De Pierre Va­lois

L'Hebdo Journal - - ACTUALITÉS -

dé­cès », sou­ligne M. Va­lois.

Au fil des an­nées, il s’est adap­té aux be­soins de ses vieux amis. Son vieil ami ac­tuel a 95 ans. Il est un homme seul, mais dont la fa­mille est moins pré­sente dans la ré­gion.

La fin du ju­me­lage est évi­dem­ment tou­jours dé­chi­rante de par la na­ture du lien qui naît entre les per­sonnes ju­me­lées.

« Ça fai­sait en­vi­ron deux ans et de­mi qu’on était ju­me­lé lorsque mon pre­mier vieil ami est dé­cé­dé. C’était le 24 dé­cembre au ma­tin, à l’hô­pi­tal. J’étais seul avec lui. Il n’avait per­sonne pour s’oc­cu­per de lui. Même si c’est dé­chi­rant, ça fait par­tie de notre mis­sion. Il faut l’ac­cep­ter. C’est im­por­tant d’être là dans les der­niers mo­ments quand c’est pos­sible», ra­conte-t-il avec émo­tion.

C’est le seul vieil ami qu’il a pu ac­com­pa­gner jus­qu’à ses der­niers mo­ments.

« Je n’ai pas été aver­ti pour mes deuxième et troi­sième vieux amis, même si j’avais fait les dé­marches pour être aver­ti. C’est le gros pro­blème qu’on a. On ai­me­rait que les pe­tits frères soient aver­tis quand les vieux amis sont en fin de vie pour qu’on puisse les ac­com­pa­gner, quelle que soit l’heure du jour », plaide Pierre Va­lois.

« Mal­heu­reu­se­ment, ça ne se fait pas, même si l’in­fir­mière res­pon­sable est avi­sée et qu’il y a une note au dos­sier. Le mes­sage ne se rend pas tou­jours. Il faut prendre conscience de l’im­por­tance que ça a pour nos vieux amis. On sait que ce n’est pas par mau­vaise vo­lon­té, mais plu­tôt un manque de res­sources. Tout de même, ce se­rait im­por­tant que les ins­ti­tu­tions prennent conscience de notre mis­sion », ajoute-t-il.

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