TO­NY TO­MAS­SI LI­MO­GÉ COMME MI­NISTRE |

MAL­GRÉ LES AL­LÉ­GA­TIONS LYNE BEAU­CHAMP RES­PECTE TO­NY TO­MAS­SI

L'Informateur - - LA UNE - — La BD de Tris­tan De­mers

Jeu­di en après-mi­di, le pre­mier mi­nistre qué­bé­cois, Jean Cha­rest, a dé­mis le dé­pu­té de La­Fon­taine, To­ny To­mas­si, de ses fonc­tions de mi­nistre de la Fa­mille. Il a été aus­si sus­pen­du du cau­cus des dé­pu­tés du Par­ti li­bé­ral du Québec. Le dos­sier ayant pro­vo­qué sa chute touche à l’uti­li­sa­tion d’une carte de cré­dit ap­par­te­nant à une en­tre­prise alors qu’il était simple dé­pu­té. « C’est un fait trou­blant qui sou­lève des ques­tions », a dit le pre­mier mi­nistre

pré­ci­sant que le dos­sier a été trans­mis à la Sûreté du Québec.

Le dé­pu­té li­bé­ral de La­Fon­taine, To­ny To­mas­si, a per­du son titre de mi­nistre de la Fa­mille et a été éjec­té du cau­cus des dé­pu­tés li­bé­raux par son chef Jean Cha­rest, jeu­di der­nier. M. To­mas­si au­rait uti­li­sé la carte de cré­dit de l’en­tre­prise BCIA, pro­prié­té de son ami Lui­gi Co­ret­ti, pour payer des fac­tures d’es­sence alors qu’il était simple dé­pu­té. Il y a d’autres al­lé­ga­tions et le dos­sier a été trans­mis à la Sûreté du Québec.

La dé­pu­tée de Bou­ras­sa-Sau­vé, Lyne Beau­champ, a ré­pé­té les pa­roles du pre­mier mi­nistre Jean Cha­rest et par­lé de « faits nou­veaux, in­édits et trou­blants » quand Mé­dias Trans­con­ti­nen­tal l’a ques­tion­née au su­jet du congé­die­ment du mi­nistre To­ny To­mas­si, son voi­sin de com­té – il est dé­pu­té de La­Fon­taine – et ex-col­lègue au conseil des mi­nistres. Mal­gré ce­la, elle dit tou­jours le res­pec­ter et rap­pelle qu’il est pré­su­mé in­no­cent jus­qu’à preuve du contraire.

« Je pense que M. Cha­rest a fait ce qu’il de­vait faire après avoir été mis au cou­rant de ces in­for­ma­tions, a dé­cla­ré Mme Beau­champ. Ce­la montre que les mé­ca­nismes du droit fonc­tionnent. On peut en ap­pe­ler à une en­quête quand on a des faits trou­blants de­vant nous, on peut avoir re­cours à notre sys­tème ju­di­ciaire et aux po­li­ciers, ain­si qu’au DGE, pour faire des en­quêtes. Nous avons de­vant nous de bons mé­ca­nismes. »

Se­lon Mme Beau­champ, la créa­tion de l’Opé­ra­tion Mar­teau, à la fin de 2009, per­met­tra de cof­frer les in­di­vi­dus qui ont pro­fi­té du sys­tème pour s’en­ri­chir. « Si quel­qu’un a contre­ve­nu aux lois, il de­vra en payer le prix. Il faut main­te­nant lais­ser les po­li­ciers faire leur tra­vail ».

DU RES­PECT

La mi­nistre du Dé­ve­lop­pe­ment du­rable, de l’En­vi­ron­ne­ment et des Parcs re­fuse de je­ter la pre- mière pierre à M. To­mas­si qu’elle dit res­pec­ter.

« Il s’agit d’un élu de l’As­sem­blée na­tio­nale qui au­ra tou­jours mon res­pect, car il re­pré­sente la po­pu­la­tion. Je me dois de res­pec­ter le choix des élec­teurs de La­Fon­taine. Je vais at­tendre, comme la po­pu­la­tion, le ré­sul­tat des en­quêtes. On ne peut pas le dé­cla­rer cou­pable avant que les en­quêtes soient faites. »

Elle a re­fu­sé de ré­pondre quand nous lui avons de­man­dé si elle avait par­lé à M. To­mas­si de­puis que le pre­mier mi­nistre l’a ex­pul­sé du conseil des mi­nistres et du cau­cus li­bé­ral. « C’est de l’ordre du pri­vé et je ne pense pas que ce­la soit utile que je ré­ponde à cette ques­tion », s’est-elle conten­té de dire. Men­tion­nons que L’In­for­ma­teur de Ri­vière-des

Prai­ries a contac­té le bu­reau de com­té du dé­pu­té de La­Fon­taine afin d’avoir les ré­ac­tions de M. To­mas­si concer­nant sa dé­mo­tion et l’en­quête dont il fait l’ob­jet. Nous at­ten­dions son re­tour d’ap­pel au mo­ment de mettre sous presse, lun­di après mi­di.

Par ailleurs, l’épouse du dé­pu­té, la conseillère mu­ni­ci­pale de Mon­tréal-Nord, Cle­men­ti­na Te­tiTo­mas­si a in­di­qué, pour sa part, ne pas avoir été mise au cou­rant de la pré­su­mée uti­li­sa­tion de cette carte de cré­dit.

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