« J’ai ga­gné en ex­pé­rience et en ma­tu­ri­té »

L'Express - - SPORTS - JO­NA­THAN HABASHI jo­na­than.habashi@jour­na­lex­press.ca

HO­CKEY. De­puis ses dé­buts dans le ho­ckey or­ga­ni­sé, Da­nick Mar­tel ne cesse de confondre les scep­tiques. Main­te­nant qu’il a at­teint les rangs pro­fes­sion­nels, l’at­ta­quant drum­mond­vil­lois conti­nue de prou­ver son ta­lent... et se rap­proche un peu plus de son rêve de tou­cher à la Ligue na­tio­nale de ho­ckey (LNH).

À sa troi­sième cam­pagne dans l’uni­forme des Phan­toms de Le­high Val­ley, Mar­tel connait un splen­dide dé­part. Au­teur de 17 points (13-4) à ses 13 pre­miers matchs, le ra­pide et éner­gique pa­ti­neur de 22 ans do­mine les poin­teurs de la Ligue amé­ri­caine. Ses 13 buts le placent éga­le­ment en tête du cir­cuit.

« Mes suc­cès, c’est beau­coup une ques­tion de confiance. Pré­sen­te­ment, tout rentre et tout a l’air plus fa­cile. Au fil des an­nées, j’ai ga­gné en ex­pé­rience et en ma­tu­ri­té. J’ob­tiens aus­si plus de temps de glace. Je tra­vaille aus­si fort qu’avant, mais je suis main­te­nant plus ef­fi­cace dé­fen­si­ve­ment.

Ça me per­met de dé­pen­ser plus de temps et d’éner­gie en zone of­fen­sive», a ex­pli­qué Mar­tel, joint en Penn­syl­va­nie.

Com­plé­tant un trio do­mi­nant avec Mike Vec­chionne et Ni­co­las Au­bé-ku­bel, Mar­tel af­fiche un dif­fé­ren­tiel de +9, une sta­tis­tique dont il re­tire beau­coup de fier­té.

« À ma pre­mière sai­son, j’ai mar­qué 22 buts, mais j’ai fi­ni avec un dif­fé­ren­tiel de -11. La sai­son der­nière, je me suis plus concen­tré sur ma dé­fen­sive. J’ai réus­si seule­ment deux buts de moins, mais j’ai mon­tré une fiche de +15. Ça si­gni­fie que l’ad­ver­saire a mar­qué 26 buts de moins pen­dant que j’étais sur la glace. C’est une grosse pro­gres­sion, mais il y a tou­jours de la place pour s’amé­lio­rer. Au ho­ckey, tu n’at­teins ja­mais ton plein po­ten­tiel tant que ta car­rière n’est pas fi­nie », a fait va­loir Mar­tel.

À me­sure qu’il s’im­pose dans l’uni­forme des Phan­toms, Mar­tel se rap­proche d’un éven­tuel rap­pel dans la LNH. L’ai­lier de 5 pieds, 8 pouces et 167 livres a dé­jà dis­pu­té quelques matchs hors-concours dans l’uni­forme des Flyers de Phi­la­de­phie.

« J’es­saie de ne pas y pen­ser. Je me concentre sur les choses que je dois amé­lio­rer. Je suis conscient que je si je joue dans la Ligue na­tio­nale, ce ne se­ra pas sur le pre­mier trio, parce que les Flyers ont dé­jà des joueurs payés pour mar­quer des buts. Je vais plu­tôt me re­trou­ver sur la troi­sième ligne, où je de­vrai être ef­fi­cace tant of­fen­si­ve­ment que dé­fen­si­ve­ment. C’est là-des­sus que j’axe mes éner­gies. »

« À chaque ni­veau où j’ai joué, j’ai prou­vé mon ta­lent. Aus­si­tôt que je vais avoir la chance de le faire dans la LNH, je vais sau­ter sur l’oc­ca­sion », a af­fir­mé Mar­tel, qui a été em­bau­ché par les Flyers comme agent libre en 2015.

La sai­son der­nière, Mar­tel a été l’un des fi­na­listes au tro­phée Ya­nick-du­pré, qui ré­com­pense le joueur s’étant le plus im­pli­qué dans sa com­mu­nau­té à tra­vers la Ligue amé­ri­caine. Bien qu’il soit dé­sor­mais l’une des têtes d’af­fiche des Phan­toms, il conti­nue de s’en­ga­ger dans son mi­lieu. «C’est im­por­tant à mes yeux. Cette sai­son, j’ai plus de pré­sences dans les ac­ti­vi­tés com­mu­nau­taires de l’équipe que de buts à ma fiche. J’en suis très fier. »

À moins d’être rap­pe­lé d’ici là, Mar­tel dis­pu­te­ra un pre­mier match pro­fes­sion­nel dans sa pro­vince, le 17 no­vembre, alors que les Phan­toms vi­si­te­ront le Rocket de La­val. « Ce se­ra un match im­por­tant pour moi au point de vue émo­tion­nel, a-t-il confié. Ma fa­mille, mes amis et des gens que j’ai connu pen­dant mes an­nées avec l’ar­ma­da se­ront pré­sents pour m’en­cou­ra­ger. »

Gui­dés par Mar­tel, les Phan­toms (8-30-2) trônent ac­tuel­le­ment au sommet du clas­se­ment gé­né­ral. « On a tel­le­ment de pro­fon­deur. On forme une équipe avec beau­coup d’ha­bi­le­tés of­fen­sives. C’est un chan­ge­ment de phi­lo­so­phie pour les Flyers. L’or­ga­ni­sa­tion a dé­lais­sé la ro­bus­tesse pour re­pê­cher plu­sieurs jeunes joueurs ra­pides, ta­len­tueux et tra­vaillants, a ex­pli­qué Mar­tel. On a de grandes am­bi­tions, mais notre di­vi­sion est très solide. Juste de faire les sé­ries, c’est très dif­fi­cile. »

(Photo d’archives, Ghys­lain Ber­ge­ron)

Da­nick Mar­tel

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