L’ap­proche-client pour aug­men­ter l’achat lo­cal

L'Informateur - - ECONOMIQUE - > Ma­riève Trem­blay

Après des mois plus sombres, voi­là que l’ar­ron­dis­se­ment semble sor­tir de sa tor­peur éco­no­mique. Un peu par­tout sur le ter­ri­toire, des en­tre­prises s’ins­tallent, alors que d’autres in­ves­tissent des mil­lions de dol­lars pour agran­dir leurs lo­caux. Au Car­re­four de la Pointe, prin­ci­pal centre com­mer­cial de Pointe-auxT­rembles, on re­double d’ef­forts pour sé­duire la clien­tèle en of­frant aux pro­prié­taires des dif­fé­rentes bou­tiques des for­ma­tions sur l’ap­proche client.

« En­core beau­coup de gens croient qu’il n’y a pas de ser­vices dis­po­nibles à Pointe-auxT­rembles et ils se rendent dans les ar­ron­dis­se­ments ou les villes voi­sines pour faire leurs em­plettes. Pour­tant, ici, on a tout: une ani­ma­le­rie, un fleu­riste, une cor­don­ne­rie, un sa­lon de coif­fure ou­vert le lun­di, un bu­reau de poste, une banque, une cho­co­la­te­rie et un sa­lon de beau­té, pour ne nom­mer que ceux-là. Par contre, on a bel et bien un pro­blème, puisque mal­gré tout, les gens se rendent ailleurs pour ache­ter. On a tout, mais il ne faut pas s’en conten­ter. Il faut faire plus! », af­firme Shir­ley Kirk­land, co­or­don­na­trice mar­ke­ting au Car­re­four.

Con­crè­te­ment, l’ap­proche-client, c’est une phi­lo­so­phie d’en­tre­prise qui ne vise qu’une chose: dé­pas­ser les at­tentes des clients. La dé­marche in­cite les pro­prié­taires à ré­in­ven­ter leur fa­çon de faire afin d’at­ti­rer de nou­veaux clients et d’éta­blir des re­la­tions plus so­lides avec ceux exis­tants. « Au fond, c’est une ap­proche qui fa­vo­rise la fier­té lo­cale. Quand on n’est pas fier de ce qu’on offre, on ré­pond aux clients en consé­quence. En tant que pro­prié­taires, on est peu­têtre plus ex­pé­di­tifs et le ser­vice est moins in­té­res­sant. Les deux for­ma­tions of­fertes avaient pour but d’ini­tier les com­mer­çants à cette phi­lo­so­phie, à les in­ci­ter à of­frir une ex­pé­rience unique à leurs clients pour qu’ils aient en­vie de re­ve­nir dans le fu­tur », ex­plique Hei­di Spüh­ler, coach cer­ti­fiée et for­ma­trice agréée.

Heu­reuse des ré­sul­tats ob­te­nus à l’oc­ca­sion de ces for­ma­tions, Mme Spüh­ler es­time que ce­la a amor­cé un mou­ve­ment de mo­bi­li­sa­tion. « Il y a eu beau­coup de chan­ge­ment et il suf­fit de se pro­me­ner au car­re­four pour le re­mar- quer. Avant, les pro­prié­taires se croi­saient sans se par­ler. Main­te­nant, ils font des échanges, tentent de dé­mar­rer des pro­jets. C’est très ins­pi­rant! »

Shir­ley Kirk­land, quant à elle, se dit confiante que le « fu­tur éco­no­mique » de l’ar­ron­dis­se­ment se­ra bon. « Si on re­garde un peu par­tout au­tour de nous, plu­sieurs en­tre­prises se sont lan­cées dans des ré­no­va­tions, des agran­dis­se­ments ou des dé­mé­na­ge­ments. Ef­fec­tuer des tra­vaux dans une en­tre­prise, ça coûte ex­trê­me­ment cher, c’est donc, se­lon moi, un signe que la si­tua­tion éco­no­mique s’amé­liore! »

(Photo: Pa­trick Deschamps)

Hei­di Spüh­ler, coach cer­ti­fiée et for­ma­trice agréée, lors d’une for­ma­tion sur l’ap­pro­che­client.

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