« Dé­crire 8 se­condes d’in­ten­si­té »

L'Hebdo du Saint-Maurice - - LA UNE -

RO­DÉO. Pour son 50e an­ni­ver­saire, le Fes­ti­val Wes­tern de St-Tite a dé­ci­dé d’ho­no­rer l’en­semble des ac­teurs contri­buant au suc­cès de ses ro­déos. Cette re­con­nais­sance a me­né à la no­mi­na­tion de l’an­non­ceur Mi­chel Cor­bière par­mi les têtes d’af­fiche. Lu­mière sur LA voix des ro­déos !

Les ha­bi­tués du Fes­ti­val doivent l’ad­mettre : l’am­biance des Grandes Es­trades Coors Ban­quet ne se­rait pas la même sans la puis­sante voix de Mi­chel. An­non­ceur de ro­déo pour le Fes­ti­val de­puis 1995, il a su ajou­ter sa touche per­son­nelle aux com­pé­ti­tions spor­tives. Ses fa­meux « Est- ce qu’on a un 8 se­condes mes­dames et mes­sieurs » et « Ride Cow­boy, Ride » marquent les fes­ti­va­liers par leur en­thou­siasme conta­gieux.

L’éner­gique an­non­ceur a tou­jours por­té un grand in­té­rêt en­vers le sport de ro­déo. « Je regarde le Cal­ga­ry Stam­pede de­puis des an­nées. Ce monde m’a tou­jours at­ti­ré. Le mode de vie du cow­boy, c’est en moi. Alors que j’an­non­çais pour les dis­ci­plines de gym­kha­na, Sylvain Bour­gois, le di­rec­teur des ro­déos, m’a don­né la chance de joindre l’équipe pour le Fes­ti­val Wes­tern » par­tage ce­lui qui a aus­si éle­vé ses propres che­vaux.

Y a-t-il meilleur siège que ce­lui de l’an­non­ceur ? Ama­teur che­vron­né des ro­déos, Mi­chel a la chance de pra­ti­quer son mé­tier dans un en­vi­ron­ne­ment qui lui est cher. « Ce que j’aime le plus, c’est de voir les ath­lètes com­pé­ti­tion­ner. Dans les cir­cuits de ro­déo, on est comme une grande fa­mille. Après les ro­déos, on se réunit tous à une rou­lotte, on prend un ca­fé, on s’or­ga­nise un sou­per. J’ai vu plu­sieurs cow­boys et em­ployés de Wild­time Pro­duc­tion gran­dir. C’est tou­jours un plai­sir de par­ler d’eux en ani­mant », ex­plique le spé­cia­liste.

Tou­jours as­sis confor­ta­ble­ment der­rière son mi­cro, Mi­chel s’est prê­té au jeu à une oc­ca­sion. « Lors d’une école de ro­déo, les gars me ta­qui­naient à pro­pos du fait que je n’avais ja­mais mon­té un tau­reaux. Ils di­saient que je ne pou­vais pas dé­crire ce qui se passe dans les chutes sans l’avoir vé­cu. Alors j’ai pris le taureau par les cornes et je l’ai fait ! J’ai eu du fun, c’était de l’adré­na­line à fond. Mais à 55 ans, une fois c’était as­sez ! De­puis, j’ai en­core un plus grand res­pect pour ceux qui pra­tiquent ce sport », ra­conte le té­mé­raire.

(Cré­dit pho­to Birtz pho­to­gra­phie)

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