Bo­nen­fant prône l’équi­té pour les sec­teurs

L'Hebdo du Saint-Maurice - - ACTUALITÉS - PA­TRICK VAILLAN­COURT pa­trick.vaillan­court@tc.tc

PO­LI­TIQUE. Le can­di­dat à la mai­rie de Sha­wi­ni­gan, Fran­çois Bo­nen­fant a of­fi­ciel­le­ment dé­po­sé sa can­di­da­ture le 25 sep­tembre à l’Hô­tel de Ville.

« Les im­pres­sions sont bonnes. J’ai beau­coup de gens qui m’ap­puient. Je me pré­sente parce qu’il y a beau­coup de choses qui me dé­rangent à la Ville de­puis plu­sieurs an­nées. Les gens ne sont pas écou­tés, la ville ne nous ap­par­tient pas. Je veux qu’il y ait une équi­té pour les sec­teurs. Il faut que quel­qu’un se pré­sente pour don­ner une op­tion aux ci­toyens », in­dique-t-il d’en­trée de jeu.

LA DETTE ET RÉ­DUIRE LES DÉ­PENSES

«Mal­gré ce que Mi­chel An­gers dit avec la dette qui est contrô­lée, il reste que la dette a presque dou­blé de­puis 8 ans. C’est un fait que la dette a aug­men­té de 86%. Entre 2014 et 2016, il y a 2,3% des com­merces qui ont fer­mé à Sha­wi­ni­gan. La Ville est en­det­tée, il y a un taux de taxa­tion éle­vé. Les mai­sons se vendent moins cher que l’éva­lua­tion. Il faut se prendre en main et es­sayer de contrô­ler les dé­penses», pour­suit M. Bo­nen­fant.

Et comment M. Bo­nen­fant pour­ra-t-il y ar­ri­ver ? « Il faut pre­miè­re­ment être trans­pa­rent et re­voir chaque poste de dé­pense. Avec le con­seil mu­ni­ci­pal en place, il faut tou­jours se ques­tion­ner à savoir s’il s’agit d’une dé­pense né­ces­saire. Par exemple, l’achat de ma­chi­ne­rie. Pour connaître ce do­maine, la ma­chi­ne­rie peut tou­jours être ré­pa­rée. On vit au-des­sus de nos moyens. Par exemple, le parc in­dus­triel à grand ga­ba­rit qui a été an­non­cé. Rien n’a été fait et c’est un mon­tant de 5 M$ qui a été dé­pen­sé. »

L’ÉQUI­TÉ POUR LES SEC­TEURS

« Je crois que tous les sec­teurs de la Ville sont lais­sés pour compte, ajoute le can­di­dat. Il faut éva­luer comment un sec­teur rap­porte en taxes, pour re­tour­ner l’ar­gent dans ce sec­teur. Par exemple, je vais par­ler du Lac-à-la-Tor­tue parce que je viens de là, ce sec­teur rap­porte des mil­lions de dol­lars à la Ville, mais elle n’est pas par­te­naire. Seule­ment les gens du Lac-à-la-Tor­tue vont payer pour le pro­jet d’as­sai­nis­se­ment des eaux. »

Ques­tion­né sur sa dé­marche de dé­fu­sion du sec­teur Lac-à-la-Tor­tue, M. Bo­nen­fant a ex­pli­qué que c’était pour faire bou­ger les choses. «Mon but c’était de faire bou­ger les choses. Les gens du Lac-à-la-Tor­tue se plai­gnaient et il n’y avait rien qui se pas­sait. À par­tie de là, le pro­jet d’as­sai­nis­se­ment des eaux et des égouts a bou­gé vite à par­tir de là. Mais ce qui est triste, ç’a bou­gé, mais ce sont seule­ment les gens du sec­teur qui payent. On va tra­vailler en­semble pour re­don­ner l’équi­té à cette ville. M. An­gers a beau dire qu’il tra­vaille pour tous les sec­teurs, mais ce n’est pas vrai, per­sonne ne le croit. C’est pour­quoi je veux éta­blir un co­mi­té de ci­toyens dans chaque sec­teur.»

« Lors de son lancement, M. An­gers a dit que la cam­pagne se­ra une his­toire de chiffre, mais je veux seule­ment lui dire que ce n’est pas lui qui va dic­ter ma cam­pagne. D’ailleurs, je vais ap­por­ter d’autres points en cours de cam­pagne. Je veux faire une cam­pagne sur le ter­rain. »

Fran­çois Bo­nen­fant.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.