Fen­ta­nyl : la po­lice est aux aguets

L'Hebdo Journal - - ACTUALITÉS - PIER-OLI­VIER GAGNON pier-oli­vier.gagnon@tc.tc

DROGUE. La Sû­re­té du Qué­bec ne reste pas in­dif­fé­rente de­vant l’ar­ri­vée du fen­ta­nyl par­tout en pro­vince.

Ce puis­sant anal­gé­sique est de plus en plus pré­sent au Qué­bec et re­pré­sente une me­nace bien réelle éga­le­ment en Mauricie.

Pen­dant que les vic­times de cet opioïde sont de plus en plus nom­breuses dans cer­taines villes, la pro­pa­ga­tion du fen­ta­nyl pré­oc­cupe les au­to­ri­tés.

La Sû­re­té du Qué­bec suit la si­tua­tion de près, mais re­fuse d’en dire da­van­tage. Bien­tôt, nous pré­cise-t-on, le corps po­li­cier du Qué­bec fe­ra le point sur la pro­blé­ma­tique.

« On sou­haite ex­pli­quer notre rôle, ce qui se fait pré­sen­te­ment sur le mar­ché et les ten­dances pro­vin­ciales au ni­veau du fen­ta­nyl», confirme Hu­go Four­nier, sergent et porte-pa­role de la Sû­re­té du Qué­bec.

En Mauricie, la Sû­re­té du Qué­bec est pru­dente avec la pré­sence ou non du fen­ta­nyl. « On sait que ça s’en vient et nous sommes prêts, in­dique M. Four­nier. Il y a eu quelques cas à Mon­tréal, mais c’est en­core une pro­blé­ma­tique iso­lée dans la pro­vince. Il faut ras­su­rer la po­pu­la­tion ».

D’ores et dé­jà, la Sû­re­té du Qué­bec confirme que ses po­li­ciers sont for­més et ren­sei­gnés sur l’ar­ri­vée du fen­ta­nyl dans plu­sieurs ré­gions du Qué­bec. Elle a aus­si man­da­té des ef­fec­tifs, no­tam­ment des en­quê­teurs pour faire la lu­mière sur la si­tua­tion. « Nous avons des gens qui tra­vaillent pré­sen­te­ment tant au ni­veau du ren­sei­gne­ment que sur les ré­seaux qui existent. On est en cueillette d’in­for­ma­tions ».

Du cô­té de la Sé­cu­ri­té pu­blique deT­rois-Ri­vières, on reste éga­le­ment au fait de la si­tua­tion.

« Pour l’ins­tant, on n’a pas trou­vé de fen­ta­nyl lors de nos sai­sies. La seule chose qu’on a trou­vée, ce sont des timbres de fen­ta­nyl uti­li­sés pour des trai­te­ments mé­di­caux. On ne parle pas du même pro­duit. C’est le fen­ta­nyl conçu en la­bo­ra­toire qui est le plus dom­ma­geable. Il est très no­cif parce qu’il n’est ni me­su­ré ni quan­ti­fié », ex­plique Luc Mongrain, sergent aux re­la­tions pu­bliques et com­mu­nau­taires à la Sé­cu­ri­té pu­blique de Trois-Ri­vières.

Rien ne laisse pré­sa­ger qu’il y au­rait un quel­conque tra­fic de fen­ta­nyl à Trois-Ri­vières.

(En col­la­bo­ra­tion avec Ma­rie-Eve Ala­rie)

(Pho­to gra­cieu­se­té – GRC)

Le tra­fic de fen­ta­nyl est dans la mire des au­to­ri­tés po­li­cières.

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