Pré­pa­rer sa mort sur pa­pier

L'Hebdo Journal - - ACTUALITÉS - Ma­rie-eve Ala­rie

Cer­tains do­cu­ments per­mettent de mieux pré­pa­rer son en­tou­rage à sa mort. S’il y a le tes­ta­ment pour les legs lé­gaux, le tes­ta­ment de vie, lui, peut évi­ter bien des tra­cas à sa fa­mille.

Ce tes­ta­ment n’est pas au­to­ma­ti­que­ment pro­po­sé avec le tes­ta­ment no­ta­rié. Il suf­fit d’y in­di­quer des di­rec­tives à suivre à l’ap­proche de la mort.

Par exemple: la per­sonne mou­rante sou­haite- t- elle faire un don d’or­gane, se faire ré­ani­mer ou non, etc.

« Lors­qu’on rem­plit ces di­rec­tives de fin de vie, il vaut mieux en par­ler avec notre fa­mille quand on a en­core toute notre lu­ci­di­té, afin de s’as­su­rer que nos der­nières vo­lon­tés soient res­pec­tées » , note la pro­fes­seure de psy­cho­lo­gie et spé­cia­liste en gé­ron­to­lo­gie, Syl­vie La­pierre.

Le tes­ta­ment de vie men­tionne éga­le­ment les dé­ci­sions mé­di­cales qui doivent être prises dans le cas où l’on se­rait gra­ve­ment ma­lade ou in­apte à prendre de telles dé­ci­sions. Le mé­de­cin trai­tant doit lé­ga­le­ment te­nir compte du tes­ta­ment de vie lors du trai­te­ment pour une ma­la­die.

Il est re­com­man­dé d’en don­ner une co­pie à un proche parent.

Qui dé­ci­de­ra de ma mort?

Le man­dat en cas d’in­ap­ti­tude per­met de dé­ter­mi­ner qui s’oc­cu­pe­ra de nous si l’on de­vient in­apte. Plu­tôt que de lais­ser la fa­mille en dé­ci­der, il est pos­sible de man­da­ter lé­ga­le­ment la per­sonne qu’on veut voir dans ce rôle.

« Avoir un man­dat en cas d’in­ap­ti­tude peut évi­ter cer­tains conflits fa­mi­liaux. Voir un proche in­apte ou mou­rant cause beau­coup de stress à la fa­mille, sur­tout que la mort ou la pré­pa­ra­tion face à la mort est gé­né­ra­le­ment un su­jet ta­bou. Le man­dat per­met d’iden­ti­fier la per­sonne en qui l’on a le plus confiance pour dé­ci­der à notre place», pré­cise Mme La­pierre.

D’après Mme La­pierre, il est im­por­tant que les fa­milles prennent le temps de dis­cu­ter de l’ap­proche de la mort, cal­me­ment.

«C’est l’oc­ca­sion de dis­cu­ter à pro­pos de ce qu’on veut lé­guer et à qui et de s’as­su­rer que ses dé­si­rs soient le plus pos­sible res­pec­tés au mo­ment du dé­cès», conclut-elle.

Pour ob­te­nir le man­dat en cas d’in­ap­ti­tude: www.cu­ra­teur.gouv.qc.ca

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