çois Pa­ra­dis, qui pour­rait bien de­ve­nir mi­nistre de la San­té si la CAQ prend le pou­voir l’an pro­chain, le Centre-du-qué­bec re­trou­ve­ra de fa­çon prio­ri­taire son pou­voir d’agir sur le plan ré­gio­nal.

Dé­pu­té de Lé­vis et porte-pa­role de la Coa­li­tion Ave­nir Qué­bec en ma­tière de san­té, Fran­çois Pa­ra­dis a com­men­cé à Drum­mond­ville le 5 sep­tembre sa vaste tour­née des ré­gions afin de ren­con­trer des in­ter­ve­nants tou­chés par les ré­formes du gou­ver­ne­ment li­bé­ral. Ac­com­pa­gné des dé­pu­tés Sé­bas­tien Sch­nee­ber­ger et An­dré Lamontagne, l’ex-ani­ma­teur de TVA a ren­con­tré les mé­dias lo­caux pour faire part de ses pre­mières ob­ser­va­tions.

« Quand on en­tend les té­moi­gnages des gens qui tra­vaillent sur le ter­rain, ce n’est pas long qu’on réa­lise qu’ils ont une so­lide ex­per­tise et qu’ils ont des so­lu­tions à of­frir. C’est cette ex­per­tise qu’on a per­du dans cette struc­ture mons­trueuse où on ne sait pas ce qui se passe. Il est im­por­tant de dé­cen­tra­li­ser les dé­ci­sions et que le pou­voir re­tourne à la ré­gion», a fait va­loir Fran­çois Pa­ra­dis.

Se­lon lui, pour le Centre-du-qué­bec qui a per­du son CSSS dans la ré­forme de Gaé­tan Bar­rette, ce se­ra une prio­ri­té que la ré­gion re­trouve son pou­voir dé­ci­sion­nel. On ver­ra pour le mo­dèle à être ap­pli­qué mais il se­ra re­don­né à la ré­gion sa ca­pa­ci­té de po­ser des dé­ci­sions et ce se­ra une prio­ri­té », a-t-il mar­te­lé.

Le porte-pa­role de la CAQ a dé­non­cé la charge de tra­vail in­ac­cep­table de plu­sieurs tra­vailleurs de la san­té. « On au­rait dû voir ve­nir ça. Pour­tant, cette pro­blé­ma­tique ne date pas d’hier. Il n’y a pas plus de per­son­nel. Le gou­ver­ne­ment li­bé­ral n’a ja­mais va­lo­ri­sé la pro­fes­sion. Il n’est pas en mode écoute. Et c’est le pa­tient qui écope», a-t-il lan­cé. Il est im­por­tant de dé­cen­tra­li­ser les dé­ci­sions et que le pou­voir re­tourne à la ré­gion.»

Sé­bas­tien Sch­nee­ber­ger a ren­ché­ri en ci­tant un exemple pro­bant : « On m’a ra­con­té qu’une in­fir­mière qui était en congé a ac­cep­té d’en­trer au tra­vail pour une pé­riode huit heures sup­plé­men­taires. À la fin, on l’a obli­gée à faire un autre huit heures, elle a re­fu­sé et elle s’est vue im­po­ser une sus­pen­sion de cinq jours ».

À la ques­tion de sa­voir si le Qué­bec a les moyens fi­nan­ciers de ré­gler ces pro­blèmes liés à la san­té, M. Pa­ra­dis ré­torque que « nous au­rons une meilleure qua­li­té de ser­vices quand le gou­ver­ne­ment com­pren­dra que ce n’est pas une dé­pense mais un in­ves­tis­se­ment ».

Sans comp­ter, comme l’a sou­li­gné M. Sch­nee­ber­ger, que les em­ployés en ar­rêt de tra­vail re­pré­sentent éga­le­ment un coût pour l’em­ployeur.

(Pho­to TC Media – Jean-pierre Bois­vert)

Fran­çois Pa­ra­dis (au centre) ac­com­pa­gné de ses col­lègues dé­pu­tés Sé­bas­tien Sch­nee­ber­ger et An­dré Lamontagne.

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