An­née déterminante pour l’asclépiade

L'Hebdo du Saint-Maurice - - ACTUALITÉS - PA­TRICK VAILLAN­COURT pa­trick.vaillan­court@tc.tc

ASCLÉPIADE. La Co­opé­ra­tive Mo­nark est ac­tuel­le­ment en plein coeur de la ré­colte 2017. Il s’agit de la pre­mière grosse ré­colte qui ar­rive à ma­tu­ri­té avec les plants qui ont été se­més il y a trois ans.

Pour la ré­colte, il est né­ces­saire d’at­tendre que les pa­pillons mo­narques quittent les champs et que les feuilles de la plante tombent. La ré­colte de­vrait se pour­suivre jus­qu’à la fin du mois d’oc­tobre.

Après avoir peau­fi­né la ré­gie de culture de­puis 2013, le nombre d’hec­tares en pro­duc­tion a ex­plo­sé pour les an­nées 2016 et 2017. « Ce qui a été se­mé en 2015 ar­rive cette an­née à ma­tu­ri­té. Et ce ne se­ra pas notre meilleure ré­colte comme la tech­nique de culture n’était pas en­core à point. En 2016, on était meilleur et en­core plus cette an­née. Mais ces plan­ta­tions ne sont pas en­core à ma­tu­ri­té. C’est pour la ré­colte de 2019 que nous ar­ri­ve­rons avec des su­per­fi­cies as­sez in­croyables. Cette an­née, il est ques­tion d’une ré­colte entre 150 et 200 hec­tares », ex­plique Da­niel Al­lard de la Co­opé­ra­tive Mo­nark.

UNE IN­QUIÉ­TUDE

La pré­si­dente de Pro­tec-Style a avoué que les En­tre­prises En­core 3 étaient à la re­cherche de fi­nan­ce­ment (voir autre texte). Est-ce que ce fait a pu frei­ner l’ar­deur de cer­tains pro­duc­teurs agri­coles ? « Les pro­duc­teurs ont po­sé des ques­tions à la co­opé­ra­tive pour savoir ce qui ar­ri­vait avec En­core 3, comme il s’agit de notre prin­ci­pal client. On s’in­forme de notre cô­té. Mais le man­dat de la co­opé­ra­tive est la pro­duc­tion, de s’as­su­rer de la mise en mar­ché et du paie­ment. On a été ras­su­ré con­cer­nant le paie­ment pour les pro­duc­teurs. Le plan A est de voir les In­dus­tries En­core 3 réus­sir afin de dé­cro­cher des contrats. Mais on croit au potentiel du pro­duit fi­nal qui re­pose sur la réus­site de la pro­duc­tion agri­cole.

UNE AN­NÉE DÉTERMINANTE

Se­lon M. Al­lard, la ré­col­teuse est pas­sée du stade de pro­to­type l’an­née der­nière, à ce­lui de pro­jet pi­lote cette an­née. « Cette an­née, il faut savoir com­bien d’hec­tares la ma­chine peut ré­col­ter, et com­bien on doit avoir de ma­chines par 100 hec­tares. Il faut en­suite cal­cu­ler tout le ré­seau pour trans­por­ter les ré­coltes pour ap­por­ter la ma­tière ra­pi­de­ment au poste de condi­tion­ne­ment. En­suite le poste de condi­tion­ne­ment doit être ins­tal­lé en fonc­tion des quan­ti­tés qu’on a à trai­ter pour la conser­va­tion du fol­li­cule. Et tout ça est ex­pé­ri­men­tal cette an­née parce que c’est la pre­mière fois qu’on ar­rive avec une grosse ré­colte. On doit se rendre jus­qu’à un fol­li­cule condi­tion­né qui peut être conser­vé. Il ne faut pas man­quer notre coup cette an­née parce que la ré­colte de l’an pro­chain se­ra en­core plus im­por­tante.»

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