Vieillir seul dans l’Est, sauf à RDP/PAT

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Et ne comp­tez pas sur une ar­ri­vée mas­sive dans les pro­chaines an­nées de ré­si­dents ve­nant d’autres sec­teurs de la mé­tro­pole pour chan­ger cette don­née, puisque les chiffres de Sta­tis­tique Ca­na­da laissent voir un exode des Mon­tréa­lais vers les ban­lieues. Au cours des cinq der­nières an­nées, 170 000 d’entre eux ont quit­té l’île. « La ville perd ses ci­toyens, laisse en­tendre Guy Od­do, de Sta­tis­tique Ca­na­da. Les gens vont s’ins­tal­ler sur la Rive-Nord et sur la Rive- Sud, et ce, même s’ils conti­nuent, dans une grande pro­por­tion, de tra­vailler sur l’île. Ils pré­fèrent voya­ger qu’ha­bi­ter ici. »

Seul en­droit dans l’est de l’île où il y a eu une cer­taine aug­men­ta­tion de la po­pu­la­tion: An­jou, avec un dif­fé­ren­tiel po­si­tif de 7 % entre les don­nées de 2001 et celles de 2006.

IM­MI­GRA­TION ET LANGUE

Pour­tant, d’après le der­nier re­cen­se­ment de Sta­tis­tique Ca­na­da, la po­pu­la­tion de Mon­tréal a crû de 5,2 % entre 1986 à 2006, pas­sant de 1 540 816 à 1 620 693.

Une si­tua­tion at­tri­buable, ex­plique le cher­cheur, à l’ar­ri­vée de nou­veaux im­mi- grants qui dé­cident de vivre, pour la plu­part, sur l’île de Mon­tréal. « Trois per­sonnes sur dix qui ré­sident à Mon­tréal sont nées en de­hors du pays. En plus, la mi­gra­tion in­ter­na­tio­nale est main­te­nant plus im­por­tante que l’ac­crois­se­ment na­tu­rel des Mon­tréa­lais. »

Dans l’Est, cette si­tua­tion se fait prin­ci­pa­le­ment sen­tir à Mon­tréal-Nord, Saint-Léo­nard et Ri­vière-des-Prai­ries.

Cette im­mi­gra­tion ex­pli­que­rait le ni­veau de sco­la­ri­té éle­vé que l’on re­trouve jus­te­ment dans ces sec­teurs. « Les im­mi­grants qui ar­rivent ici ont souvent un di­plôme uni­ver­si­taire, in­dique M. Od­do. De plus, la si­tua­tion du vieillis­se­ment de la po­pu­la­tion mon­tréa­laise se­rait as­su­ré­ment plus grave s’il y avait moins d’im­mi­gra­tion, car la plu­part des nou­veaux ar­ri­vants qui s’ins­tallent à Mon­tréal sont âgés entre 15 et 44 ans. »

Cette même im­mi­gra­tion a éga­le­ment un ef­fet sur la pro­por­tion de per­sonnes par­lant plus souvent le fran­çais à la mai­son. De 56,4 % en 2001, elle se si­tue main­te­nant à 54,2 %. Et voi­là que le trans­fert ne se fait plus au pro­fit de l’an­glais (aug­men­ta­tion de seu­le­ment 0,2 % entre les deux re­cen­se­ments), mais plu­tôt de l’es­pa­gnol et de l’ita­lien (7 % de la po­pu­la­tion ont l’une ou l’autre comme langue par­lée à la mai­son), de même qu’au pro­fit des langues arabes et chi­noises (6 %).

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