El­vis, une ré­vo­lu­tion

40e an­ni­ver­saire de la mort d’El­vis Pres­ley

L'Hebdo du Saint-Maurice - - ACTUALITÉS - MY­RIAM LORTIE my­riam.lortie@tc.tc

POR­TRAIT. Dès qu’il en­tend une chan­son d’El­vis, Re­né Gé­li­nas, 75 ans, re­trouve son in­sou­ciance d’ado­les­cent. Pour le col­lec­tion­neur, le 40e an­ni­ver­saire du dé­cès d’El­vis Pres­ley, sur­ve­nu le 16 août 1977, est sur­tout l’oc­ca­sion de rap­pe­ler l’in­fluence que le chan­teur a eu sur toute une gé­né­ra­tion, une vé­ri­table ré­vo­lu­tion dont il a lui-même été té­moin.

Dans le sous-sol du mé­lo­mane, dans le sec­teur Saint-Georges-de-Cham­plain à Sha­wi­ni­gan, se cache une im­pres­sion­nante col­lec­tion d’al­bums si­gni­fi­ca­tifs de la car­rière d’El­vis Pres­ley, sou­vent dif­fi­ciles à dé­ni­cher au­jourd’hui. On compte au moins une cen­taine de vi­nyles ori­gi­naux, en plus de cer­tains ob­jets pro­mo­tion­nels, de livres et d’une co­pie du tes­ta­ment du King.

Quand El­vis est ar­ri­vé, ça a été une ré­vo­lu­tion parce que les sons et les rythmes étaient nou­veaux, ça bras­sait pour nous, les jeunes ado­les­cents ! »

Re­né Gé­li­nas est un fin connais­seur des dé­tails de la vie d’El­vis et des nom­breuses dates si­gni­fi­ca­tives qui ja­lonnent la vie du chan­teur, qui sont d’ailleurs étran­ge­ment re­liées avec sa propre vie. Mais sur­tout, il ap­pré­cie sa mu­sique. Il n’est d’ailleurs pas prêt à se dé­par­tir des pièces de sa col­lec­tion à n’im­porte quel prix, ni à n’im­porte quel col­lec­tion­neur.

LE DÉ­BUT D’UN TEMPS NOU­VEAU

« Dans notre temps, on avait des or­chestres comme Glenn Miller Or­ches­tra et des chan­teurs comme Dean Mar­tin. Toutes de belles voix, mais tran­quilles. Quand El­vis est ar­ri­vé, ça a été une ré­vo­lu­tion parce que les sons et les rythmes étaient nou­veaux, ça bras­sait pour nous, les jeunes ado­les­cents ! », se sou­vient très bien Re­né Gé­li­nas. Les dé­han­che­ments d’El­vis ont d’ailleurs fait fris­son­ner les ins­tances re­li­gieuses, qui per­daient le contrôle sur la jeu­nesse.

« Après les deux guerres, il ap­por­tait un re­gain, un souffle de vie, de joie, un plai­sir de chan­ter. (…) En plus c’était un blanc qui chan­tait comme un noir. C’est lui qui a tout fait dé­blo­quer, en fai­sant l’union entre le sud et le nord. »

La pé­riode qu’il af­fec­tionne par­ti­cu­liè­re­ment est celle des an­nées 1956 à 1960, avant qu’El­vis ne de­vienne un per­son­nage plus com­mer­cial. « Ça, c’est El­vis Pres­ley pour moi. C’est la pé­riode rock and roll. Après ça, il est de­ve­nu un chan­teur de bal­lades pro­mo­tion­nel », juge-t-il.

« Paul McCart­ney, qui a mon âge, a dé­jà dit que lors­qu’il se sen­tait mal, il écou­tait du El­vis pour que tout se re­place. C’est un peu ça pour moi aus­si. On a vé­cu quelque chose à l’ado­les­cence et c’est comme si on y re­tour­nait quand on l’écoute… avant les pro­blèmes d’adultes, tout ça. C’était une pé­riode d’in­no­cence », sou­rit-il. « Je suis choyé d’avoir vé­cu cette pé­riode. J’y étais corps et âme, c’est dans nos tripes et ce se­ra là pour tou­jours ! »

EL­VIS… TOU­JOURS VIVANT!

Pour Re­né Gé­li­nas, l’an­ni­ver­saire de la mort d’El­vis n’est qu’une opé­ra­tion mar­ke­ting comme tout le reste… puisque El­vis se­rait tou­jours vivant ! Il se­rait au­jourd’hui âgé de 82 ans. Une chose est cer­taine, il est du moins tou­jours bien vivant dans l’es­prit de plu­sieurs fans grâce à sa mu­sique.

(Pho­to TC Me­dia – My­riam Lortie)

Re­né Gé­li­nas a connu, ado­les­cent, la ré­vo­lu­tion pro­vo­quée par la ve­nue d’El­vis.

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