DANS LES COU­LISSES DE L’ÉQUIPE TECHNOCRAFT

L'Informateur - - LA UNE - > Thier­ry Bour­deau thier­ry.bour­deau@trans­con­ti­nen­tal.ca

| Notre jour­na­liste spor­tif Thier­ry Bour­deau a vé­cu de près le Grand Prix de Trois-Ri­vières en étant l’in­vi­té de l’équipe Technocraft. Il a été en me­sure de par­ta­ger l’ef­fer­ves­cence qui ré­gnait dans les puits du pi­lote Bru­no Des­fos­sés, dont on voit la photo ci-contre, et d’in­ter­ro­ger son équipe tech­nique.

Bien qu’ils ne dis­posent pas d’un bud­get très éle­vé, Bru­no Des­fos­sés et son équipe tentent de faire des pieds et des mains pour ri­va­li­ser avec les meilleurs de la classe Su­per

Tou­ring. Lors du Grand Prix de Trois-Ri­vières, L’In­for­ma­teur a eu l’oc­ca­sion d’épier le dé­rou­le­ment des ac­ti­vi­tés hors piste de l’équipe Technocraft pour se rendre compte que la clé, « c’est de s’amu­ser ».

Tels sont les mots d’ordre prin­ci­paux qu’em­ploient fré­quem­ment les co­équi­piers de Bru­no avant qu’il ne prenne la piste. « On dis­cute en­semble des der­niers chan­ge­ments à ap­por­ter et en­suite, je lui dis sim­ple­ment d’avoir du “fun” », in­dique Louis Charles Ca­dieux, char­gé de com­mu­ni­quer avec son pi­lote du­rant la course.

Mais lors­qu’ar­rive l’évé­ne­ment du Grand Prix de Trois-Ri­vières, la vi­trine est idéale pour se faire re­mar­quer. « La course de Trois-Ri­vières est tou­jours très im­por­tante. C’est une course fé­tiche au Québec, dit Louis Charles. Je t’avoue­rai que nous sommes tout le temps sur le stress du­rant le week-end. Il n’y a pas vrai­ment de ré­pit. »

Du­rant le week-end, toute l’équipe s’est en ef­fet le­vée aux pe­tites heures du ma­tin, à Mon­tréal, pour tra­vailler sur la voi­ture jus­qu’en fin de soi­rée, à Trois-Ri­vières. « Je n’ai ja­mais tra­vaillé aus­si fort de­puis que Bru­no fait de la course! » s’est ex­cla­mé son équi­pier JeanF­ran­çois Gra­vel.

Quant à Bru­no, ce n’est pas parce qu’il pi­lote que sa tâche est moins lourde, loin de là. La ma­jo­ri­té des ré­glages ef­fec­tuée sur la voi­ture sont le fruit de ses ef­forts.

« Quand je roule à 230 km/h pour at­teindre un vi­rage à 60 km/h, je pré­fère faire les ré­glages moi-même », dit-il en sou­riant.

« Bru­no est très per­fec­tion­niste. Il n’y a pas per­sonne qui va faire des meilleurs ré­glages que lui », constate Jean-François.

Outre Ca­dieux et Gra­vel, Bru­no Des­fos­sés mise éga­le­ment sur les ser­vices du mé­ca­no Stéphane St-Cyr et de Mé­la­nie John­son, res­pon­sable no­tam­ment des chro­nos de son pro­té­gé en piste. Le pi­lote compte aus­si sur le sup­port de ses pa­rents, qui ne manquent pas une seule course.

LE COEUR À L’OU­VRAGE

L’ar­deur au tra­vail de Bru­no Des­fos­sés fait en sorte qu’il ne re­quiert pas une pré­pa­ra­tion men­tale si ac­cen­tuée. Moins d’une heure avant le dé­part de di­manche, il ef­fec­tuait les der­niers ajus­te­ments requis pour cou­rir, tout en li­vrant ses com­men­taires au jour­nal. Et contrai­re­ment à d’autres pi­lotes de course, Des­fos­sés pousse lui­même sa voi­ture vers l’en­trée de la piste.

« En pous­sant ma voi­ture, elle me donne dé­jà un signe sur son com­por­te­ment, dit-il. Per­son­nel­le­ment, je n’ai pas be­soin beau­coup de pré­pa­ra­tion men­tale. J’entre dans ma bulle seule­ment lorsque je suis à l’in­té­rieur de la voi­ture et que j’en­tends le clic de mon vo­lant. »

Bien pré­pa­ré ou pas, l’er­reur est hu­maine. Di­manche, Des­fos­sés a ter­mi­né sa course après une tou­chette à l’avant-der­nier vi­rage si­tué de­vant les puits de l’équipe Technocraft. Une pe­tite er­reur qui a coû­té quelques places au Prai­ri­vois, en plus de quelques cen­taines de dol­lars.

Qu’à ce­la ne tienne, Des­fos­sés a dé­jà fait ses preuves. Avant son ac­ci­dent en mai 2008, il cu­mu­lait les vic­toires à un rythme ef­fa­rant. In­dé­nia­ble­ment, il pos­sède du ta­lent à re­vendre… mais si seule­ment d’autres com­man­di­taires pou­vaient lui en ache­ter.

(Photo: Pa­trick Deschamps)

Pa­trick Deschamps) (Photos:

Stéphane St-Cyr et Louis Charles Ca­dieux ont je­té un coup d’oeil aux dom­mages de la voi­ture après la tou­chette de Bru­no Des­fos­sés au Grand Prix de Trois-Ri­vières.

Avant le dé­but de la deuxième épreuve, Mé­la­nie John­son s’est as­su­rée que son pi­lote entre en piste dans un bon état d’es­prit. Les

deux co­équi­piers forment éga­le­ment un couple à l’ex­té­rieur

des cir­cuits de course.

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