Co­lette Paul, de Pro­jet Mon­tréal veut créer des as­sem­blées de dis­trict An­dré Bé­lisle vise la mai­rie comme can­di­dat « au­to­nome »

AN­CIEN CONSEILLER DE VILLE SOUS VI­SION MON­TRÉAL ET UNION MON­TRÉAL

L'Informateur - - ÉLECTION PARTIELLE 2010 - > Yvan For­tin

Afin d’amé­lio­rer la dé­mo­cra­tie mu­ni­ci­pale, la can­di­date de Pro­jet Mon­tréal dans la course à la mai­rie d’ar­ron­dis­se­ment, Co­lette Paul, en­tend mettre de l’avant di­verses me­sures, si elle est élue, dont la créa­tion d’as­sem­blées de dis­trict ou de quar­tier.

« Ces me­sures sont ins­pi­rées de mes propres ex­pé­riences et du pro­gramme de Pro­jet Mon­tréal. Les as­sem­blées de dis­trict ou de quar­tier pour­raient se te­nir à l’in­té­rieur des séances du conseil d’ar­ron­dis­se­ment. Les ci­toyens pour­raient alors dis­cu­ter de thèmes tels le dé­nei­ge­ment, la sé­cu­ri­té rou­tière, l’amé­na­ge­ment des parcs… et nous faire part de leurs com­men­taires et sug­ges­tions. De plus, les fonc­tion­naires pour­raient ré­pondre di­rec­te­ment aux ques­tions des ci­toyens » , a ex­pli­qué Co­lette Paul, en en­tre­tien té­lé­pho­nique.

Se­lon elle, de telles as­sem­blées per­met­traient d’iden­ti­fier les vé­ri­tables prio­ri­tés des ré­si­dents d’un sec­teur. Par la suite, le conseil d’ar­ron­dis­se­ment al­loue­raient les bud­gets cor­res­pon­dants à ces prio­ri­tés. « Les conseillers et les ci­toyens par­ti­ci­pants pour­raient ain­si échan­ger di­rec­te­ment sur les choix à faire. Ce se­rait peut-être un peu plus long que le pro­ces­sus ac­tuel mais plus dé­mo­cra­tique. »

Elle se sou­ligne que les as­sem­blées de quar­tier ont dé­jà bien fonc­tion­né par le pas­sé et que cette for­mule par­ti­ci­pa­tive existe ailleurs.

IN­TÉ­RES­SER LES JEUNES À LA VIE MU­NI­CI­PALE

Mme Paul se rap­pelle qu’au moins une séance du conseil de quar­tier s’était dé­rou­lée dans une école se­con­daire de la Com­mis­sion sco­laire de la Poin­tede-l’Île, alors qu’elle pré­si­dait cette ins­tance, et que l’ex­pé­rience s’était très bien pas­sée.

« Une fois par an­née, nous pour­rions te­nir un réunion du conseil d’ar­ron­dis­se­ment dans une école se­con­daire, le tout en col­la­bo­ra­tion avec la CSPI. C’est une belle fa­çon d’in­té­res­ser les jeunes à la vie de leur quar­tier, mais aus­si de mieux connaître leurs be­soins car eux aus­si ce sont des uti­li­sa­teurs de ser­vices mu­ni­ci­paux ».

La can­di­date de Pro­jet Mon­tréal ai­me­rait que l’ad­mi­nis­tra­tion de l’ar­ron­dis­se­ment se serve d’In­ter­net pour consul­ter par son­dage les ci­toyens sur des pro­jets im­por­tants et pour as­su­rer meilleur sui­vi de cer­taines in­ter­ven­tions mu­ni­ci­pales.

Dé­fait à l’élec­tion gé­né­rale de no­vembre comme conseiller de ville du dis­trict Pointe-auxT­rembles, le pas­sion­né de po­li­tique qu’est An­dré Bé­lisle tente sa chance, cette fois, comme can­di­dat « au­to­nome » à la mai­rie de l’ar­ron­dis­se­ment.

M. Bé­lisle pré­fère se consi­dé­rer comme un can­di­dat « au­to­nome » plu­tôt que comme un in­dé­pen­dant.

« En étant au­to­nome des par­tis mu­ni­ci­paux, j’au­rai une plus grande li­ber­té, car je ne se­rai pas pri­son­nier des lignes de par­ti. Tou­te­fois, je ne suis pas in­dé­pen­dant, car j’ai fait le choix de tra­vailler d’abord et avant tout pour les ci­toyens de RDPPAT. Je se­rai donc dé­pen­dant des at­tentes de mes conci­toyens », a in­di­qué M. Bé­lisle, lors d’une en­tre­vue réa­li­sée ven­dre­di ma­tin. Ce der­nier a rap­pe­lé qu’à To­ron­to, il n’existe pas de par­tis po­li­tiques mu­ni­ci­paux, donc tous les élus sont au­to­nomes et les pro­jets sont ju­gés au mé­rite, non sous un angle d’idéo­lo­gie par­ti­sane.

C’est pour conti­nuer le tra­vail amor­cé avec Joe Ma­gri au conseil d’ar­ron­dis­se­ment que M. Bé­lisle dé­sire lui suc­cé­der à la mai­rie d’ar­ron­dis­se­ment et comme conseiller de ville. « Je sens que ma mis­sion n’est pas ter­mi­née, J’ai des idées, de l’ex­pé­rience et le temps de m’im­pli­quer. Je suis à l’aise à tra­vailler avec les ges­tion­naires des di­vers ser­vices et autres fonc­tion­naires. Il en se­ra de même avec les autres membres du conseil d’ar­ron­dis­se­ment et du conseil de ville », a-t-il sou­te­nu.

« Je me vois mon rôle comme ce­lui d’un chef d’or­chestre. Je tra­vaille­rai avec ceux et celles qui ont été élus en no­vembre. Je ne veux pas de politicaillerie, ni de pi­cos­sage au sein du conseil d’ar­ron­dis­se­ment. Moi, j’ai fait le choix de tra­vailler d’abord et avant tout pour les ré­si­dents des trois dis­tricts de l’ar­ron­dis­se­ment. Les ci­toyens payent nos taxes, nous de­vons donc tous veiller à sa­tis­faire leurs be­soins de proxi­mi­té. »

DOS­SIERS À RÉ­GLER

M. Bé­lisle ai­me­rait que cer­tains dos­siers dé­bloquent.

L’apai­se­ment de la cir­cu­la­tion, la construc­tion de la mai­son de la culture RDP, le chan­ge­ment de vo­ca­tion de l’école McLea­ron et de ses ter­rains, l’amé­na­ge­ment d’un mar­ché pu­blic, la mo­der­ni­sa­tion de l’aré­na Ro­drigue-Gil­bert, la revitalisation du Vieux-Pointe-aux-Trembles fi­gurent dans ses prio­ri­tés.

Afin de fa­vo­ri­ser, la par­ti­ci­pa­tion au scru­tin du 6 juin, M. Bé­lisle in­vitent l’en­semble des can­di­dats à la mai­rie à faire des re­pré­sen­ta­tions au­près de leur par­ti res­pec­tif et au conseil mu­ni­ci­pal afin que le tra­cé du Tour de l’île passe par un autre sec­teur de Mon­tréal ce qui fa­ci­li­te­rait l’ac­cès des bu­reaux de vote aux ci­toyens.

(Y.F.)

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