Un stade digne du 21e siècle... mais où ?

L'Express - - SPORTS - JO­NA­THAN HABASHI jo­na­than.habashi@jour­na­lex­press.ca

BA­SE­BALL. Les ama­teurs de ba­se­ball de Drum­mond­ville pour­ront bien­tôt as­sis­ter aux ex­ploits de leurs fa­vo­ris dans un stade digne du 21e siècle. C’est du moins la vo­lon­té ex­pri­mée par le maire Alexandre Cus­son.

Fraî­che­ment re­con­duit pour un se­cond man­dat, le maire de Drum­mond­ville a vite éta­bli la mo­der­ni­sa­tion du stade Jacques-de­sau­tels par­mi ses prio­ri­tés. Il n’écarte pas non plus la construc­tion d’une nou­velle in­fra­struc­ture pou­vant ac­cueillir des matchs de ba­se­ball ailleurs que sur la rue Mar­chand.

« Mon pre­mier constat, c’est que le ba­se­ball est en forte crois­sance à Drum­mond­ville. De­puis 2013, les ins­crip­tions au ba­se­ball mi­neur ont aug­men­té de 86%. Du­rant cette même pé­riode, on a aus­si vu naître des pro­grammes ba­se­ball-études au se­con­daire et au col­lé­gial, une équipe mid­get AAA et une deuxième équipe se­nior. À par­tir de là, c’est clair qu’on doit do­ter nos jeunes joueurs d’ins­tal­la­tions de qua­li­té», a-t-il mis en contexte dans une en­tre­vue ac­cor­dée à L’ex­press.

« Mon deuxième constat, c’est que les ins­tal­la­tions ac­tuelles sont dé­fraî­chies. C’est un stade d’une autre époque. Les ves­tiaires sont ren­dus à la li­mite de la sa­lu­bri­té», a ajou­té Alexandre Cus­son, qu’on peut sou­vent croi­ser lors des matchs du Brock.

En col­la­bo­ra­tion avec le pro­chain conseil mu­ni­ci­pal, le maire en­tend donc éla­bo­rer un plan de match dans un ave­nir rap­pro­ché. « On doit bien dé­fi­nir nos be­soins et être vi­sion­naire. On ne doit fer­mer au­cune porte. Par exemple, y-a-t-il lieu de re­grou­per le stade mu­ni­ci­pal avec quelques ter­rains des­ti­nés aux ama­teurs ? Et quel se­rait l’em­pla­ce­ment idéal : l’en­droit ac­tuel ou ailleurs ? », s’est-il ques­tion­né.

On sait que de­puis quelques mois dé­jà, la Ville né­go­cie avec la Com­mis­sion sco­laire des Chênes, pro­prié­taire du ter­rain où est si­tué le stade Jacques-de­sau­tels. Au­cune en­tente ne se semble tou­te­fois se poin­ter à l’ho­ri­zon.

« On ne veut pas in­ves­tir dans de nou­velles ins­tal­la­tions si le ter­rain ne nous ap­par­tient pas. On vou­drait donc en faire l’ac­qui­si­tion », a ex­pli­qué le maire Cus­son.

Reste éga­le­ment à dé­fi­nir le mon­tant de ce pro­jet, qui pour­rait s’ins­crire dans la fou­lée de la can­di­da­ture de Drum­mond­ville pour la fi­nale des Jeux du Qué­bec à l’été 2022.

«Tout dé­pend de ce qu’on veut y in­clure, mais on ne parle pas d’un in­ves­tis­se­ment ma­jeur com­pa­rable à ce­lui d’un aré­na. Chose cer­taine, ce ne se­ra pas un stade de 5000 places. Pré­sen­te­ment, les matchs at­tirent 200 ou 300 spec­ta­teurs. Les foules peuvent s’éle­ver à 800 ou 900 per­sonnes en sé­ries. On pour­rait donc in­clure une es­trade per­ma­nente et y ajou­ter une es­trade tem­po­raire pour les matchs spé­ciaux », a pré­ci­sé Alexandre Cus­son.

Pour s’ins­pi­rer dans sa ré­flexion, le maire de Drum­mond­ville pré­voit vi­si­ter les stades d’ac­ton Vale et de Vic­to­ria­ville au cours des pro­chains mois. FOOT­BALL. Un conver­ti ra­té par l’ad­ver­saire sur le der­nier jeu de la pro­lon­ga­tion. Voi­là ce qui a confir­mé la place des Vol­ti­geurs en sé­ries éli­mi­na­toires, sa­me­di après-mi­di, au parc spor­tif Mar­chand.

Dans un scé­na­rio cap­ti­vant, les re­pré­sen­tants du Cé­gep de Drum­mond­ville (3-4) ont ar­ra­ché une courte vic­toire de 29-28 aux mo­destes Jean­nois du Col­lège d’alma (0-7). As­pi­rant pour­tant aux grands hon­neurs avant le dé­but de la cam­pagne, la troupe de Pa­trice Mar­coux au­ra dû tri­mer fort pour s’as­su­rer de ter­mi­ner au qua­trième rang de sa sec­tion dans la di­vi­sion 3 du cir­cuit qué­bé­cois de foot­ball col­lé­gial.

Après avoir sur­mon­té un dé­fi­cit de 16-0, puis avoir vu les Jean­nois créer l’éga­li­té 22-22 avec 9,4 se­condes à faire au qua­trième quart, les Vol­ti­geurs ont évi­té la ca­tas­trophe en blo­quant in ex­tre­mis le conver­ti sui­vant le tou­ché. Un jeu qui a se­mé l’hys­té­rie dans le camp drum­mond­vil­lois.

En pro­lon­ga­tion, un tou­ché du por­teur de bal­lon re­crue Jeff Du­puis a vite don­né les de­vants 29-22 aux lo­caux. Fai­sant fi d’une perte de ter­rain, l’of­fen­sive au sol des Jean­nois a ri­pos­té grâce à un ma­jeur du de­mi-of­fen­sif Tho­mas Thi­beault. Les joueurs des Vol­ti­geurs ont en­suite pu pous­ser un im­mense sou­pir de sou­la­ge­ment en voyant l’ad­ver­saire ra­ter son bot­té de trans­for­ma­tion d’après-tou­ché.

« On s’est don­né beau­coup de mi­sère ! On a en­core par­ti le match avec des re­vi­re­ments. À 16-0, il y au­rait pu y avoir une pa­nique gé­né­ra­li­sée, mais les gars ont com­pris qu’on était ca­pable de les jouer. On est re­ve­nu fort par la suite, ce qui est po­si­tif mal­gré tout », a lais­sé tom­ber Pa­trice Mar­coux.

« Ce qui est né­ga­tif, c’est qu’on a mal gé­ré nos émo­tions, a ajou­té le pi­lote des Vol­ti­geurs. Les coups après le sif­flet, ça fait par­tie du foot­ball. Ça ne donne rien de ré­pli­quer, de crier après l’ar­bitre ou d’at­tra­per une pu­ni­tion. Au contraire, ça nuit à l’en­semble de l’équipe. Il faut ap­prendre à se contrô­ler. »

Même son de cloche du cô­té du vé­té­ran re­ce­veur de passes Ch­ris­tophe Tal­bot. « On est sor­ti à plat en dé­but de match, peut-être parce qu’on s’at­ten­dait à ce que ce soit fa­cile, mais on a re­mon­té la pente par la suite. C’est une bonne le­çon. Des mau­vais dé­parts, il ne faut plus que ça ar­rive. Il faut com­men­cer à jouer dès le pre­mier quart, si­non on va en payer le prix. »

Amorphes, les Vol­ti­geurs ont mul­ti­plié les re­vi­re­ments en dé­but de match, se re­trou­vant vite en dé­fi­cit de 16 points au deuxième quart. Deux tou­chés du vé­té­ran de­mi-of­fen­sif Alexandre Lau­zon-val­lières dans les der­nières mi­nutes de la pre­mière de­mie leur ont tou­te­fois per­mis de ré­duire l’écart à 16-14.

Ra­gaillar­dis à leur re­tour sur le ter­rain, les Drum­mond­vil­lois ont ra­pi­de­ment pris les de­vants 21-16 grâce à une passe et course de Jeff Du­puis. À deux re­prises au qua­trième quart, l’of­fen­sive lo­cale a tou­te­fois été in­ca­pable de pro­fi­ter de ses chances, de­vant se conten­ter d’un simple. Le quart-ar­rière des Jean­nois, Pierre-alexandre Cor­de­ro, a en­suite pous­sé le match en pro­lon­ga­tion en ser­vant une passe de tou­ché d’une tren­taine de verges au re­ce­veur Xa­vier As­se­lin.

« On ne s’est pas ren­du en sé­ries de la ma­nière la plus élé­gante qui soit, mais peu im­porte la fa­çon comment on a dé­fon­cé la porte, l’im­por­tant, c’est d’y être », a sou­le­vé Pa­trice Mar­coux.

« Ce n’était pas fa­cile de res­ter fo­cus à l’en­traî­ne­ment la se­maine pas­sée, parce que les gars sa­vaient qu’on était qua­si­ment as­su­rés d’une place en sé­ries. Cette se­maine, ce se­ra plus fa­cile d’être plei­ne­ment concen­trés sur les dé­tails. »

NÉGLIGÉS FACE À JONQUIÈRE

En quart-de-fi­nale, ce sa­me­di, dès 13 h, les Vol­ti­geurs af­fron­te­ront les cham­pions de la sai­son ré­gu­lière et cham­pions en titre du Bol d’or dans la di­vi­sion 3, les Gaillards du Cé­gep de Jonquière (7-1).

« C’est tout un club de foot­ball ! Ils ont de su­perbes ath­lètes et une belle pro­fon­deur à toutes les po­si­tions. De notre cô­té, on a de la vi­tesse et du chien. Ce se­ra à nous d’être à la hau­teur. On est les négligés, mais toute la sai­son, on a su mon­ter notre jeu d’un cran. Main­te­nant, il faut trans­por­ter ça en sé­ries », a af­fir­mé Pa­trice Mar­coux.

Lors du seul duel entre les deux équipes, le 1er oc­tobre, Drum­mond­ville a en­cais­sé une lourde dé­faite de 46-3. « À Jonquière, on ne s’était pas pré­sen­té, mais cette fois-ci, tant qu’à faire le che­min, on ne se pré­sen­te­ra pas là en tou­ristes. Les gars sont conscients qu’on a une deuxième chance. On veut dé­mon­trer que ce n’était qu’une er­reur de par­cours », a as­su­ré Pa­trice Mar­coux.

« C’est tout un dé­fi qui nous at­tend, a ren­ché­ri Ch­ris­tophe Tal­bot. Avec nos atouts, on est ca­pable de cau­ser une sur­prise. Ça nous prend une bonne pré­pa­ra­tion cette se­maine. Dès qu’on va em­bar­quer dans l’au­to­bus, on de­vra être prêts à tout lais­ser sur le ter­rain. »

Pour quelques vé­té­rans des Vol­ti­geurs, il s’agis­sait d’un der­nier match en car­rière à do­mi­cile. Par­mi eux, le joueur de ligne dé­fen­sive Guillaume La­haie a ré­cem­ment été re­cru­té par le Vert et Or de l’uni­ver­si­té de Sher­brooke.

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