Lock-out de la LNH: des im­pacts vi­sibles à Trois-ri­vières

L'Hebdo Journal - - SPORTS - Marc-an­dré Pel­le­tier

Le Nas­car plu­tôt que le hockey

Le lock-out dans la LNH trouve ses échos jus­qu’en Tri­flu­vie. L’impact est tel­le­ment consi­dé­rable que cer­tains com­mer­çants se de­mandent car­ré­ment comment ils sur­vi­vront au conflit de tra­vail.

Pour Alexis Bro­deur, gé­rant de la bou­tique La Cap­sule spor­tive au Centre Les Ri­vières, le lock-out com­plique pas­sa­ble­ment la donne.

«Les gens sont moins in­té­res­sés au hockey, c’est sûr», lance-t-il d’en­trée de jeu. «Il faut pous­ser nos pro­mo­tions. Chez nous, tout l’équi­pe­ment de hockey est à 50% pour es­sayer d’en vendre le plus. Les Fêtes qui ap­prochent nous aident un peu, mais il fau­dra que ça bouge…» laisse-t-il en­tendre.

M. Bro­deur ex­plique que pour se sor­tir du ma­rasme as­so­cié à la LNH, la pro­mo­tion des autres sports est très importante.

«Les gens se tournent vers d’autres sports. On a ven­du des trucs de ba­se­ball pen­dant les Sé­ries mon­diales, de l’Impact, on vend da­van­tage d’ar­ticles de foot­ball pré­sen­te­ment, mais on es­père que ça re­pren­dra après le lock-out», pour­suit-il. Chez Voyage Arc-En-Ciel, qui or­ga­nise des voyages spor­tifs, le lock-out dans la LNH re­tarde le dé­ve­lop­pe­ment d’une nou­velle clien­tèle, rap­porte Yves Bor­de­leau, pro­prié­taire.

« Le prin­ci­pal impact, c’est l’an­nu­la­tion des matchs du Ca­na­dien. Nous es­sayons de dé­ve­lop­per un nou­veau cré­neau, mais le lock-out ra­len­tit nos ar­deurs. On or­ga­nise des voyages aux Alouettes ou pour al­ler voir des courses de Nas­car, mais ça n’a jamais la po­pu­la­ri­té des matchs du Ca­na­dien».

Sans né­ces­sai­re­ment perdre d’ar­gent, M. Bor­de­leau re­con­naît que son en­tre­prise pour­rait en en­gran­ger da­van­tage s’il y avait du hockey.

« Heu­reu­se­ment, les matchs an­nu­lés nous sont rem­bour­sés, mais il y a un manque à ga­gner, c’est sûr. Là, on a ar­rê­té notre mise en mar­ché et d’ha­bi­tude, on affiche com­plet pour ce type de voyage dès le mois d’août. Pré­sen­te­ment, les gens sont plus hé­si­tants, c’est sûr», re­con­naît-il.

Le désa­gré­ment est donc da­van­tage lo­gis­tique qu’éco­no­mique.

« Il faut dé­com­man­der les au­to­bus qu’on avait ré­ser­vés et on de­vra peut-être le faire aus­si après les Fêtes. On fait du pro­fit sur­tout sur la vente de for­faits. Si les Nor­diques re­ve­naient, on sait qu’on au­rait une clien­tèle pour ça » , pour­suit- il.

NHL 13 pour com­bler le vide?

Un des jeux vi­déo les plus ven­dus chaque an­née, la fi­lière NHL d’EA Sports, ne semble pas trop su­bir les contre­coups de l’in­ter­rup­tion de tra­vail de la LNH. En tout cas, pas à Trois-Ri­vières.

«Je n’ai pas de chiffres concrets, mais on constate même une aug­men­ta­tion par rap­port aux ventes des autres an­nées», sou­tient Stéphanie St-Arnaud, gé­rante du EB Games du Centre Les Ri­vières. « Peut- être même que les gens ont dé­ci­dé de se ra­battre sur les jeux vi­déo. Ils ont peut-être dé­ci­dé de jouer à NHL 13 à dé­faut de re­gar­der du vrai hockey».

L’assistance double aux Pa­triotes

Le vide lais­sé par l’ab­sence de hockey s’avère tou­te­fois po­si­tif pour les Pa­triotes de l’Université du Qué­bec à Trois-Ri­vières qui voient da­van­tage de gens pas­ser par les tour­ni­quets.

«On constate une aug­men­ta­tion des fré­quen­ta­tions à nos matchs», sou­ligne l’en­traî­neur-chef de l’équipe, Gilles Bou­chard.

Alors que l’assistance moyenne était de 200 per­sonnes l’an der­nier, le per­son­nel des Pa­triotes de l’UQTR éva­lue une moyenne de 400 spec­ta­teurs par match de­puis le dé­but de la sai­son. Le nombre d’étu­diants pré­sents aux matchs a aus­si pas­sa­ble­ment aug­men­té.

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