Trois écoles à vo­ca­tion par­ti­cu­lière pro­je­tées à Sha­wi­ni­gan

La Com­mis­sion sco­laire de l’Éner­gie en ana­lyse des dos­siers

L'Hebdo du Saint-Maurice - - ACTUALITÉS - PA­TRICK VAILLAN­COURT pa­trick.vaillan­court@tc.tc

ÉDU­CA­TION. La Com­mis­sion sco­laire de l’Éner­gie ana­lyse pré­sen­te­ment la pos­si­bi­li­té de créer trois écoles de ni­veau pri­maire à vo­ca­tion par­ti­cu­lière pour la pro­chaine an­née sco­laire dans le grand Sha­wi­ni­gan: une école al­ter­na­tive, une école pro­fil ho­ckey, et une école avec une vo­ca­tion mu­si­cale.

Des co­mi­tés in­dé­pen­dants les uns des autres ont été mis en place pour ces trois pro­jets. «Nous en train d’ana­ly­ser les dif­fé­rentes étapes de struc­tures, sou­tien d’en­trée de jeu le di­rec­teur gé­né­ral de la Com­mis­sion sco­laire de l’Éner­gie, De­nis Le­maire. On de­vrait dé­po­ser ces pro­jets le 8 no­vembre au con­seil des com­mis­saires, et nor­ma­le­ment le 9 no­vembre, on irait vers une consul­ta­tion. Au­tant avec les co­mi­tés de pa­rents, les conseils d’éta­blis­se­ment, les syn­di­cats et le col­lec­tif. La fin de la consul­ta­tion de­vrait être le 13 dé­cembre, pour l’adop­tion ou non des pro­jets par le con­seil des com­mis­saires le 20 dé­cembre.»

C’est très va­lo­ri­sant de voir que nos pro­jets sont pris en consi­dé­ra­tion, et ce, même si nous ne sommes pas dans le do­maine de l’édu­ca­tion. De sa­voir que l’on peut chan­ger cer­taines choses, en ne par­tant de rien, c’est très po­si­tif pour nous»

Si l’un ou tous les pro­jets vont de l’avant, une pré­ins­crip­tion pour­rait se faire en jan­vier 2017, et les ins­crip­tions of­fi­cielles en fé­vrier.

Beau­coup de tra­vail reste à faire et plu­sieurs points doivent être ana­ly­sés comme l’acte d’éta­blis­se­ment, les cri­tères d’ins­crip­tion, les sec­teurs d’ap­par­te­nance et les ser­vices édu­ca­tifs dis­pen­sés.

Pour l’ins­tant, M. Le­maire n’est pas en me­sure de dire quels lieux sont vi­sés pour la créa­tion pos­sible de ces écoles à vo­ca­tion par­ti­cu­lière. «Il faut éva­luer le tout. Par exemple, si une école n’est pas com­plète, est-ce qu’une école à vo­ca­tion par­ti­cu­lière pour­rait s’y gref­fer? On doit re­gar­der toutes les op­tions.»

Pour l’école spor­tive en ho­ckey, la pos­si­bi­li­té de voir naître un tel lieu d’en­sei­gne­ment fait suite à l’en­tente entre la Com­mis­sion sco­laire de l’éner­gie et la com­pa­gnie Pro­pul­sion Ho­ckey qui per­met dès cette an­née à des jeunes de moins de 8 ans, de moins de 10 ans, et de moins de 13 ans à pra­ti­quer leur sport sous la su­per­vi­sion d’en­traî­neurs. Il est dé­jà conve­nu que pour l’an­née 20172018, le pro­gramme se­ra in­té­gré à l’in­té­rieur de la grille ho­raire d’écoles qui se­ront dé­ter­mi­nées par la Com­mis­sion sco­laire de l’Éner­gie.

Concer­nant l’école à vo­ca­tion al­ter­na­tive, Ma­rie-Ch­ris­tine Gé­li­nas avait dé­jà ef­fec­tué des de­mandes au­près de la Com­mis­sion sco­laire de l’Éner­gie pour vé­ri­fier la pos­si­bi­li­té de créer une telle école. Une école al­ter­na­tive de­mande no­tam­ment une par­ti­ci­pa­tion ac­crue des pa­rents pour l’édu­ca­tion.

«Le co­mi­té ad­mi­nis­tra­tif se char­ge­ra de construire le pro­jet édu­ca­tif. Lors­qu’il se­ra ter­mi­né ou du moins bien avan­cé, ils nous contac­te­ront pour nous le sou­mettre. Nous al­lons alors éva­luer si ce­la res­pecte ce que nous vou­lions ac­com­plir en dé­mar­rant ce pro­jet. C’est dans ce pro­jet édu­ca­tif que le nom de l’école vi­sé se­ra éga­le­ment ré­vé­lé. Pour l’ins­tant, sur notre son­dage en ligne, nous en sommes à 193 en­fants dont les pa­rents sont in­té­res­sés à les ins­crire, le mo­ment ve­nu. Les dis­cus­sions avec la Com­mis­sion sco­laire sont ex­cel­lentes», af­firme Ma­rie-Ch­ris­tine Gé­li­nas. D’OÙ PRO­VIENT L’IDÉE DE CRÉER UNE ÉCOLE À VO­CA­TION MU­SI­CALE AU PRI­MAIRE?

«Ça fait plu­sieurs an­nées qu’on se fai­sait de­man­der pour­quoi il n’y avait pas ce type d’école sur notre ter­ri­toire comme dans d’autres com­mis­sions sco­laires, ré­pond le di­rec­teur gé­né­ral. C’est un pro­jet qui avait émer­gé il y a quelques an­nées, et avec la ré­in­jec­tion de fonds en édu­ca­tion avec le gou­ver­ne­ment, nous pou­vons pen­ser à des pro­jets de dé­ve­lop­pe­ment. Nous avons dû mettre ces pro­jets de dé­ve­lop­pe­ment sur la glace au cours des der­nières an­nées en rai­son des cou­pures bud­gé­taires. Le vo­let mu­si­cal se­ra à dé­ve­lop­per se­lon les be­soins. Nous n’avons pas en­core sta­tué, mais il de­vrait y avoir des ins­tru­ments à vent et à cordes.»

Pour l’école à vo­ca­tion mu­si­cale, il est trop tôt pour dire si la Com­mis­sion sco­laire de l’Éner­gie se tour­ne­ra vers des or­ga­nismes exis­tants pour l’en­seignent ou à l’in­terne. «Contrai­re­ment à l’école à vo­ca­tion ho­ckey et notre en­tente avec Pro­pul­sion Ho­ckey, nous avons des en­sei­gnants à l’in­terne qui dé­tiennent les com­pé­tences. Mais en­core une fois, nous ne sommes pas ren­dus à cette étape, nous éva­luons pré­sen­te­ment les struc­tures pour ces trois pro­jets», ajoute M. Le­maire.

«Aus­si, si nous vou­lons bien faire les choses, on ne peut pas ou­vrir tous les azi­muts. J’en­tends par là l’éva­lua­tion réa­liste du nombre de classes pour les trois pro­jets. Entre le vou­loir et le pou­voir, il faut re­gar­der ce qu’il est pos­sible d’em­me­ner avec une qua­li­té. Il est pos­sible d’y al­ler par étape aus­si. Est-ce que ça se­rait lé­gi­time d’ou­vrir ces écoles à vo­ca­tion par­ti­cu­lière de la ma­ter­nelle à la 6e an­née dès le dé­part? Nous ana­ly­sons tous les scé­na­rios puisque ce ne sont pas les mêmes im­pacts», ter­mine M. Le­maire.

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