Pour Bar­ba­ra Pi­sa­ni, la trans­pa­rence et la ri­gueur doivent pri­mer Les clés d’une bonne gou­ver­nance, se­lon Chantal Rou­leau

L'Informateur - - ÉLECTION PARTIELLE 2010 - > Yvan For­tin

Ap­pe­lée à don­ner sa vi­sion de ce que se­rait la gou­ver­nance de l’ar­ron­dis­se­ment et de la Ville de Mon­tréal, si elle était élue mai­resse d’ar­ron­dis­se­ment, Bar­ba­ra Pi­sa­ni a sou­te­nu que la trans­pa­rence et la ri­gueur de­vront pri­mer.

« On doit prendre le temps de vé­hi­cu­ler les bons mes­sages et d’ex­pli­quer aux gens le pour­quoi des dé­marches et des pro­jets qui sont en­tre­pris. On doit prendre le temps de le faire. C’est une ques­tion de res­pect et d’équi­té dans le trai­te­ment des dos­siers », a af­fir­mé la can­di­date d’Union Mon­tréal.

Mme Pi­sa­ni a dé­fen­du la dé­ci­sion de l’ad­mi­nis­tra­tion Trem­blay de vendre 1,5 M$ le ter­rain du dé­ve­lop­pe­ment Marc-Au­rèle For­tin, dont la va­leur était éva­luée à 5 M$.

« La Ville n’est pas un dé­ve­lop­peur im­mo­bi­lier. Le ter­rain a été ven­du à ce prix, car, entre autres, il y avait beau­coup de dé­con­ta­mi­na­tion à faire. Il faut al­ler au-de­là de l’éti­quette de vente et du prix ini­tial. Dans un tel dos­sier, on doit voir les re­tom­bées à court et long termes. Ce­la prend un pro­mo­teur qui a les reins so­lides, une vi­sion de dé­ve­lop­pe­ment et la ca­pa­ci­té de réa­li­ser le pro­jet as­sez ra­pi­de­ment », a in­di­qué Mme Pi­sa­ni en sou­li­gnant l’im­por­tante va­leur ajou­tée dé­cou­lant de la réa­li­sa­tion du pro­jet do­mi­ci­liaire.

« Il faut ex­pli­quer le pour­quoi du com­ment de cer­taines choses. Si on a agi ain­si, ce n’est pas pour avan­ta­ger un pro­mo­teur plus qu’un autre. C’est un bel in­ves­tis­se­ment. À date, il y a dé­jà de 120 à 125 uni­tés do­mi­ci­liaires de construites sur un po­ten­tiel de 300. La va­leur fon­cière frise les 100 M$. Les re­ve­nus fon­ciers gé­né­rés sont dé­jà de 2 M $ par an. En moins de deux ans, la Ville a un im­por­tant re­tour sur l’in­ves­tis­se­ment. »

Mme Pi­sa­ni en­tend tra­vailler avec des gens qui ont des bonnes idées tout en ayant une ges­tion res­pon­sable et res­pec­tueuse des ci­toyens. Elle sou­tient que les ges­tion­naires mu­ni­ci­paux ont la res­pon­sa­bi­li­té de va­li­der les in­for­ma­tions qui se­ront don­nées aux contri­buables. Se­lon elle, c’est dans cette op­tique que le di­rec­teur gé­né­ral de Mon­tréal, Louis Ro­quet, a trans­mis à la com­pa­gnie Telus une par­tie du rap­port du vé­ri­fi­ca­teur gé­né­ral de la Ville avant la pré­sen­ta­tion du do­cu­ment au conseil mu­ni­ci­pal.

Nous avons be­soin de lea­der­ship afin de re­mettre l’ar­ron­dis­se­ment sur les rails. Il faut que les ci­toyens re­prennent confiance en l’ar­ron­dis­se­ment et aux gens qui gèrent l’ar­gent de leurs taxes », a sou­te­nu la can­di­date de Vi­sion Mon­tréal dans la course à la mai­rie d’ar­ron­dis­se­ment, Chantal Rou­leau. Celle-ci dé­plore la qua­si-in­ac­tion de l’équipe du maire Gérald Trem­blay face au par­fum de scan­dale qui flotte dans les af­faires mu­ni­ci­pales.

Au cours d’un en­tre­tien té­lé­pho­nique réa­li­sé mar­di, Mme Rou­leau a men­tion­né qu’elle avait as­sis­té à la séance du conseil mu­ni­ci­pal du lun­di 17 mai où le rap­port du vé­ri­fi­ca­teur gé­né­ral de la Ville, Jacques Ber­ge­ron, a été dé­po­sé.

« Le vé­ri­fi­ca­teur se pose la dé­li­cate ques­tion sur la fa­çon dont s’est ef­fec­tuée la vente du sec­teur Marc-Au­rèle-For­tin. Pour moi, c’est in­ac­cep­table qu’un ter­rain éva­lué à 5 M$ puisse être ven­du seule­ment 1,5 M$. C’est une perte nette de 3,5 M$. Ce n’est pas cor­rect pour les ci­toyens de vendre à perte à des pro­mo­teurs pri­vés car après, cette même ad­mi­nis­tra­tion vient dire qu’il n’y a pas d’as­sez ar­gent à l’ar­ron­dis­se­ment et qu’elle n’est pas ca­pable de four­nir cer­tains ser­vices requis par les ré­si­dents de RDP– PAT. » La can­di­date de Vi­sion Mon­tréal se de­mande aus­si si cette tran­sac­tion res­pecte la po­li­tique de sou­tien au lo­ge­ment so­cial de la Ville.

Mme Rou­leau sou­ligne que l’ar­ron­dis­se­ment est l’un des seuls ter­ri­toires de l’île de Mon­tréal à pos­sé­der en­core une bonne ca­pa­ci­té de dé­ve­lop­pe­ment. « Il reste en­core des es­paces pour la crois­sance ré­si­den­tielle, in­dus­trielle, com­mer­ciale et pour conso­li­der les es­paces bleus et verts. Ce dé­ve­lop­pe­ment doit se faire en s’ap­puyant sur une pla­ni­fi­ca­tion concer­tée avec les ac­teurs so­cioé­co­no­miques et les ci­toyens pour le bien de notre com­mu­nau­té et non pas juste pour ce­lui de cer­tains pro­mo­teurs pri­vés. Ce­la doit aus­si se faire dans le res­pect des règles de bonne ges­tion, d’im­pu­ta­bi­li­té et de trans­pa­rence. »

De plus, Mme Rou­leau pro­pose la créa­tion d’un co­mi­té de sages dans le but d’as­su­rer l’in­té­gri­té des élus et de l’ad­mi­nis­tra­tion au ni­veau de l’ar­ron­dis­se­ment.

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