Plu­sieurs pertes d’em­ploi sont pré­vus chez Échan­tillons Na­tio­nal

L'Informateur - - ACTUALITÉS - > Ma­riève Trem­blay

De­puis le dé­but de l’an­née 2010, rien ne va plus chez Échan­tillon Na­tio­nal, une en­tre­prise qui fa­brique des livres d’échan­tillons de re­cou­vre­ment de fe­nêtre. Plus d’une cen­taine de mises à pied ont eu lieu au cours des der­niers mois et se­lon un em­ployé qui dé­sire gar­der l’ano­ny­mat, plu­sieurs autres sont à pré­voir.

Ins t a l l é s u r l e b o u l evard Ar­mandBom­bar­dier de­puis plus de 40 ans, Échan­tillons Na­tio­nal est l’oeuvre de Mor­ton Ka­der. Il pos­sède éga­le­ment une usine de pro­duc­tion à Mia­mi ( fer m é e à l a s u i te d e la crise éco­no­mique), une autre à Chi­ca­go, et une der­nière en Chine, ou­verte il y a quatre ans. « De­puis 2010, 95 % des échan­tillons mis en pro­duc­tion sont faits à l’usine de Chine. C’est nor­mal, ça se voit par­tout et dans une cer­taine me­sure, je com­prends la dé­ci­sion du pro­prié­taire puisque ça lui coûte ex­trê­me­ment cher. Par contre, je ne res­pecte pas sa fa­çon de nous de trai­ter de ne pas nous dire la vé­ri­té sur l’ave­nir de l’en­tre­prise. Pour l’ins­tant, il nous dit qu’on est en mode sur­vie à cause de la si­tua­tion éco­no­mique, mais on n’est pas stu­pides, on le voit bien qu’on perd nos “jobs” à cause de la Chine », confie Paul (nom fic­tif).

Se­lon lui, l’em­ployeur a de­man­dé à plu­sieurs re­prises de re­mettre à neuf des équi­pe­ments qui ont, par la suite, été en­voyés à l’usine chi­noise. « Il est in­ter­dit d’en­voyer de la ma­chi­ne­rie qui a dé­jà ser­vi. On nous de­mande donc de tout re­mettre à neuf et on nous en­lève nos ou­tils de tra­vail pour les mettre dans des conte­neurs. Ce n’est vrai­ment pas évident à di­gé­rer. »

Outre la cen­taine de mises à pied, tous les em­ployés res­tants ( en­vi­ron une tren­taine as­si­gnés à la pro­duc­tion) ont vu leurs jours de tra­vail pas­ser de cinq par se­maine à seule­ment quatre. « Les tra­vailleurs sont in­quiets de perdre leur em­ploi. La plu­part n’ont pas de di­plôme et ont com­men­cé à tra­vailler pour l’en­tre­prise lors­qu’ils étaient jeunes. Ils ont donc peu de chances de se re­pla­cer ailleurs. En plus, per­sonne ne semble être au cou­rant de ce qui se passe dans notre éta­blis­se­ment. On ne re­çoit donc au­cun sou­tien », dé­plore-t-il.

PEU DE RÉ­PONSES

À plu­sieurs re­prises, le jour­nal l’In­for­ma­teur

a ten­té de contac­ter la di­rec­tion d’Échan­tillon Na­tio­nal, ain­si que le conseiller syn­di­cal du Syn­di­cat des tra­vailleurs et des tra­vailleuses de la com­pa­gnie, mais il est pour l’ins­tant im­pos­sible de cor­ro­bo­rer les dires de Paul, car au­cun in­ter­ve­nant n’a re­tour­né nos ap­pels.

La So­cié­té de dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique de Ri­vière-des-Prai­ries-Pointe-aux-Trem­blesMon­tréal-Est (SODEC RDP-PAT-ME) a tou­te­fois confir­mé que l’en­tre­prise em­ployait 200 per­sonnes en 2008.

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