L’Est mé­tro­po­li­tain fou du syn­thé­tique!

DES JOUEURS DE SOC­CER SER­VIS À SOU­HAIT DE­PUIS CINQ ANS

L'Informateur - - SPORTS - > Thier­ry Bour­deau

De­puis une de­mi-dé­cen­nie, la po­pu­la­tion de l’Est as­siste à une mé­ta­mor­phose de ses ins­tal­la­tions spor­tives. La « mode syn­thé­tique » et l’ef­fer­ves­cence du soc­cer ont for­cé la main du gou­ver­ne­ment, de la Ville et des ar­ron­dis­se­ments à in­ves­tir da­van­tage pour la jeu­nesse et le sport. Au­jourd’hui, les adeptes du bal­lon rond ne peuvent qu’ad­mi­rer le tra­vail ac­com­pli et pro­fi­ter des in­fra­struc­tures mises en place, dont la fac­ture to­tale dé­passe les 65 mil­lions de dol­lars!

La ma­jo­ri­té de cette somme a été in­ves­tie pour la construc­tion des com­plexes spor­tifs in­té­rieurs (voir autre texte), mais les ter­rains de soc­cer ex­té­rieurs ne sont pas en reste. On dé­nombre main­te­nant 14 aires de jeu syn­thé­tique ex­té­rieures dans l’Est, dont 13 ont vu le jour ou su­bi une ré­fec­tion au cours des cinq der­nières an­nées!

« C’est nor­mal d’avoir in­ves­ti dans les ter­rains syn­thé­tiques, car ils sont beau­coup plus du­rables », men­tionne Édith Pa­ri­zeau, char­gée des com­mu­ni­ca­tions de l’ar­ron­dis­se­ment RDP—PAT.

« D’un cô­té, c’est pour la sé­cu­ri­té des joueurs. Il n’y a pas de trous ou de bosses dans un ter­rain syn­thé­tique. La ca­pa­ci­té d’ab­sorp­tion des chocs est bien meilleure quand un joueur tombe, ren­ché­rit Pierre Hu­bert, chef de sec­tion dans l’amé­na­ge­ment des parcs de la Pointe-de-l’Île. Aus­si, un ter­rain syn­thé­tique nous per­met de l’uti­li­ser jus­qu’à 70 heures par se­maine, con­trai­re­ment à une ving­taine d’heures pour un ter­rain na­tu­rel. »

En ef­fet, les plages ho­raires de ces nou­veaux ter­rains per­mettent une uti­li­sa­tion ac­crue, ce qui était une né­ces­si­té dans la plu­part des ar­ron­dis­se­ments. « Pour ré­pondre à la de­mande, nous avons vrai­ment be­soin de deux ter­rains syn­thé­tiques, parce que ça nous per­met de com­men­cer la sai­son plus tôt et de la ter­mi­ner plus tard » , pré­cise Hé­lène Bou­chard, di­rec­trice des sports et loi­sirs dans l’ar­ron­dis­se­ment d’An­jou.

Même son de cloche à Mon­tréal-Nord, où les joueurs pour­ront se di­ver­tir aux parcs Saint-Laurent et Hen­ri-Bou­ras­sa dès le prin­temps pro­chain, sans comp­ter l’ou­ver­ture du fu­tur centre in­té­rieur du Cé­gep Ma­rieVic­to­rin. « C’est pour ré­pondre aux de­mandes des ci­toyens, af­firme sim­ple­ment Ma­rie­Pier Bou­tin, char­gée des com­mu­ni­ca­tions. Il n’y a pas d’autres pro­jets pour l’ins­tant, mais avec l’ar­ri­vée des nou­veaux élus en no­vembre, ça pour­rait chan­ger. » D’ailleurs, l’hy­po­thèse de la créa­tion d’un centre mul­ti­dis­ci­pli­naire a dé­jà été lan­cée.

En somme, ce sont plus de 12,5 M$ qui ont été in­ves­tis pour les ter­rains de soc­cer ex­té­rieurs dans l’Est de­puis 2005. À ce mon­tant s’ajoutent plu­sieurs ter­rains de soc­cer na­tu­rels qui ont né­ces­si­té une ré­fec­tion par­tielle ou com­plète. Cer­tains ont même rem­pla­cé des ter­rains de balle. Évi­dem­ment, pour la pro­mo­tion du ba­se­ball, qui souffre beau­coup de­puis le dé­part des Ex­pos, la po­pu­la­ri­té gran­dis­sante du soc­cer n’est pas ras­su­rante (voir autre texte).

Voi­ci des ta­bleaux illus­trant la mon­tée en flèche

des ter­rains syn­thé­tiques dans l’Est.

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