Un nou­veau ser­vice pour les jeunes en crise

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Le Centre de san­té et de ser­vices so­ciaux de la Pointe-de-l’Île as­su­re­ra la co­or­di­na­tion d’un tout nou­veau ser­vice dé­dié aux jeunes en crise de 5 à 17 ans et leur fa­mille: le pro­gramme Crise-Ado-Fa­mille-En­fance (CAFE). Le lan­ce­ment of­fi­ciel a eu lieu le 17 sep­tembre der­nier et est dé­sor­mais dis­po­nible sur toute l’île de Mon­tréal.

L’en­semble de la dé­marche d’im­plan­ta­tion de ce pro­gramme a été réa­li­sée conjoin­te­ment avec les 12 CSSS et les deux Centres jeu­nesse de la ré­gion de Mon­tréal.

« Le CSSS de la Pointe-de-l’Île est en charge d’as­su­rer la co­hé­sion et l’har­mo­ni­sa­tion du pro­gramme dans cha­cun des éta­blis­se­ments vi­sés », ex­plique Ma­rie-Claude Bol­duc, co­or­don­na­trice ré­gio­nale du pro­gramme.

Né en Mon­té­ré­gie en 1999, le ser­vice CAFE offre un type d’in­ter­ven­tion ra­pide et in­ten­sive, qui a pour but de désa­mor­cer la crise, d’évi­ter une rup­ture fa­mi­liale, un si­gna­le­ment à la Di­rec­tion de la pro­tec­tion de la jeu­nesse (DPJ) ou en­core un pas­sage à l’acte.

« On veut tra­vailler en amont de la DPJ et évi­ter des si­gna­le­ments in­utiles et par­fois trau­ma­ti­sants pour les en­fants. Les clients tou­chés sont souvent des jeunes pré­sen­tant des pro­blèmes de com­por­te­ment et de conflits re­la­tion­nels avec leurs pa­rents.

Un simple ap­pel d’un parent en dé­tresse, dé­pas­sé et en­va­hi par les conflits avec son en­fant, à l’ac­cueil de la DPJ, d’un CLSC ou d’Info-San­té dé­clenche l’in­ter­ven­tion de l’équipe CAFE », men­tionne Mme Bol­duc.

Ac­tuel­le­ment, quatre in­ter­ve­nants sont dé­pê­chés dans cha­cun des CSSS de l’île de Mon­tréal. En­semble, ils pour­ront in­ter­ve­nir au­près d’au moins 1000 fa­milles au cours de la pro­chaine an­née.

« Lors­qu’une fa­mille est ré­fé­rée au CAFE, on se rend chez elle en moins de deux heures et on la ren­contre deux ou trois fois se­maines pour une pé­riode maxi­male de dix se­maines. Si, après ce mo­ment, la crise est tou­jours pré­sente, on peut ré­fé­rer la fa­mille vers d’autres ser­vices ou, à la DPJ, s’il y a lieu », ajoute Mme Bol­duc.

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