La ten­sion monte à RDP-PAT

L'Informateur - - ACTUALITÉS - > Daph­née Tran­che­mon­tagne daph­nee.tran­che­mon­tagne@trans­con­ti­nen­tal.ca

La ten­sion monte entre les membres du conseil de l’ar­ron­dis­se­ment de Ri­vière-desP­rai­ries-Pointe-aux-Trembles. Les es­prits s’échauffent et la ca­ni­cule n’est pas à blâmer. Le su­jet de dis­corde : la dé­ci­sion contro­ver­sée de ne pas re­nou­ve­ler im­mé­dia­te­ment le contrat de six fonc­tion­naires de l’ar­ron­dis­se­ment.

Dès le dé­but, la ren­contre de mar­di der­nier s’an­non­çait mou­ve­men­tée pour la nou­velle mai­resse. À la pé­riode de ques­tions, Alexandre Me­lin, un ci­toyen de l’ar­ron­dis­se­ment, a rap­pe­lé à Chantal Rou­leau ses pro­messes élec­to­rales quant à la trans­pa­rence. Il ques­tionne la dé­ci­sion de la mai­resse de ne pas re­nou­ve­ler les contrats des di­rec­teurs. « Mme Rou­leau af­fir­mait, lors de la séance ex­cep­tion­nelle du 29 juin der­nier, que

tous les cadres de di­rec­tion ont sa pleine confiance

[…] et [qu’] ils sont des gens pro­fes­sion­nels qui

tra­vaillent forts », sou­tient-il. Mal­gré cette at­taque, la mai­resse Rou­leau a ré­ité­ré sa po­si­tion. Se­lon elle, il ne s’agit au­cu­ne­ment d’un congé­die­ment mas­sif mais plu­tôt d’une « dé­ci­sion ad­mi­nis­tra­tive de saine ges­tion. Il faut prendre le temps d’éta­blir le type de col­la­bo­ra­tion qu’on veut avoir ».

IN­SA­TIS­FAITE

Peu de temps après, c’était au tour de la conseillère Ma­ria Cal­de­rone de re­mettre en doute la trans­pa­rence de la nou­velle chef. À la suite de son en­trée en poste, Chantal Rou­leau a dé­ci­dé de chan­ger la for­mule du conseil d’ar­ron­dis­se­ment. La pé­riode de ques­tions est dé­sor­mais plus en­ca­drée et les di­rec­teurs sont pré­sents à l’avant de la salle. Mme Cal­de­rone af­firme qu’elle n’a pas été consul­tée quant à ces mo­di­fi­ca­tions, contrai­re­ment à ce qu’a avan­cé préa­la­ble­ment la mai­resse Rou­leau. Bien qu’elle les ap­prouve, la conseillère dé­plore ne pas avoir par­ti­ci­pé au pro­ces­sus dé­ci­sion­nel et se ques­tionne quant au ca­rac­tère dé­mo­cra­tique de cette me­sure. Ma­ria Cal­de­rone a éga­le­ment pro­fi­té de son droit de pa­role pour ex­pri­mer son op­po­si­tion quant à la « ré­si­lia­tion » des contrats par la mai­resse. Cette der­nière a tou­te­fois te­nu à rec­ti­fier les faits : « Je n’ai ja­mais par­lé de ré­si­lia­tion de contrats, il s’agit de votre com­pré­hen­sion de l’évé­ne­ment ».

LE CONSEILLER RA­PANÀ CHANGE D’AVIS

Après Mme Cal­de­rone, c’était au conseiller Gio­van­ni Ra­panà de faire un coup d’éclat. Ce der­nier a af­fir­mé que, s’il le pou­vait, il chan­ge­rait son vote concer­nant la ré­so­lu­tion de non-re­nou­vel­le­ment des contrats vo­tée lors de la séance ex­tra­or­di­naire. En ef­fet, M. Ra­panà est le seul élu d’Union Mon­tréal à avoir sou­te­nu la pro­po­si­tion de Mme Rou­leau. Lors d’un en­tre­tien té­lé­pho­nique, M. Ra­panà a confié qu’il a pris sa dé­ci­sion en toute bonne foi. Ce­pen­dant, il dé­clare qu’il lui man­quait des in­for­ma­tions cru­ciales pour prendre une dé­ci­sion éclai­rée. Se­lon lui, le pro­ces­sus de no­mi­na­tion de nou­veaux di­rec­teurs en­gen­dre­rait des dé­penses su­per­flues à l’ar­ron­dis­se­ment de Ri­vière-des-Prai­riesPointe-aux-Trembles et ce sont les ci­toyens qui en paie­raient les coûts.

(Photo: gra­cieu­se­té Ville de Mon­tréal)

Le conseiller Gio­van­ni Ra­panà

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