Des en­sei­gnants for­més à uti­li­ser un dé­fi­bril­la­teur

L'Hebdo du Saint-Maurice - - ACTUALITÉS - MA­RIE-EVE ALARIE ma­rie-eve.bour­goin-alarie@tc.tc

ÉDU­CA­TION. Des­pro­fes­seurs­duS­ha­wi­ni­gan High School ont re­çu, la se­maine der­nière, une for­ma­tion en ré­ani­ma­tion car­dio­res­pi­ra­toire (RCR) et en dé­fi­bril­la­tion. L’ob­jec­tif: en­sei­gner auxé­lè­ves­ces­tech­ni­que­sper­met­tant­de­sau­ver des vies.

Les pro­fes­seurs se­ront ain­si en me­sure d’en­sei­gner aux élèves à re­con­naître les signes et symp­tômes d’une crise car­diaque, à bien ef­fec­tuer le mas­sage car­diaque et à uti­li­ser conve­na­ble­ment le dé­fi­bril­la­teur ex­terne au­to­ma­ti­sé.

Sur­tout que l’uti­li­sa­tion d’un dé­fi­bril­la­teur ex­terne au­to­ma­ti­sé aug­mente de près de 80 % les chances de sur­vie dans le cas d’une crise car­diaque.

«De notre cô­té, on l’a in­té­gré dans le cours de PPO (choix de car­rière). Les jeunes l’ap­pré­cient vrai­ment. On voit comment agir avec les en­fants, les ado­les­cents, les adultes et les femmes en­ceintes. C’est vrai­ment pour bien ou­tiller le jeune, car ça peut être une tante ou un grand-pa­pa qui va faire une crise car­diaque. Il faut les sen­si­bi­li­ser à ça et leur mon­trer comment bien le faire», sou­ligne Na­tha­lie Gau­thier, en­sei­gnante au Sha­wi­ni­gan High School.

« L’avan­tage avec les dé­fi­bril­la­teurs ex­ternes au­to­ma­ti­sés, c’est qu’ils disent exac­te­ment quoi faire. Tu ne peux pas vrai­ment te trom­per », ajoute Mme Gau­thier.

«Je pense qu’avec ce pro­gramme, on peut sau­ver des­vies.C’es­tac­ces­si­bleà­tout­le­monde.C’est­quelque chose d’im­por­tant et viable, sou­ligne Da­vid Cor­bin, en­sei­gnan­tauLaTu­queHighS­chool,quiaé­ga­le­ment as­sis­téà­la­for­ma­tion.Per­son­nel­le­ment,j’aieuàu­ti­li­ser mes connais­sances de ré­ani­ma­tion car­dio­res­pi­ra­toire l’an­née der­nière sur l’au­to­route 155. L’adré­na­line em­barque beau­coup, mais avec ce cours, on est ca­pable de sa­voir quoi faire.»

«EN ÉTANT PLUS ALERTES, ILS POUR­RONT IN­TER­VE­NIR»

«C’est un gros dé­part de re­con­naître les signes et symp­tômes d’une crise car­diaque. Il y a une ab­né­ga­tion chez l’adulte qui fait en sorte qu’on ne veut pas dé­ran­ger ni al­ler à l’ur­gence si on n’est pas sûr à 100%. On se dit que ça va pas­ser», in­dique Da­niel Hé­bert, maître ins­truc­teur pour la Fon­da­tion des ma­la­dies du coeur et pour la Fon­da­tion ACT.

M. Hé­bert se ré­jouit de voir l’ap­pa­ri­tion de plus en plus de dé­fi­bril­la­teurs ex­ternes au­to­ma­ti­sés dans les lieux pu­blics, no­tam­ment les aré­nas. Il sou­ligne que cet ap­pa­reil doit être ac­ces­sible au maxi­mum, car c’est l’ou­til de ré­ani­ma­tion par ex­cel­lence pour les adultes. Le mas­sage car­diaque à lui seul en­traîne un taux de sur­vie d’en­vi­ron 6%.

« La for­ma­tion est qui of­ferte aux pro­fes­seurs, et donc ul­ti­me­ment aux élèves, est in­ter­ac­tive. Le fait que les élèves pour­ront re­con­naître les signes et symp­tômes d’une crise car­diaque aug­mente da­van­tage les taux de sur­vie. En étant plus alertes, ils pour­ront in­ter­ve­nir. Par exemple, quand un en­fant re­con­naît des signes d’une crise car­diaque à son père qui pense faire une in­di­ges­tion, il peut être sen­si­bi­li­sé à ap­pe­ler le 9-1-1, dire qu’il faut se rendre à l’ur­gence. Il vaut mieux l’ame­ner conscient à l’ur­gence avec des dou­leurs que de l’avoir en arrêt car­dio­res­pi­ra­toire à la mai­son. » 11 écoles Au to­tal, 11 écoles de la Mau­ri­cie re­çoivent le pro­gramme de la Fon­da­tion ACT, dont la mis­sion est de mettre sur pied le pro­gramme de RCR comme pro­gramme obli­ga­toire dans toutes les écoles se­con­daires du Ca­na­da. « On en­cou­rage for­te­ment les écoles à l’in­té­grer dans leur cur­sus sco­laire. On pense que ces tech­niques de ré­ani­ma­tion font par­tie des va­leurs de la vie. On veut gar­der tout le monde en vie. Si une per­sonne fait un arrêt car­diaque, il fau­drait que tout le monde sache quoi faire », sou­tient Ca­role Na­deau, ges­tion­naire de pro­jet pour la Fon­da­tion ACT. À Sha­wi­ni­gan, les écoles se­con­daires des Chutes, du Ro­cher et Val-Mau­ri­cie bé­né­fi­cient de ce pro­gramme, tout comme l’école se­con­daire Paul-le-Jeune à Saint-Tite. Col­lectes de fonds en cours La Fon­da­tion ACT fait pré­sen­te­ment des col­lectes de fonds pour le Sha­wi­ni­gan High School et La Tuque High School. Toute en­tre­prise ou or­ga­nisme phi­lan­thro­pique dé­si­rant of­frir l’équi­pe­ment d’en­sei­gne­ment à ces écoles, soit les man­ne­quins et les dé­fi­bril­la­teurs de for­ma­tion, peut com­mu­ni­quer avec la Fon­da­tion au 1-800-4655553 ou via le www.fon­da­tio­nact.ca.

(Pho­to TC Me­dia – Ma­rie-Eve Alarie)

Les pro­fes­seurs du Sha­wi­ni­gan High School ont re­çu la for­ma­tion de RCR et d’uti­li­sa­tion d’un dé­fi­bril­la­teur ex­terne au­to­ma­ti­sé.

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