Le Bin­go RDP re­prend la par­tie

L'Informateur - - ACTUALITÉS - > Steve Ca­ron

L’opé­ra­teur de la salle de Bin­go RDP, Les En­tre­prises Om­ni­bin­go, a re­pris ses ac­ti­vi­tés. Les or­ga­nismes com­mu­nau­taires, qui ont eu des dé­mê­lés avec le ges­tion­naire, sou­haitent que ce nou­veau dé­part soit le dé­but d’une nou­velle ère de col­la­bo­ra­tion.

En jan­vier der­nier, la Ré­gie des al­cools, des courses et des jeux du Qué­bec ré­vo­quait le per­mis des En­tre­prises Om­ni­bin­go pour des en­traves com­mises à la ré­gle­men­ta­tion, no­tam­ment en ce qui a trait aux pro­fits re­mis aux or­ga­nismes. Ces der­niers sou­haitent que ce triste épi­sode soit bien loin der­rière eux.

Le ges­tion­naire de la salle de­meu­re­ra le même. Des chan­ge­ments pour­raient sur­ve­nir dans l’équipe, mais sur ce point, les or­ga­nismes n’ont au­cun pou­voir dé­ci­sion­nel.

« Nous pas­sons à autre chose et nous don­nons la chance au cou­reur. Oui, il y a eu des in­frac­tions, main­te­nant, nous es­pé­rons que tout ren­tre­ra dans l’ordre et que le ges­tion­naire de la salle au­ra ap­pris de ses er­reurs », de sou­li­gner Yo­laine Fris­ko et Jacques Gau­thier, res­pec­ti­ve­ment du Centre des femmes RDP et du Club op­ti­miste Mon­tréal-Co­lom­bo.

Ceux-ci avouent qu’ils se­ront beau­coup plus vi­gi­lants à l’en­droit du ges­tion­naire. Lors de l’im­plan­ta­tion des nou­velles me­sures ré­gis­sant les bin­gos, le rôle dé­vo­lu aux or­ga­nismes bé­né­fi­ciaires était peut-être un peu am­bi­gu. Après la mau­vaise aven­ture qu’ils ont vé­cue, Mme Fris­ko et M. Gau­thier pro­mettent qu’ils fe­ront un sui­vi beau­coup plus ser­ré.

Du­rant 15 ans, nous avons été les propres ges­tion­naires de notre bin­go. Nous avions nos fa­çons de faire et avec les mo­di­fi­ca­tions ap­por­tées, nous nous de­man­dions quel était notre nou­veau rôle. Main­te­nant, nous le sa­vons, ex­pliquent-ils.

Pour­tant, tout le monde a in­té­rêt à ce que ce­la fonc­tionne, au­tant le ges­tion­naire de la salle que les or­ga­nismes bé­né­fi­ciaires. Dans cette op­tique, Mme Fris­ko croit que les re­la­tions se­ront amé­lio­rées.

« Si nous vou­lons que les deux par­ties soient ga­gnantes, il faut tous tra­vailler en­semble et nous sommes prêts à nous im­pli­quer. »

Les or­ga­nismes ont dé­jà com­men­cé à s’or­ga­ni­ser. Une réunion re­grou­pant les di­vers par­te­naires qui bé­né­fi­cient des re­cettes de la salle de Bin­go RDP, à la­quelle le ges­tion­naire a as­sis­té, a été te­nue et les dis­cus­sions ont été franches.

Les or­ga­nismes sont sur le point de nom­mer des porte-pa­role of­fi­ciels. Les ca­naux de com­mu­ni­ca­tion se­ront ain­si amé­lio­rés et il se­ra plus fa­cile d’agir au be­soin. L’ob­jec­tif n’est pas de se sub­sti­tuer au ges­tion­naire de la salle, mais bien de s’as­su­rer que tout soit fait de la bonne fa­çon.

« Plu­sieurs per­sonnes nous ont in­ter­pel­lés. Ils ont hâte que les bin­gos soient de re­tour. Main­te­nant que c’est fait, il ne reste qu’à sou­hai­ter que tout se passe bien et que les gens soient au ren­dez-vous », conclut M. Gau­thier.

De son cô­té, le ges­tion­naire en­tend se confor­mer à la ré­gle­men­ta­tion. Il sou­haite tra­vailler en col­la­bo­ra­tion avec les or­ga­nismes com­mu­nau­taires pour que tout se passe bien.

« Le bin­go est un di­ver­tis­se­ment et de­vrait être une par­tie de plai­sir. Il y au­rait peut-être lieu d’ap­por­ter des amé­lio­ra­tions à la ré­forme pour que toutes les par­ties y trouvent leur compte. Ac­tuel­le­ment, ce n’est pas né­ces­sai­re­ment le cas. »

Cer­tains ges­tion­naires de salles ont de la dif­fi­cul­té à gar­der la tête hors de l’eau. Plu­sieurs doivent in­ves­tir des sommes mas­sives pour de­meu­rer com­pé­ti­tifs et ce­la ne se tra­duit pas tou­jours en ren­ta­bi­li­té.

La concur­rence est fé­roce et les lois ne se­raient pas res­pec­tées par tous, avoue sous le cou­vert de l’ano­ny­mat un ges­tion­naire de salle qui est dans le do­maine de­puis plus de 15 ans.

Ce der­nier sou­hai­te­rait un meilleur contrôle et du sou­tien de la part de la Ré­gie. Les ges­tion­naires sont un peu lais­sés à eux-mêmes et ils doivent se dé­brouiller seuls avec la ré­forme.

« Par­fois, ce n’est pas de la mau­vaise vo­lon­té, c’est sim­ple­ment qu’on ne sait pas ce qui re­lève de notre res­pon­sa­bi­li­té ou ce qui nous est per­mis de faire ! Les bin­gos d’an­tan sont bien loin », ex­plique-t-il.

(Pho­to: Ju­pi­ter Images)

Les joueurs de bin­go ont de nou­veau ren­dez-vous

à la salle de Bin­go RDP.

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