Re­cru­des­cence du nombre de feux de bâ­ti­ments en 2015

Bi­lan avec le di­rec­teur du ser­vice de sé­cu­ri­té in­cen­die

L'Hebdo du Saint-Maurice - - ACTUALITÉS - PA­TRICK VAILLANCOURT pa­trick.vaillancourt@tc.tc

SER­VICE IN­CEN­DIE. Tel que la loi le sti­pule, le Ser­vice de pré­ven­tion des in­cen­dies de Sha­wi­ni­gan a ren­du pu­blic son rap­port an­nuel pour l’an­née 2015 et nous consta­tons le plus grand nombre de feux de bâ­ti­ments en 2015 de­puis 5 ans avec 69.

En 2014, les pom­piers sha­wi­ni­ga­nais ont com­bat­tu 51 in­cen­dies de bâ­ti­ments, et c’est en 2011 que les chiffres se rap­prochent le plus de ceux de 2015 avec 68 feux de bâ­ti­ments.

On constate que la moyenne d’in­cen­dies par sec­teur est de 11% par rap­port au nombre d’ap­pels to­tal et qu’il y a eu une aug­men­ta­tion de 3% du nombre d’in­cen­dies par rap­port au nombre to­tal d’ap­pels en 2015. Ce­pen­dant, c’est dans le sec­teur de Sha­wi­ni­gan que l’on re­marque un ac­crois­se­ment im­por­tant du nombre d’in­cen­dies, ce­lui-ci a presque dou­blé de 2014 à 2015.

Sur les 692 ap­pels re­çus en 2015, le ser­vice in­cen­die a dû in­ter­ve­nir 116 fois pour des ac­ci­dents de la route. « Nous avons eu beau­coup plus d’ap­pels pour des ac­ci­dents de vé­hi­cules parce que nous avons aug­men­té nos in­ter­ven­tions pour ce type d’ap­pels. Nous nous sommes aper­çus avec les an­nées en tra­vaillant avec les pom­piers et les am­bu­lan­ciers, que les pom­piers n’avaient pas été de­man­dés sur les lieux ou trop tard. Ce qui fai­sait en sorte que ça di­mi­nuait l’ef­fi­ca­ci­té des am­bu­lan­ciers à tran­spor­ter les per­sonnes plus ra­pi­de­ment à l’hô­pi­tal. En sé­cu­ri­sant les lieux d’un ac­ci­dent, ça per­met une meilleure ef­fi­ca­ci­té des am­bu­lan­ciers. Pour nous, ça ne dé­couvre pas le ter­ri­toire et ça ne coûte pas plus cher parce que les pom­piers sont dé­jà en garde in­terne », ex­plique le di­rec­teur du ser­vice, Fran­çois Le­lièvre.

UNE STRUC­TURE MO­DI­FIÉE

Avec la si­gna­ture de la der­nière conven­tion col­lec­tive, la struc­ture du ser­vice in­cen­die a quelque peu été mo­di­fiée. « Nous sommes pas­sés de 32 pom­piers à temps par­tiel à 24, ce qui a fait aug­men­ter le nombre d’heures pour ces pom­piers. C’est po­si­tif puisque nous avons plus de chances de les gar­der dans notre ser­vice comme ils ont plus de tra­vail et d’évi­ter le rou­le­ment de per­son­nel. La struc­ture pour les pom­piers à temps plein n’a pas chan­gé, outre l’abo­li­tion du poste de chef à la pré­ven­tion. Nous sommes 52 em­ployés temps plein au ser­vice », ajoute M. Le­lièvre.

La seule chose qu’il faut faire at­ten­tion comme ges­tion­naire c’est la sé­cu­ri­té de nos troupes. Nous avons beau­coup de purs sangs, et de temps en temps il faut les re­te­nir.»

Le ser­vice in­cen­die dé­tient un bud­get an­nuel de 4,1 M$, dont la ma­jo­ri­té est pour la masse sa­la­riale, l’achat d’équi­pe­ments, et l’en­tre­tien des vé­hi­cules.

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